Direct Soir n°798 6 jui 2010
Direct Soir n°798 6 jui 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°798 de 6 jui 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Taylor Lautner, la face cachée de « Twilight »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Dans quelques heures, au Cap, les Pays-Bas affronteront l’Uruguay en demi-finale. Voilà maintenant trente-deux ans que l’Oranje n’a plus réussi à se hisser en finale de Coupe du monde. Depuis 1978 et une seconde défaite d’affilée en finale (3- 1 contre l’Argentine), les Pays-Bas, trop souvent élevés au rang d’outsiders, n’ont atteint les demi-finales de la compétition qu’à une seule occasion. Le talent, la culture du beau jeu, les Bataves ne s’en sont jamais départis. Sur le papier, la cuvée 2010 ne déroge pas à la règle. Mais la fabuleuse génération emmenée en Afrique du Sud par Bert van Marwijk ne brille pas par la flamboyance de son « big four » Van der Vaart- Sneijder-Robben-Van Persie. Plus que le quatuor qui ferait fantasmer bien des coachs, c’est la force de caractère de COUPE DU MONDE 2010 DEMI-FINALE : URUGUAY-PAYS-BAS (20H30) La mécanique orange Dans le sillage de leur leader, le milieu Mark van Bommel, les Pays-Bas brillent davantage, depuis le début de ce Mondial par leur mental et leur volonté que par leur talent. Une force de caractère indispensable pour faire face à l’Uruguay ce soir et rallier la finale. En bref 2005 FIFA TM SPI/ICON SPORT l’équipe qui étonne dans cette compétition. Depuis le début de ce Mondial, les Pays-Bas ont remporté leurs cinq matchs. Un bilan moins flambant lorsque l’on constate que quatre victoires ont été acquises avec seulement un but d’avance. Pas aussi performants qu’on pouvait l’espérer dans le jeu, les Néerlandais brillent par leur abnégation, celle qui leur a permis de sortir, en quarts de finale, le Brésil (2-1), après avoir pourtant faillir boire la tasse en première période. VAN BOMMEL, LE PATRON Cet état d’esprit qui fait la force d’un groupe si proche du Graal est incarné par le sulfureux Mark van Bommel. A 33ans, le milieu de terrain du Bayern Munich n’a jamais aussi bien su maîtriser le cours d’une rencontre, jouant sur l’arbitre et ses adversaires de ses ruses. Volontiers tru- Sami Khedira est apte L’économie locale ➔ Victime d’une contracture mise à mal au Brésil à la cuisse droite après ➔ L’élimination du Brésil le quart de finale contre de la Coupe du monde va faire l’Argentine, le milieu allemand du mal à l’économie locale. Sami Khedira sera finalement Le manque à gagner pour opérationnel demain, pour la les vendeurs de maillots, demi-finale face à l’Espagne. écharpes et autres articles Une bonne nouvelle pour aux couleurs de la Seleçao Joachim Löw, qui devra déjà serait de 33,5 millions d’euros, se passer de son buteur selon une étude publiée Thomas Müller, suspendu. dimanche par la chambre de commerce de Rio de Janeiro. CHINE NOUVELLE/SIPA Leader charismatique, le Néerlandais Mark Van Bommel tire ses coéquipiers vers le haut. queur, le numéro six batave n’en est pas moins un excellent joueur, toujours bien placé, leader charismatique sur le terrain comme dans le vestiaire, il tire vers le haut le reste de ses coéquipiers. Aidé par d’autres morts de faim, tels que Nigel de Jong, avec qui il forme la plaque tournante de cette équipe, ou encore Dirk Kuyt et Wesley Sneijder, Van Bommel est le relais de son beau-père et sélectionneur, Van Marwijk, qui a su insuffler sa rigueur tactique. Cette nouvelle mentalité ne sera pas de trop à l’heure d’affronter une formation uruguayenne qui a fait du sacrifice sa marque de fabrique depuis des années. Si l’on ose à peine imaginer que le Green Point Stadium sera le théâtre du beau jeu, ce soir, nul doute que le combat sera, lui, de toute beauté. C’est le prix à payer pour retrouver la lumière. F.