Direct Soir n°8 15 jun 2006
Direct Soir n°8 15 jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de 15 jun 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny : « L'âge, je m'en fous »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Jeudi 15 juin 2006 6 L’ACTU FRANCE INTERVIEW/ « LA FRANCE NE VA PAS SE TAIRE UNE ANNÉE DE PLUS » Au moment où débute le Conseil européen, Michel Barnier, ancien commissaire et ministre des Affaires étrangères, livre sa vision d’une Europe dans laquelle la France doit reprendre l’initiative. Quand Jacques Delors déclare que l’Europe traverse « sa crise la plus grave » et « qu’il n’y a plus de vision de l’Europe, plus de vision partagée », que lui répondez-vous ? Jacques Delors a raison. Bien entendu, la courte histoire de l’Union européenne depuis cinquante ans a été faite de crises, de secousses, d’avancées mais nous vivons une vraie « panne politique » depuis les « non » français et néerlandais. Le sentiment populaire est celui d’une fuite en avant. D’une certaine manière, les peuples ne suivent plus et les dirigeants européens ont, eux, du mal à entraîner. Pourtant, je ne me résoudrai pas à je ne sais quel fatalisme. Dans votre essai publié avant le référendum de 2005, Sortir l’Europe des idées reçues, vous parlez d’un complexe européen : politique,économique,social.Après le « non » français, quel rôle la France peut-elle jouer pour relancer le projet européen ? Ne regardons pas trop dans le rétroviseur. Il faut expliquer le « non » français au référendum par beaucoup de raisons qui ne sont pas toutes des raisons liées à l’Europe, mais plutôt à l’inquiétude et aux préoccupations sociales et politiques internes à notre pays à ce moment-là. Ce que j’ai constaté depuis de très longues années, c’est ce complexe et l’incapacité pour la plupart des hommes et des femmes politiques de notre pays d’assumer le choix européen, de l’expliquer. Notre pays, malgré la panne que nous avons provoquée, doit reprendre l’initiative. Sûrement pas en donnant des leçons aux autres, qui n’en DENIS/REA - BORIS HORVAT/AFP Leur vision de l’Europe PC PS UDF UMP Europe sociale : - Favoriser l'égalité entre les femmes et les hommes. - Adoption d'une charte des droits sociaux, démocratiques et environnementaux contraignante pour les Etats. Europe économique : - Remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité. - Défense et développement des services publics. Europe politique : - Respect des droits des immigrés. - Mise en avant de la souveraineté alimentaire, en tant que droit fondamental des peuples. - Indépendance diplomatique vis-à-vis des Etats-Unis. Véronique Forge, Xavier Fornerod, Nicolas Cailleaud attendent pas de la France, mais de manière plus humble en rouvrant le débat entre Français. Entre ceux qui ont voté « oui » et ceux qui ont voté « non ». Qu’est ce qu’on fait de notre vote ? Quel rôle veut-on voir la France jouer dans l’Europe ? Dans un deuxième temps, reprendre le débat avec les autres sur l’initiative qu’il faudra prendre en 2007 pour relancer la réforme des institutions, nécessaire pour faire fonctionner cette Union à 25 ou 27 pays. Peut-on reprendre l’initiative en matière européenne alors que les élections présidentielles de 2007 se profilent et que les candidats à l’élection se déclarent et semblent davantage préoccupés par cette échéance ? Comment imaginer que l’on ne parle pas des questions européennes dans le débat présidentiel ? Il s’agit de la vie quotidienne des Français, de la politique agricole, de la monnaie, des normes industrielles, de l’environnement, de l’emploi, de la formation. Ces questions sont au cœur du débat politique français. La France ne va pas attendre une année de plus dans le silence. Sans doute comme l’a dit Romano Prodi, et comme l’avait dit il y a quelques mois Nicolas Sarkozy, faut-il un traité plus simple, plus modeste, mais qui apporte les réformes dont nous avons besoin. Doit-on relancer le débat sur le principe « des coopérations renforcées », évoqué à la fin des années 90, ou le « principe de différenciation » dont a parlé Jacques Delors pour répondre à cette Europe à géométrie variable ? La géométrie variable n’est pas tellement entre Europe sociale : - Convergence des modèles sociaux (salaire minimum, revenu minimum, sécurité sociale professionnelle). Europe économique : - Des tarifs extérieurs communs permettraient de lutter contre la délocalisation. Europe politique : - Clarification et définition des frontières de l'Europe. - Adaptation des institutions européennes en vue de la poursuite de l'élargissement. les grands pays et les plus petits. Elle est sur des politiques, sur ce que l’on est prêt à faire ensemble. À coup sûr, Jacques Delors a raison, il connaît bien les chances et les difficultés de l’Union européenne. Plus on est nombreux, plus c’est difficile d’avancer toujours du même pas ensemble sur tous les sujets ou alors on avance au pas du pays le moins pressé. La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : pourronsnous franchir les étapes futures tous ensemble ? Comme Jacques Delors, je ne le crois pas. Ce cas était prévu par le Traité de Nice et ensuite amélioré par la Constitution à travers les fameuses « coopérations renforcées ». Cela veut dire qu’un groupe de pays part en éclaireur et les autres peuvent les rejoindre. Je crois que cette méthode-là, qui était, j’insiste encore une fois, Europe sociale : - Préservation des modèles sociaux de chaque Etat. Europe économique : - Politique concertée et volontariste pour faire du Marché commun une zone de croissance partagée. Europe politique : - Simplification de l'édification européenne, tournée