Direct Soir n°791 25 jun 2010
Direct Soir n°791 25 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°791 de 25 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Dossier spécial équipe de France : voyage au bout de l'enfer

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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COUPE DU MONDE SPONSORS PUB CES TRES CHERS BLEUS Face aux résultats récents et aux polémiques qui touchent les Bleus, les sponsors n’ont pas tardé à adapter leur communication. Certaines marques ont même modifié leurs publicités, tandis que d’autres pensent déjà à surfer sur le renouveau espéré de l’équipe de France, après le Mondial. L’ambiance délétère au sein de l’équipe de France a des conséquences négatives. Et pas seulement sur le jeu et les résultats des Bleus. En plus de saper le moral des Français, les caprices de nos représentants ont des conséquences économiques. Les premiers à en payer le prix fort sont évidemment les sponsors. Et autant dire que l’image véhiculée par les coéquipiers de Nicolas Anelka n’a pas rendu service aux marques partenaires des Bleus, qui n’ont d’ailleurs pas hésité à prendre des décisions après les incidents qui se sont déroulés au sein du groupe. C’est d’ailleurs l’attaquant de Chelsea qui « en a fait les frais » le premier. La marque Quick a ainsi retiré toutes les affiches sur lesquelles il vantait les mérites d’un hamburger. Pas de conséquences financières a priori, puisque des affiches de rechange avaient déjà été prévues. Même décision pour le Crédit agricole, qui a stoppé la diffusion du spot, où apparaissaient, entre autres, Ribéry et Henry, en raison « des derniers événements ». Une autre publicité de l’enseigne bancaire a vu son slogan évoluer, passant d’« On a tous un côté bleu » à « On a tous un côté foot ». Les principaux sponsors des Bleus se Direct Soir n o 791 Vendredi 25 juin• 18 TEXTES > ALEXANDRE ALAIN PHOTO > CGDS/PANORAMIC sont même réunis d’urgence lundi, car ils envisageraient de demander un dédommagement à la FFF. Lucien Boyer, président d’Havas Sports, estime que cette réunion « est une manière pour les différents sponsors de ne pas cautionner de manière silencieuse les derniers événements. On peut accepter les aléas inhérents au sport mais, dans cette situation, c’est différent. Certaines valeurs ont été bafouées et le message des entreprises a été perturbé. Les sponsors ont donc voulu marquer le coup, chose qui est très rare. Un signal fort a été envoyé. Il n’y a pas de solidarité à avoir avec cette équipe de France-là. C’est une partie du patrimoine culturel qui a été entaché. » Pour le dirigeant, la responsabilité de la Fédération française de football est engagée. « La communication de la FFF est lamentable. On ne peut pas accepter que la fédération ne fasse pas respecter les liens entre les joueurs et < TOUT VA ÊTRE REMIS À PLAT. LE DÉSAMOUR EST PASSAGER. > le public. La non-maîtrise de la communication autour de l’équipe de France n’a fait qu’envenimer la crise. Les sponsors veulent dénoncer cette attitude. » Pour Arnaud Butticaz, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Sport Stratégies, la situation est évidemment mauvaise, mais pas catastrophique : « Même si le cas est grave, il n’y aura pas de résiliations de partenariats. Ce serait même très préjudiciable pour une marque de se désengager maintenant. L’image des Bleus est au plus bas, elle ne peut qu’être meilleure. Tout va être remis à plat, avec un nouvel entraîneur et des nouveaux joueurs. Le désamour est passager. » Cette crise pourrait même être profitable pour les marques qui voudraient s’associer à la future équipe de Laurent Blanc, le droit d’entrée risquant d’être plus bas. Du côté de l’équipementier adidas, c’est le statu quo côté communication. Même si la marque aux trois bandes s’est dite « consternée et attristée de voir la tournure des événements ». Une attitude certainement dictée par le fait que c’est Nike – qui ne souhaite pas communiquer pour le moment – qui va reprendre le flambeau dès 2011 (voir encadré). Joueurs, public, sponsors… Tout le monde est prêt à tourner la page ! • NOUVEAU MAILLOT NOUVEAU DÉPART ? La marque Quick a décidé de retirer ses affiches sur lesquelles apparaît Nicolas Anelka. Dès le 1 er janvier 2011, la firme américaine Nike succédera à adidas, équipementier historique de l’équipe de France. Pour habiller les Bleus jusqu’en 2018, Nike déboursera au total 320 millions d’euros environ, soit le maillot le plus cher du monde pour une équipe nationale. Trop, au vu des récents résultats ? Pas sûr pour Arnaud Butticaz, spécialiste du marketing sportif : « Nike risque d’axer sa communication sur la nouvelle ère qui va débuter pour l’équipe de France. La marque n’a pas fait les choses bêtement et la somme versée montre que les Bleus gardent une certaine valeur. Et peut-être que, dans deux ans, l’équipe de France sera redevenue ce qu’elle était il y a encore peu de temps. » On l’espère aussi vivement.
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