-X. MARIT/AFP Directsoir N°798/Mardi 6 juillet 2010 Zoom La sélection uruguayenne. Carlos Curbelo, ancien international : « On a eu très chaud » ➔ L’Uruguay renoue ce soir (20h30) avec les demi-finales de la Coupe du monde, pour la première fois depuis 1970. Amoindrie par les suspensions et les blessures, la Celeste ne sera pas à 100% mais ne s’avouera pas vaincue, assure l’ancien international français d’origine uruguayenne Carlos Curbelo, aujourd’hui installé à Montevideo. Quelle ambiance règne-t-il en Uruguay depuis le début de la Coupe du monde ? La sélection uruguayenne est souvent surprenante. Le problème avec les supporters, c’est qu’au début ils n’y croyaient pas trop, et maintenant ils veulent que l’on atteigne la finale de la Coupe du monde ! L’équipe aborde-t-elle cette demi-finale émoussée physiquement ? On a un problème, c’est vrai. Les joueurs se donnent à fond pendant 25 à 30 minutes puis, lorsqu’ils n’arrivent pas à marquer, ils ont du mal à finir le match. L’équipe se replie, laisse venir. On a eu très chaud depuis le début du Mondial en jouant comme ça (victoire 2-1 face à la Corée du Sud en huitième de finale et 1-1 [5 tàb 3] face au Ghana en quarts de finale,ndlr). Comprenez-vous le positionnement de Diego Forlan, parfois utilisé comme un milieu de terrain ? On a déjà essayé avec « Nacho » Gonzalez lors du premier match du Mondial face à la France (0-0), mais il est trop lent pour jouer au milieu de terrain. Il est pas mal techniquement, il voit bien le jeu, mais à sa vitesse. On est peutêtre en train de sacrifier Forlan. Pourtant, il ne doit pas jouer aussi loin du but. Mais les résultats sont tels que cela devient compliqué de changer.
MONDIAL 2010 FOCUS Quel avenir pour le Cape Town Stadium ? Au Cap, le magnifique Green Point Stadium accueille ce soir sa dernière affiche du Mondial, la demi-finale Uruguay-Pays-Bas. Avec déjà un œil tourné vers l’avenir… A chaque match du Mondial, le stade a accueilli près de 70 000 spectateurs. ➔ Un dernier frisson. Peut-être des buts. Mais quoi qu’il arrive, de l’émotion. Ce mardi, le Green Point Stadium s’apprête à clore sa Coupe du monde. Une fois que la demi-finale Uruguay-Pays-Bas aura rendu son verdict, les projecteurs s’éteindront sur l’écrin sud-africain. Temporairement. Car ce bijou architectural n’a pas vocation à sombrer dans l’oubli. Encore fréquemment appelé Green Point Stadium, du nom de son prédécesseur, l’enceinte est une incontestable réussite. « Vu sous certains angles, on dirait un bateau qui flotte sur l’océan », confie Pieter de Villiers, l’ancien rugbyman français de retour dans son pays natal. Il n’a pas tort. La légende locale raconte que c’est SeppBlatter en personne qui aurait insisté pour que l’enceinte soit construite à cet endroit précis. UN COÛT INITIAL DÉPASSÉ Conçu par des architectes allemands, l’édifice a été bouclé en deux ans et demi, entre mars 2007 et décembre 2009. Le coût initial des travaux (400 millions d’euros) a été largement dépassé, la faute à une conjoncture économique défavorable. A elle seule, la verrière du toit aurait engendré un surplus de 50millions d’euros. Sa surface a été finalement réduite d’un tiers. Réparties sur trois anneaux, les tribunes ont pu accueillir 68 000 personnes par match. L’exploitation du stade est assurée par un duo franco-sud-africain, dont une partie est le Consortium du Stade de France. « Soixante-quatorze candidats avaient répondu à l’appel d’offres, confie Bertrand Scholler, représentant du Consortium sur place. Finalement, nous l’avons emporté face à deux rivaux locaux. Notre culture, notre expertise et notre expérience ont été décisives. » « SOULEVER DES MONTAGNES » Reste à relever un sacré défi : faire de ce bijou une entreprise rentable une fois le Mondial achevé. Au Cap, il n’est pas rare qu’un match de rugby attire 40 000 spectateurs. Quant au football, réservé à un public moins favorisé, il peine généralement à rassembler quelques milliers de supporters… Autant dire que le challenge s’annonce périlleux. Morné du Plessis, ancien capitaine et manager des Springboks, aujourd’hui directeur du stade, ne cache pas sa préoccupation. « Les sceptiques risquent de passer les cinq prochaines années à blâmer ceux qui ont décidé d’investir autant d’argent dans la Coupe du monde. Moi, je pense que ça va marcher. On n’était pas forcément prêts à assumer tous les coûts d’une telle réalisation. Nous avons des contraintes législatives lourdes, et nous avons besoin de tout le monde pour y arriver. Les habitants du Cap sont très fiers de ce stade. La fierté peut aider à soulever des montagnes. » 2005 FIFA TM



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