Direct Soir n°796 2 jui 2010
Direct Soir n°796 2 jui 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°796 de 2 jui 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : Quarts de finale de la Coupe du Monde, le rêve continue

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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À LA UNE GÉRARD HOULLIER Direct Soir n o 796 Vendredi 2 juillet• 16 Avec peut-être Maradona, non ? C’est vrai que, sous ses ordres, il se dé- ET A PART LA FRANCE ? Alors que sa tête est toujours réclamée après gage presqu’une relation fusionnelle. Les joueurs argentins aiment Maradona et, quand on les voit tous s’embras- le fiasco des Bleus, Gérard Houllier garde le cap. Et l’œil acéré sur la suite du Mondial. Entretien ser après un but, on a l’impression que avec le DTN du foot français, dont la seule consigne c’est pour lui que l’équipe joue. était de ne pas parler de l’équipe de France ! PROPOS RECUEILLIS PAR > LIONEL VELLA ET LAURENT LANDINT, À JOHANNESBURG PHOTO > PANORAMIC/CORBIS Quel premier bilan tirez-vous de ce Mondial sud-africain ? J’aime beaucoup l’ambiance. Les gens ici sont hypersympas. Ce pays est tellement fier d’avoir sa Coupe du monde ! Et puis, il y a cette atmosphère particulière dans les stades. Festive. Bruyante ! C’est vrai qu’au départ, on a un peu de mal à s’y faire ! Et au niveau du jeu ? J’ai envie de mettre en avant trois points. J’ai été séduit par le jeune Özil, le milieu de terrain allemand. Beaucoup de gens en parlent déjà comme du futur Zidane. Il est à l’image de sa sélection, jeune et talentueuse : dans quatre ans, celle-ci risque de faire très mal. Ensuite, j’ai bien aimé le coaching réalisé par Bob Bradley, le sélectionneur américain. Et puis, je reste sous le charme de cette première période d’Espagne-Chili (2-1, 25 juin,ndlr). C’est, jusqu’ici, la plus complète de cette Coupe du monde. Les matchs n’ont-ils pas été trop fermés jusqu’à présent ? Dans cet environnement médiatique de plus en plus exigeant, l’enjeu est devenu capital. Perdre le premier match peut avoir des répercussions terribles. Avant de jouer pour gagner, on joue surtout pour ne pas perdre. L’avantage, c’est que l’on a assisté à beaucoup de rencontres décisives lors des troisièmes matchs de poules. Et puis, regardez les huitièmes de finales ! Qu’est-ce qui différencie une grande équipe d’une nation laborieuse ? Les grandes nations encore en course possèdent de grands attaquants. La différence se fait là. Le Brésil, les Pays- Bas, avec Van Persie et Robben, sont fournis dans ce registre. Les Allemands et les Espagnols ont, eux aussi, du répondant en attaque. Et évidemment, je n’oublie pas l’Argentine. Messi, même s’il n’a pas encore marqué, c’est génial ce qu’il fait. C’est le grand bonhomme de cette sélection… Parmi toutes les sélections encore en lice, un favori se dégage-t-il ? Pour moi, c’est le Brésil, avec ses attaquants Luis Fabiano, Robinho et Kaká. Et, contrairement à l’Argentine, c’est aussi une équipe très équilibrée, avec une bonne défense. Qu’avez-vous pensé des piètres performances des équipes africaines ? Je souhaite d'abord mettre en exergue la performance du Ghana. C’est une sélection bien organisée, qui joue. Son entraîneur (le Serbe Rajevac), qui a pas mal bourlingué, connaît bien le sujet. Mais que vous inspirent les échecs du Cameroun ou de la Côte d’Ivoire ?
