Direct Soir n°794 30 jun 2010
Direct Soir n°794 30 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°794 de 30 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : « Shrek » une monstrueuse aventure

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Que représente cette Coupe du monde pour vous ? Morne du Plessis : Avant tout une chance pour l’Afrique et l’Afrique du Sud de démontrer leurs compétences en matière d’organisation de grands événements sportifs, puis leur appartenance au monde moderne, dans la façon de se servir de ces événements pour améliorer la vie des gens. Cette Coupe du monde tombe bien pour l’Afrique du Sud. Après quinze années de « nouvelle Afrique du Sud », nous avions besoin d’un tel événement pour nous rassembler de nouveau. Parle-t-on du même pays qu’en 1995 ? M. du P. : Pour moi, c’est le même pays, le même peuple, le même optimisme. Certains pensent que l’Afrique du Sud n’a pas réussi à relever tous les défis auxquels elle a été confrontée, c’est peut-être la grande différence entre 1995 et aujourd’hui. Mais c’est extraordinaire de voir les gens aussi fiers et enthousiastes. La majorité d’entre eux veulent toujours que ce pays réussisse. 2005 FIFA TM COUPE DU MONDE 2010 INTERVIEW – MORNE DU PLESSIS « La tolérance des Sud-Africains m’émerveille » C’est l’un des personnages majeurs de l’Afrique du Sud contemporaine. Capitaine des Springboks dans les années 1970, manager de l’équipe durant la Coupe du monde de rugby 1995, Morne du Plessis, 60 ans, est aujourd’hui le directeur du stade du Cap, l’un des hauts lieux du Mondial 2010. Comme si son destin était lié à celui du pays… En bref « La Coupe du monde doit permettre d’améliorer la vie des gens. » J. KLAMAR/AFP Morne du Plessis. Les Pays-Bas, invincibles dans le jeu ➔ Impressionnants depuis le début du Mondial, les Oranje possèdent une attaque de feu, surtout depuis le retour de blessure d’Arjen Robben (photo). Ils n’ont encaissé que deux buts et à chaque fois sur penalty, par le Camerounais Samuel Eto’o et le Slovaque Robert Vittek. M. BERNETTI/AFP CP. MORRISON/AP/SIPA Un pays auquel votre destin personnel semble étroitement lié… M. du P. : J’ai pris part aux deux Coupes du monde dans deux domaines différents, et je peux dire que celle-ci est une réalisation extraordinaire pour l’Afrique du Sud. De nombreuses personnes dans le monde pensaient que nous ne serions pas prêts. Cela me donne beaucoup de fierté. Le défi sera de faire fonctionner ces stades après la compétition. Moi, je pense que ça va marcher. Les gens du Cap sont très fiers de ce stade. Et la fierté est une grande valeur, qui peut aider à soulever des montagnes. Qu’est-ce qui vous étonne le plus dans la société sud-africaine actuelle ? M. du P. : Ce qui m’émerveille, c’est la tolérance des gens de ce pays, surtout les plus défavorisés. Leur patience d’attendre une vie meilleure. L’héritage que nous ont laissé Nelson Mandela et Desmond Tutu, c’est un précieux message de paix pour le futur. Mais il faut avancer sur les dossiers du logement, de la nutrition ou de l’éducation. Si on vous avait prédit ce futur-là il y a vingt ans, y auriez-vous cru ? M. du P. : Non. J’ai eu une vie privilégiée. J’ai joué au rugby durant une période sombre de l’histoire de ce pays, ce qui m’a permis de voyager. J’ai ensuite assisté à la naissance de la nouvelle démocratie sud-africaine. J’ai pu vivre de l’intérieur un événement incroyable en 1995 qui nous a révélés au monde. Mais cette Coupe du monde de football, c’est encore plus fort. Le mot-clé, c’est « héritage ». Il faut que cet événement permette d’améliorer la vie des Sud- Africains. Sinon, tout cela aura été vain. Le Brésil puissance 16 ➔ Nouveau record mondial pour le Brésil. En dominant le Chili (3-0), lundi soir à l’Ellis Park de Johannesburg, la Seleçao s’est qualifiée pour la 16 e fois de son histoire en quart de finale d’une Coupe du monde. Depuis 1986 et l’instauration des huitièmes de finale, les Auriverde n’ont échoué qu’une seule fois à ce stade de la compétition, en 1990. Directsoir N°794/Mercredi 30 juin 2010 Zoom La Fifa rouvre le dossier vidéo ➔ La journée de dimanche a fait réfléchir la Fifa. Alors qu’au lendemain des deux énormes erreurs d’arbitrage survenues lors des huitièmes de finale qui ont privé Frank Lampard (photo) d’un but valable (Allemagne-Angleterre, 4-1), et accordé un autre hors-jeu à Carlos Tevez (Argentine- Mexique, 3-1), l’institution internationale s’était refusée à tout commentaire par la voix de son porte-parole, Nicolas Maingot, son président, Joseph Blatter, a brisé le silence hier matin à Johannesburg. Comme un préambule à cette réunion avec les journalistes, « Sepp » Blatter a dans un premier temps présenté ses excuses à l’Angleterre et au Mexique, lésés par les deux décisions d’arbitrage. Un mea culpa qui lui a immédiatement permis de rebondir sur le sujet qui brûle toutes les lèvres depuis dimanche, l’instauration de la vidéo. Devant l’assistance, le Suisse a reconnu l’évidence de la réouverture du débat lors de la prochaine réunion de la Fifa, le 21 juillet à Cardiff : « Après ce que nous venons de vivre, ce serait ridicule de ne pas rouvrir le dossier de l’aide par la technologie. » Le tollé général soulevé par l’erreur de M. Larrionda sur le but de Lampard qui avait bien franchi la ligne, et l’importance du match concerné (un huitième de finale Allemagne-Angleterre), devraient peser lourd dans la balance pour faire avancer ce débat qui divise déjà depuis un long moment les acteurs du football.
