Direct Soir n°795 1er jui 2010
Direct Soir n°795 1er jui 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°795 de 1er jui 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Japan Expo, la folie manga

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 TOUR DE FRANCE TOUR DE FRANCE 2010 La chasse à Contador Sur fond d’adieux de Lance Armstrong, qui disputera son dernier Tour de France, va se dessiner une lutte intense contre Alberto Contador, grandissime favori. Des polders aux cols des Pyrénées, ses concurrents tenteront de le freiner dans la quête d’une troisième victoire. Double vainqueur du Tour de France en 2007 et 2009, Alberto Contador (Astana) s’avance vers cette 97 e édition en favori incontestable. Meilleur cycliste de sa génération, l’Ibère rêve à voix haute d’ajouter une troisième victoire en quatre participations. Un nouveau sacre ferait entrer le Madrilène de 27 ans dans la légende de la Grande Boucle, et confirmerait sa mainmise actuelle. Mais à force de dominer son sport et sa plus belle course, Contador a attisé l’envie de ses concurrents, au point d’être la cible numéro un de ce Tour qui s’élancera cette année de Rotterdam. Débarrassé de la cohabitation malsaine avec Lance Armstrong l’an dernier chez Astana, il va tout de même devoir faire face à une opposition surmotivée. Le Texan Andy Schleck (Team Saxo Bank), Ivan Basso Les favoris Alberto Contador (27 ans, Espagne, Astana) ➔ Double vainqueur de la Grande Boucle (2007 et 2009), le Madrilène est le grand favori de cette 97 e édition. Coureur complet et excellent grimpeur, il arrive en forme après un début de saison 2010 qui l’a vu remporter Paris-Nice. Sur les routes du Tour, ce sera l’homme à battre. Alberto Contador, grand favori de cette 97 e édition, semble nettement au-dessus du lot. (Liquigas-Doimo), Cadel Evans (BMC), Bradley Wiggins (Sky), ou encore Denis Menchov (Rabobank), tous rêvent de prendre sa succession. UNE BAGARRE D’ENTRÉE Le parcours de cette édition, qui va démarrer par les Pays-Bas et la Belgique, devrait permettre à la concurrence de mettre le roi Contador sous pression d’entrée. Sa grande faiblesse lors des bordures (tactique pour créer une cassure avec le vent) et ses habituelles difficultés dans les étapes de plaine vont inciter ses adversaires à le mettre dans le dur dès le lendemain du prologue, avec une première étape entre Rotterdam et Bruxelles. A charge pour Astana de protéger son leader dans de grandes lignes droites fouettées par le vent. Autre danger pour l’Espagnol, les secteurs pavés dignes Andy Schleck (25 ans, Luxembourg, Team Saxo Bank) ➔ Douzième en 2008, dauphin de Contador l’an dernier, le plus jeune des frères Schleck, Andy, est en constante progression. A tel point que cette année, ce coureur, à l’aise pour grimper et très performant sur les contre-la-montre, sera la plus grande menace pour l’Espagnol. BELGA/ICON SPORT d’un Paris-Roubaix, empruntés durant la troisième étape (Wanze-Arenberg). S’il arrive à limiter la casse lors de la première semaine et à arriver dans les Alpes sans trop de retard, Contador sera toujours en course pour le triplé. Il commencera même à devenir dangereux quand vont se profiler les premières étapes de montagne, dont lui, le meilleur grimpeur du monde, raffole. Quand on sait que le coriace programme des Pyrénées (avec une double ascension du mythique col du Tourmalet) constituera le temps fort de cette édition, la concurrence ne devra pas perdre de temps. Tout dépendra après de la capacité d’autres grimpeurs doués, Andy Schleck et Ivan Basso en tête, à attaquer l’Espagnol en montagne. A moins que Lance Armstrong ne sorte le grand jeu pour ses adieux à une course dont il aura écrit les plus beaux records. ACTION PRESS/ICON SPORT Lance Armstrong (38 ans, Etats-Unis, Team Radioshack) ➔ Si le poids des ans devrait peser sur certaines étapes, le Texan fait tout de même partie des favoris. Ses sept victoires consécutives (de 1999 à 2005), sa force de caractère et une équipe dévouée devraient lui permettre d’influer sur le cours de ce Tour, son dernier. BELGA/ICON SPORT Directsoir N°795/Jeudi 1 er juillet 2010 Zoom IPP/ICON SPORT Le Tour ne connaît pas la crise ➔ Si la crise économique a eu des conséquences sur les budgets sponsoring des entreprises, celles-ci sont restées fidèles au Tour de France. Sur cette 97 e édition, 160 marques seront représentées et quarante sponsors ont déboursé de 300000 à 5 millions d’euros d’entrée. Il faut dire que la Grande Boucle est un formidable outil de communication pour les sponsors. Diffusée dans 190 pays, la plus célèbre course cycliste offre une vitrine « unique, populaire, transgénérationnelle et multicible, car familiale », note Hubert Genieys, responsable sponsoring de Nestlé France, l’un des principaux partenaires. Il est vrai que tout au long des vingt et une étapes, le public sera en masse sur les routes de France, de Belgique et des Pays- Bas, le cyclisme ayant l’avantage d’être une manifestation gratuite. Le bénéfice est tout aussi important pour les sponsors d’équipe, comme l’explique Thierry Huguenin, responsable sponsoring de la Française des Jeux : « La trace laissée est plus importante quand on voit les champions mouiller le maillot avec les couleurs du sponsor. » Ivan Basso (32 ans, Italie, Liquigas-Doimo) ➔ Suspendu deux ans (de 2007 à 2009) dans le cadre de l’affaire Puerto, Ivan est revenu au premier plan en s’adjugeant son second Tour d’Italie, après celui de 2006. Il nourrit beaucoup d’ambition pour ce Tour – lui qui était ultrafavori en 2006, une édition à laquelle il n’avait pas participé.
