Direct Soir n°796 2 jui 2010
Direct Soir n°796 2 jui 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°796 de 2 jui 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : Quarts de finale de la Coupe du Monde, le rêve continue

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TÊTE D’AFFICHE Direct Soir n o 796 Vendredi 2 juillet• 20 < IL Y A SEULEMENT QUATRE MOIS, TOUT LE MONDE SE DEMANDAIT SI JE SERAIS UN JOUR CAPABLE DE REVENIR AU TOP... >
NADAL TRES VERT ET CONTRE TOUS Irrésistible depuis quatre mois, Rafael Nadal joue, cet après-midi, sa place en finale de Wimbledon contre le Britannique Andy Murray. À nouveau n o 1 mondial depuis sa victoire à Roland-Garros, l’Espagnol impressionne. Peut-être plus que jamais. Interview exclusive. PROPOS RECUEILLIS PAR > KRYSTEL ROCHE, À WIMBLEDON PHOTO > ICONSPORT Rafa, l’an passé, vous n’aviez pu défendre votre titre à cause d’une blessure. Que représente pour vous ce tournoi ? Soulever le trophée sur le Center Court en 2008 a certainement été l’un des moments les plus émouvants de ma carrière. J’ai travaillé toute ma vie pour progresser ailleurs que sur terre battue. Lorsque j’y suis parvenu, c’est comme si tout le travail que j’avais effectué pour devenir un joueur plus complet payait. Je venais de gagner sur la surface la plus difficile qui soit ! Wimbledon est sans doute le plus grand tournoi au monde, cette victoire signifiait donc énormément pour moi. John McEnroe déclarait que, si votre santé vous le permettait, vous pouviez accrocher au moins une douzaine de tournois du Grand Chelem à votre palmarès… J’en ai déjà sept, bien plus que ce dont je pouvais rêver ! Vous savez, la fin 2009 n’a pas été évidente, et j’ai dû travailler dur pour revenir. Il y a quatre mois, tout le monde se demandait si je serais capable de revenir au top… Je suis très content de ma saison 2010, probablement l’une des meilleures de ma carrière. Et je suis en bonne santé, c’est l’essentiel. Dans une carrière, il y a des hauts et des bas. Le tout est d’avoir suffisamment de motivation pour continuer à progresser, assez d’envie pour se lever tous les matins et aller s’entraîner à 100%. Êtes-vous déçu ne pas avoir pu rencontrer la reine Élisabeth, qui était de passage à Wimbledon pour la première fois depuis trente-trois ans ? C’était décevant. Mais j’ai ma routine d’avant-match à respecter. Au départ, je croyais que la reine serait présente pour mon match. J’aurais adoré la rencontrer une fois la partie terminée. Mais ça n’a pas été possible, puisqu’elle a quitté le stade plus tôt. Si vous aviez su qu’elle n’assisterait pas à votre match, auriez-vous cassé votre routine pour aller la voir avant de jouer ? Non. J’étais programmé en troisième et si, sur le match d’avant, l’un des deux joueurs s’était blessé, j’aurais dû aller sur le court plus tôt que prévu… Vous venez de redire que vous ne changeriez pas votre routine, même pour la reine d’Angleterre. Existe-t-il une chose ou une personne sur cette terre qui puisse vous détourner de vos habitudes ? ! J’ai, bien évidemment, énormément de respect pour la reine et pour ce tournoi. Jouer ici a toujours été un rêve. Ce match-là était très important pour moi, j’avais des choses à faire. Donc, la réponse est non ! À quel point vos genoux sont-ils une source d’inquiétude pour vous ? Je suis bien sûr un peu inquiet. J’avais déjà un problème en demie contre Roddick, à Miami (en mars,ndlr), mais je n’ai rien dit. Je ne voulais pas en parler, car quand tu perds, si tu parles de blessure, on a toujours l’impression que tu cherches des excuses. Après Monaco (en avril), j’avais un peu mal au genou gauche. J’ai fait l’impasse sur Bar celone, et j’ai essayé de faire la meilleure saison sur terre possible, car mon genou droit était alors en meilleur état que le gauche. Le traitement que j’ai suivi entre Monte-Carlo et Rome, qui est tout nouveau et agit directement sur le tendon, a très bien marché. Seulement, la terre battue était mon objectif n°1, et je n’ai pas eu assez de temps pour m’occuper de mon genou droit. Ceci dit, après une saison compliquée, je peux enfin espérer jouer en restant en forme pendant encore quelques années. Enfin, je l’espère… Wimbledon aura été marqué, cette année, par le match historique entre Mahut et Isner, achevé après plus de TENNIS onze heures de lutte et 70-68 dans le dernier set. Selon vous, faut-il instaurer un tie-break au 5 e set ? D’un point de vue historique, ce qu’ils ont accompli est tout simplement fantastique. Ils méritent tous les deux le respect de tous, car ils ont fourni un effort qui est juste phénoménal ! Mais je ne crois pas qu’il faille mettre un tie-break au 5 e set. Sur gazon, un bon service permet déjà de remporter tellement de points, que celui qui doit retourner a parfois la sensation d’être dans la peau d’un gardien de but lors d’une séance de penaltys ! Mais c’est un sujet ex trêmement complexe. Là, les circonstances étaient exceptionnelles. Personnellement, j’aime les choses telles qu’elles sont aujourd’hui. Dernière question : confirmez-vous votre forfait pour le quart de finale de Coupe Davis contre la France (du 9 au 11 juillet, à Clermont-Ferrand) ? Je suis très déçu de ne pas pouvoir jouer en France. Je me sens vraiment mal par rapport à mes coéquipiers et à Albert Costa (son capitaine), qui a toujours été là pour moi. Je lui ai expliqué, ainsi qu’au président de la Fédération, que je n’arrivais jamais à l’US Open en pleine possession de mes moyens. Cette fois, je veux vraiment m’y rendre avec les meilleures chances qui soient. Mon but est d’être prêt pour bien finir la saison, et essayer de conserver la place de n°1 mondial. Ce sera difficile, mais si, en plus, je ne suis pas à 100% … cela risque d’être tout simplement impossible.• Direct Soir n o 796 Vendredi 2 juillet•



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