PH. PERUSSEAU/ICON SPORT Fédération française de football Qui pour succéder à Escalettes ? F. MARVAUX/ICON SPORT ➔ Les textes sont clairs. En cas de vacance de la plus haute marche de l’exécutif fédéral, un nouveau président par intérim doit être nommé jusqu’à l’assemblée générale élective suivante. On peut donc en déduire que le véritable nouveau patron du foot français sera connu le 18 décembre prochain, date prévue de cette AG. En attendant, le président par intérim devra forcément être issu du bureau fédéral de la FFF, composé de huit membres : Bernard Désumer. Fernand Duchaussoy. Alain Cayzac. Jean-Pierre Escalettes démissionnaire, c’est de sa succession qu’il va être question dans les prochains jours. Les noms de Fernand Duchaussoy et de Bernard Désumer circulent en coulisses. Celui de l’ancien président du PSG, Alain Cayzac, également. Frédéric Thiriez, Fernand Duchaussoy, Noël Le Graët, Christian Teinturier, Gervais Martel, Jacques Léger, Bernard Désumer et Henri Monteil. Ensuite ? Tout est possible. Le big-bang provoqué par l’équipe de France au cœur de l’hiver austral a glacé les ambitions de certains. Au contraire, Noël Le Graët se verrait bien en vengeur masqué, soutenu par la toute-puissante machine du monde professionnel. En fin stratège, le Breton, roi de la tirelire, COUPE DU MONDE 2010 9 IBO/SIPA sait qu’il peut compter sur des soutiens de poids, tels que Thiriez ou Houllier. Le DTN serait d’ailleurs tenté par l’aventure. En revanche, le footballamateur pourrait être le grand perdant de l’affaire. L’élection de Duchaussoy ou Désumer marquerait une stagnation, voire un retour en arrière dans la quête d’un professionnalisme accru à la FFF. LE TROISIÈME HOMME ? Reste une option, inédite. Celle d’un candidat indépendant. Selon nos informations, une piste, loin d’être utopique, mène à Alain Cayzac, proche de Gérard Houllier et de Nicolas Sarkozy. Vu le contexte, cela peut être utile. Publicitaire de renom, dirigeant historique du PSG, Cayzac aurait sans doute aimé conseiller Escalettes. Le désormais ex-président de la FFF n’aura donc pas bénéficié de l’expérience de celui qui dispose sans doute du meilleur carnet d’adresses « Cayzac, l’option inédite » de la place parisienne. Fin psychologue, il est écouté. Sa voix posée fait mouche. Le football français pourrait avoir besoin d’un tel CV. Prendre du recul, réfléchir, compter sur le soutien indéfectible de ses pairs, voilà ce qu’on attend du successeur d’Escalettes. Se comporter en patron également. Des qualités que l’on prête volontiers à Cayzac. 2005 FIFA TM E. ROBERT LE BILLET DE JÉZABEL LEMONIER Journaliste sportif À qui le tour ? La démission de Jean-Pierre Escalettes, enfin, la démission… j’ai envie de dire le licenciement du président de la fédération la plus puissante de France devrait, logiquement, provoquer un appel d’air, et, de fait, en amener d’autres. Le Conseil fédéral, par exemple, responsable au même titre que sa figure de proue, devrait poser un congé à durée indéterminée sans indemnités de départ. Eh bien non, la tendance n’est pas celle-ci, mais plutôt à l’inverse. D’aucuns essaient de sauver leur peau et de conserver leur petite place au chaud, au fond, fenêtre à bras gauche, à côté du radiateur. Pas vu pas pris. Le football et ses valeurs… C’est beau, le collectif et la solidarité qui s’en dégagent. Réagissez : redac@directsoir.net « Oui, c’est un problème, je ne veux pas qu’il soit suspendu. Nous allons parler de ça avec Kaka » Dunga, sélectionneur du Brésil, à propos de Kaka qui est encore sous la menace d’une suspension, après avoir déjà reçu trois cartons jaunes et été expulsé une fois depuis le début de la compétition.



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