F. MARVAUX/ICON SPORT INTERVIEW Pablo Correa, entraîneur L’entraîneur uruguayen de l’AS Nancy-Lorraine avoue être surpris par le parcours de la Celeste en Afrique du Sud. Les Sud-Américains défient le Ghana demain (20h30) pour une place en demi-finales. ➔ Pensiez-vous voir l’Uruguay en quarts de finale de cette Coupe du monde ? Pablo Correa : Non, je ne les voyais pas aller aussi loin. Ce serait mentir. A la limite, je l’espérais… dans mes rêves. Je pensais que la France irait plus loin que l’Uruguay. Mais par rapport aux Bleus, l’Uruguay avait plus besoin de faire un beau parcours, notamment en termes financiers. L’argent amassé lors de cette Coupe du monde va profiter au championnat uruguayen. Comment appréhendez-vous ce match face au Ghana ? Je pense que ce sera un match difficile. L’Uruguay a toujours eu des problèmes avec les équipes africaines. Mais ça sera une rencontre indécise. Ça va se jouer à peu de choses. Il va y avoir une vraie opposition de style. Comment expliquer la réussite des équipes « Une certaine humilité » sud-américaines dans ce Mondial ? Beaucoup de choses peuvent l’expliquer. L’état physique des joueurs, par exemple. Je suis surpris qu’on en parle si peu. iI faut savoir que les joueurs qui évoluent en Amérique du Sud reprennent leur championnat en mars. Ils arrivent au Mondial avec seulement quatre mois de compétition dans les jambes. Alors que les formations européennes en ont dix. Les équipes sud-américaines réussissent peut-être aussi parce qu’elles fonctionnent quasiment comme des clubs… Certainement. Le comportement de certaines sélections européennes a été étrange. Elles n’ont pas su créer une solidarité. Les formations sud-américaines ont aussi de grandes stars, mais elles ont su garder une certaine humilité, dans des groupes où il se dégage un véritable état d’esprit. COUPE DU MONDE 2010 7 V. CAPMAN/SIPA LE BILLET DE PIERRE SALVIAC Consultant RTL Etat général avant états généraux ue sait-on de cette crise qui a fait de l’élimination prématurée Q des Bleus une affaire d’Etat ? Chronologiquement : •Que la secrétaire d’Etat aux sports, Rama Yade, a été boycottée pour avoir critiqué le clinquant de l’hôtel de l’équipe de France.• Qu’à la mitemps contre le Mexique, recadré par Domenech, Anelka l’a insulté.• Que solidaires du pestiféré Anelka, qui n’avait fait que dire tout haut ce qu’ils pensaient tout bas, Evra, Gallas, Abidal et Malouda ont fait pression sur les autres joueurs pour boycotter l’entraînement.• Que Domenech a envisagé de quitter les Bleus au lendemain de la grève et qu’il n’est revenu sur sa décision qu’après l’intervention de Cissé.• Qu’après avoir parlé aux grévistes avec un accent « maternaliste », Roselyne Bachelot a retourné sa veste dès son retour en France, parlant devant les députés « d’une équipe où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés ».• Que dans l’avion du retour, les joueurs, qui avaient promis de tout déballer, se sont mis d’accord avec l’entraîneur et les dirigeants pour se présenter comme un groupe « toujours uni ».• Que Henry, reçu par Nicolas Sarkozy, a déclaré : « Je me suis senti écarté, on ne me parlait plus comme avant… (…) Maintenant c’est limite si ce n’est pas moi qui dois porter les sacs. » • Qu’Escalettes a été poussé à la démission, sans qu’on lui ait mis à crédit d’avoir porté victorieusement le dossier de l’Euro 2016. On nous promet que des Etats généraux vont remettre les choses en place. J’ai du mal à le croire tant notre football est en bien mauvais état général. 2005 FIFA TM Réagissez : redac@directsoir.net



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