Direct Soir n°803 27 aoû 2010
Direct Soir n°803 27 aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°803 de 27 aoû 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (225 x 295) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : Reprise de la Liga espagnole, l'autre ligue des champions !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TÊTE D’AFFICHE Direct Soir n o 803 Vendredi 27 août• 16 < J’AI L’IMPRESSION D’ÊTRE DEVENU UNE STAR, ALORS QUE RIEN N’A CHANGÉ. >
CAMILLE LACOURT NATATION UNE STAR EST NÉE Il aura suffi de deux courses individuelles assorties de deux titres continentaux pour faire exploser la cote de Camille Lacourt. Avec ses yeux revolver, le beau gosse de Marseille affole autant ces dames que les marques. Mais le dossiste garde les pieds sur terre car, pour l’heure, il n’a qu’une seule chose en tête : s’entraîner dur pour briller aux JO 2012. PROPOS RECUEILLIS PAR > GÉRALD MATHIEU PHOTOS > VINCENT CURUTCHET/DPPI/MANUEL BLONDEAU/ICON SPORT Avec du recul, comment analysez-vous votre carton plein réalisé lors des derniers Championnats d’Europe ? C’est un véritable bonheur. Mais plus que mes titres, ce que je retiens surtout, c’est l’ambiance exceptionnelle qui régnait au sein de l’équipe de France. Tout le monde s’encourageait, souhaitait que l’autre réussisse. C’était magique. Il me tarde de retrouver cette équipe pour revivre cette effervescence, cette osmose et cette émulation exceptionnelles. Certains chronos, comme votre record d’Europe du 100 m dos, vous ont-ils surpris ? Mon chrono sur 100 m dos est presque inespéré. J’avais bien travaillé, sans me fixer de limite de temps. Je pensais que j’avais en moi les 52 » 5, mais pas les 52 » 11. Tout au long de cette semaine, je me suis senti voler sur l’eau. Ce n’était que du bonheur. À un an des Mondiaux et deux des Jeux olympiques de Londres, vos ambitions sont-elles revues à la hausse ? Depuis l’an dernier, je vise un podium aux Mondiaux. Après ces championnats d’Europe, je viserai clairement le titre. Mais entre l’ambition qu’on peut nourrir et la réussite, il y a parfois un fossé. D’autant que vous aurez désormais un nouveau statut de favori à défendre… C’est quelque chose qui m’excite. Être le leader mondial en dos, c’est vraiment valorisant. C’est pour cela que j’ai déjà envie de reprendre l’entraînement en septembre, pour travailler dur et continuer à rester le numéro 1. C’est très motivant. À quoi ressemble votre vie depuis votre retour en France ? À un long chemin médiatique. C’est beaucoup de sollicitations, d’interviews. On me reconnaît dans les rues, dans les magasins. J’ai reçu 1 500 demandes d’ami(e)s sur Facebook ! C’est une vie différente, mais pas forcément désagréable. Avez-vous changé vos habitudes ? J’ai juste un peu changé mon programme de vacances. Avec toute cette effervescence, j’avais envie de retrouver mes parents et de revenir aux sources. Je n’avais vraiment pas envie de me prendre la tête et de < MON OBJECTIF SUPRÊME, C’EST DE DÉCROCHER UNE MÉDAILLE OLYMPIQUE. PAS DE DÉFILER POUR PACO RABANNE. > me poser plein de questions qui ne serviraient à rien. Est-ce perturbant d’être reconnu du jour au lendemain ? C’est très étrange. On m’en avait parlé, mais je ne m’attendais pas à ça. J’étais à des années-lumière de ce que je vis en ce moment. Mais j’ai l’impression que ça va s’arrêter rapidement. Je pense que c’était une petite vague et tout cela rentrera bientôt dans l’ordre. Et n’est-ce pas un brin surréaliste que de se retrouver à la une de journaux comme France Dimanche ou Closer, qui n’ont pas grand-chose à voir avec le sport ? Quand je me vois un peu partout, c’est un sentiment un peu étrange. Ça me fait rire, car j’ai l’impression d’être devenu une star alors que rien n’a changé. Mais je reste assez détaché de tout ce qui se passe en ce moment. C’est pourtant le moment ou jamais d’assurer un peu ses arrières et de faire des choses inédites… J’ai conscience qu’on ne parle vraiment de la natation qu’une à deux fois par an et qu’il faut donc que je profite de cette vague de médiatisation. Mais mon rêve suprême, c’est de décrocher une médaille olympique. Pas de défiler pour l’instant pour Paco Rabanne. Tout ce qu’il y a à côté, c’est juste du bonus. Je n’oublie pas mon véritable objectif. À moi donc d’être bon dans deux ans. Après, si j’obtiens une médaille, j’aurai tout le temps de savourer et de faire autre chose. De grandes marques vous ont-elles sollicité ? Je ferai le point en septembre avec mon agent. On triera les demandes et on déterminera les marques qui me correspondent le mieux. N’est-ce pas frustrant d’être davantage apprécié pour sa belle gueule et son corps d’Apollon que pour ses performances ? Non, ce n’est pas désagréable d’être apprécié pour sa plastique, mais sans le sport, je serais toujours inconnu. Il faut donc que je reste au top niveau pour me faire davantage connaître par mes performances… Appréhendez-vous les mois à venir ? Non. Je reste confiant, car quand ça deviendra difficile avec les médias et les sollicitations, je sais que les entraîneurs et les nageurs de mon club de Marseille seront là pour m’entourer et m’aider. Et puis, il y a une structure qui vient de se monter autour de moi pour me permettre d’avancer sereinement l’an prochain.• CV CAMILLE LACOURT 25 ans - Né le 22 avril 1985 à Narbonne (Aude). 2 m - 84 kg. Club : CN Marseille. Entraîneur : Romain Barnier. PALMARÈS : triple champion d’Europe 2010 (50 m dos, 100 m dos, 4 x 100 m 4 nages) ; 5 fois champion de France des 50 et 100 m dos (grand bassin) et 2 fois en petit bassin ; recordman d’Europe du 100 m dos. Direct Soir n o 803 Vendredi 27 août•



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