On avait annoncé que ce serait le Mondial des Africains, mais c’est compliqué pour eux. Comme s’ils ne trouvaient pas encore l’équilibre entre leur culture et une certaine rigueur européenne. Je persiste aussi à penser que ces équipes ne peuvent jouer la Can, puis la Coupe du monde en six mois, c’est de la folie ! Sans parler des joueurs qui évoluent dans des grands clubs européens. Comme Samuel Eto’o, qui est arrivé ici rincé. À l’inverse de l’Afrique, l’Am’Sud place quatre nations en quarts de finale… Ce continent a évolué. Ses équipes ont conservé la rigueur et la discipline qui faisaient leur force, mais elles jouent de manière plus positive. La compétition aura été émaillée de grosses erreurs d’arbitrage. Quelle est votre position sur la vidéo ? Je suis contre la vidéo pour les horsjeu, les mains dans la surface… toutes les choses qui prêteraient à discussion et hacheraient le rythme d’un match. En revanche, et cela fait plusieurs années que je milite sur ce sujet, l’utilisation de la technologie pour vérifier que le ballon a bien franchi la ligne de but me semble vraiment indispensable.• QUARTS DE FINALE EXCEPTIONNELS SUR ¢ pour la Coupe du Monde de la FIFA 2010 avec aujourd’hui : + PAYS-BAS/BRÉSIL en direct à 16† + URUGUAY/GHANA en direct à 20†30 + Le CANAL FOOTBALL CLUB à 22†25 pour les résumés en images et les analyses de nos experts COUPE DU MONDE ÇA BOUGE À LA FÉDÉ ! Débutée le 12 février 2005, l’ère Jean- af chait sa détermination à prendre Pierre Escalettes, 75 ans, a pris n le « pouvoir » par le biais d’une ce midi à l’issue d’un Conseil fédéral de coprésidence, où Frédéric Thiriez crise. À 67 ans, Fernand Duchaussoy, (président de la Ligue de football vice-président de la Fédération française professionnel) se serait immiscé. de football (FFF), va assurer l’intérim, « La solution », pour Jean-Michel Aulas. avant des élections prévues en Duchaussoy est conscient de cette décembre, mais certainement avancées atmosphère électrique qui pourrait à la rentrée. « Ce n’est pour l’instant animer ce Conseil fédéral. « On va qu’une hypothèse, tempérait hier essayer de désamorcer le problème et de l’intéressé, président de la très sortir de cette crise par le haut, reprendil. Tout le monde doit comprendre que ce puissante Ligue amateur. Depuis plusieurs jours, on a à peu près évoqué n’est pas la gestion du Conseil fédéral une cinquantaine de personnes. Il ne qui est en cause, mais celle de l’équipe manquait que Benoît XVI ! Ce qui est sûr, de France. » Le monde amateur (qui c’est que la liste se resserre. Et j’ai détient 65% des suffrages à la FFF) veut toujours dit que j’assumerais mes ici conserver sa marge de manœuvre. responsabilités. Mais ne devinez pas là Ouvrir les portes au monde pro comporte une histoire d’envie. Dans cette période visiblement trop de risques à ses yeux. aussi dif cile, c’est avant tout une Celui, par exemple, de se faire manger ? question de devoir. » Certains y verront « C’est votre version, souf e Duchaussoy. un changement dans la continuité, Elle n’est pas fausse. C’est normal que surtout dans le monde professionnel qui l’on pose ce type de question. » LA SEMAINE DES BLEUS... Vendredi 25. Henry, Abidal et Evra parlent en n au micro de TF1 et Canal +. Discours convenu et langue de bois. Tous jurent que l’ambiance était excellente et que la décision de faire la grève était unanime. Samedi 26. Laurent Blanc s’engage of ciellement pour deux ans avec l’équipe de France. De son côté, Jérôme Valcke, de la Fifa, rappelle à la France qu’il ne doit pas y avoir « de mélange entre les pouvoirs politique et sportif ». Dimanche 27. En Haïti, Florent Malouda se livre pour Stade 2 : « On a tous gâché cet événement. On a été ridicules. » Lundi 28. Jean-Pierre Escalettes annonce sa démission de la FFF. Sur Canal+, Ruf er déclare que tous les joueurs n’approuvaient pas le boycott. Mardi 29. Roselyne Bachelot charge les Bleus devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Mercredi 30. Escalettes et Domenech se présentent à leur tour face à la Commission, à huis clos. « On n’a rien appris », dira le député Grosperrin. Jeudi 1 er juillet. Fernand Duchaussoy, président de la Ligue amateur, est pressenti pour succéder à Escalettes.



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