vers les citoyens. - Dépasser les clivages politiques nationaux pour ériger de grands partis européens. EN COUV. facilitée par la Constitution européenne, nous devons la retrouver pour aller plus loin. Certains veulent aller plus vite. Il faut éclairer la route commune, par exemple, en matière de fiscalité pour les entreprises, de coordination économique ou judiciaire, de politique étrangère. Doit-on continuer à intégrer d’autres pays ? Où s’arrêtent les frontières de l’Europe ? Il faut ouvrir le débat sur les frontières de l’Europe. Les frontières politiques d’abord : ce dont l’Union européenne s’occupe et ce dont elle ne s’occupe pas, on n’a pas la vocation de s’occuper de tout à Bruxelles. Il faudra fixer les frontières définitives de l’Union européenne et dire que ce projet a des limites. Le moment est venu d’ouvrir ce débat. Europe sociale : - Favoriser la circulation des travailleurs par une simplification des contraintes administratives. Europe économique : - Harmonisation fiscale entre les Etats. - Application stricte des principes concurrentiels inscrits dans les traités communautaires. Une limite : le patriotisme économique. Europe politique : - Pérenniser une politique commune de gestion de l'immigration, avec une police européenne des frontières. WITT/SIPA
www.directsoir.net DANS LES KIOSQUES Enième épisode dans la saga Cécilia-Nicolas. Selon VSD, le couple Sarkozy est à nouveau réuni. 1 2 3 4 5 (e) La maison du bonheur Pathé Distribution (=) Da Vinci Code Gaumont Columbia Tristar (-2) X-Men : l’affrontement final Twentieth Century Fox (-1) Volver Pathé Distribution (e) 666 La malédiction Twentieth Century Fox DR TOPDESTOPS LE BONHEUR FAIT UN MALHEUR Cinéma Meilleures entrées de la semaine Les superstitueux pensaient que 666 la malédiction (5), en salles symboliquement depuis le 6 juin 2006, porterait malheur aux X-Men (3). C’est finalement La maison du bonheur (1) qui les relègue à la cave. LÉGENDE : (+1) = progression [e] = entrée Source : cbo-boxoffice.com h L’un de vos enfants est en terminale. Il vient donc de passer l’épreuve d’anglais du bac et vous a déjà peut-être appelé pour vous expliquer à quel point la langue de Shakespeare n’est pas son fort. Rien ne sert de crier au désespoir. En guise de punition constructive, inscrivez le à l’un des nombreux programmes d’apprentissage de l’anglais prévu pour l’été.En France, des instituts proposent de solides formations. DÉFENSE/La « drone » de guerre h Les guerres du futur se feront-elles sans soldats ? A la vue des avions sans pilote, des drones d’observation et des robots de combat à l’étude, on pourrait le croire. Le Salon Eurosatory, qui se déroule jusqu’à demain à Villepinte, réunit les acteurs mondiaux de la défense. Thales, Sagem, EADS ou encore Giat dévoilaient les premiers robots qui seront envoyés sur le front pour des opérations de reconnaissance et de déminage. De son côté, Dassault Aviation supervise, pour 2011, le projet européen Neuron. Un avion de combat dont l’intelligence artificielle permettrait de gagner tactiquement en supériorité aérienne. Une technologie dont le but permettrait d’éviter les pertes humaines. ÉDUCATION/À EUX LES PETITES ANGLAISES Les sites à consulter Formules de voyage dans des « Summer schools » proposant cours, sport et sorties culturelles. www.studygroup.com embassyces/french/centres/uk.asp Le site de l’agence culturelle britannique en France vous informe sur les méthodes d’apprentissage de l’Anglais. www.britishcouncil.fr Samantha Szwec, Bérengère de Termont, Nicolas Cailleaud, Edwige Koscianski, Théo Phan, Allan van Darc MEHDI FEDOUACH/AFP PHOTO Basic English 850 C’est le nombre de mots indispensables à la vie quotidienne. L’avantage : le prix, moins élevé que celui d’un voyage. L’inconvénient : l’apprentissage est plus lent. Préférez donc un séjour linguistique. Il permet l’immersion totale et les cours sont souvent combinés à des activités culturelles et sportives qui rendent le programme plus ludique. C’est aussi l’occasion de se faire des amis anglophones à qui rendre visite l’année suivante ou lancer des invitations. Tout un programme. Formules souples, en continu ou sous forme de stages intensifs, à domicile ou sur votre lieu de vacances. www.acadomia.fr Le plus original des cours d’anglais par hypnose combiné à des séances de conversation. www.alpha-learning.com JEAN-CLAUDE MOSCHETTI/REA FRANCE Sida : S.O.S. enfants 1 Comment faire reculer le sida pour les enfants dans les pays en voie de développement ? Tel est le thème du colloque organisé par l’Unicef jusqu’à demain à la Villette, à Paris. Huit mois après le lancement d’une campagne mondiale, un premier bilan est possible. 2 Des chiffres inquiétants. En 2005, 750 000 enfants dans le monde sont morts du sida ; 2,3 millions vivaient avec le virus ; 12 millions sont devenus orphelins en Afrique subsaharienne, leurs parents n’ayant pu accéder aux soins. Intensifier nos efforts devient urgent. 3 Protéger les enfants du VIH passe par quatre actions clés : prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant, principale cause de contamination, faciliter l’accès à la tri-thérapie, sensibiliser les adolescents aux préservatifs et aider les enfants déjà atteints du sida. 4 Les enfants issus des pays aux ressources limitées restent les plus touchés. Ce combat leur est donc tout particulièrement destiné. La priorité : améliorer les systèmes de santé locaux, non seulement pour soigner mais aussi pour dépister la maladie plus tôt. Et permettre une meilleure prise en charge. RADHIKA CHALASANI/CORBIS Directsoir t Jeudi 15 juin 2006 7



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