Direct Soir n°791 25 jun 2010
Direct Soir n°791 25 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°791 de 25 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Dossier spécial équipe de France : voyage au bout de l'enfer

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INCONTOURNABLE < TOUT S’EST ÉCROULÉ. IL FAUT REPARTIR DE ZÉRO ET FAIRE LE VIDE. > FLORENT MALOUDA fiasco et de la défaite. Qu’en sera-t-il d’Alain Boghossian ? Son coéquipier de France 98, dont la responsabilité est forcément engagée dans cette catastrophique campagne sud-africaine, ne s’est jamais affiché comme un contre-pouvoir à Domenech. Après, bien sûr, c’est à Blanc d’emmener tout le monde dans son sillage. Contrairement à Domenech, il en a naturellement le charisme. « Sa force, c’est son expérience, son vécu et France 98, poursuit Chamakh. Car il a connu des succès, mais aussi des mauvais moments avant ça. » À Bordeaux, une phrase revenait d’ailleurs souvent dans les discussions des joueurs : « Quand Laurent Blanc parle, on sait qu’il sait de quoi il parle, et on l’écoute ». Un compliment qui ne l’a toutefois pas empêché de se montrer incapable de remettre le groupe girondin sur le bon cap, en fin de saison passée. « Il n’y est pour rien, balaie Chamakh. Il a eu les mots pour nous remettre dans le coup. Seulement nous, joueurs, on ne mettait plus un pied devant l’autre. » L’EXEMPLE ZIDANE Blanc sait conseiller, corriger, recadrer, organisant souvent des rendezvous individuels, vidéo à l’appui. Grâce à ce savoir-faire et à son aura, il peut partir à la chasse aux caïds à la petite semaine, coupables d’avoir pourri l’été sud-africain. Son futur adjoint et véritable cheville ouvrière du plan Blanc, Jean-Louis Gasset, sera d’ailleurs un apport essentiel. À Bordeaux, c’est lui qui était chargé de faire dégonfler certaines têtes ! « Il sait trouver les mots que Laurent n’a pas pour titiller l’orgueil, souffle Chamakh. C’est parfois dur à entendre mais ça passe, car c’est un homme qui veut notre bien. » On peut cependant imaginer que le sélectionneur natio nal se réservera le dossier Ribéry (ils ont tous les deux le même agent, Jean-Pierre Bernès) et n’hésitera pas à remettre le Boulonnais dans le droit chemin. D’un point de vue plus général, il pourra aussi faire référence à Zinédine Zidane dont l’attitude a toujours été dans le sens du collectif. « Il y a un grand chantier en perspective, prévient Florent Malouda. Tout Direct Soir n o 791• Vendredi 25 juin PATRICK BERNARD 16 naissance dont les Bleus aimeraient bien profiter dans les mois à venir. Cette future équipe tricolore doit également être plus proche de son public, chose devenue impossible sous Domenech. Ce dernier l’avait installée dans une paranoïa permanente, dans un isolement confondant de bêtise, se coupant de la base (les supporters) et des institutions (la FFF). Un véritable état dans l’État. UNE ATTITUDE SUFFISANTE Roselyne Bachelot, la ministre des Sports, s’est d’ailleurs empressée de prendre (enfin !) les choses en mains en annonçant la publication d’une nouvelle charte déontologique qui « fera l’objet d’une déclaration et d’une signature solennelle, ce qui n’a pas été le cas avant le Mondial ». On se souvient qu’une autre charte avait été pensée à l’issue du couac de 2008. Mais personne n’en a réellement vu la couleur. Surtout pas les joueurs ! Il faut malgré tout rappeler que si Blanc ne pratique pas le second, voire le troisième degré en conférence de presse, à l’instar de Domenech, il fait souvent le minimum. Si les résultats n’arrivent pas très vite, ses relations s’est écroulé. Il faut repartir de zéro, faire le vide et revoir un état d’esprit positif. » À lui, donc, de souder une équipe autour d’une idée de jeu, un projet commun, totalement absents au Mondial. « À Bordeaux, il a su hausser le niveau de chacun », conclut Chamakh. C’est vrai qu’on voit mal Blanc préparer son groupe dans un système de jeu pour en changer au dernier moment, comme ce fut le cas avec Domenech. Hélas ! Risée du monde depuis le début du mois de juin, l’équipe de France, dont l’image avait déjà été écornée après l’Euro 2008, puis après la qualification aux barrages face à l’Irlande, doit maintenant regagner les cœurs et les esprits. Pendant six ans, mis à part l’éclaircie allemande au Mondial 2006, en grande partie due au retour de Zidane aux affaires, le mandat de Domenech n’a apporté qu’ennui et désillusions. Blanc le sait, il doit installer un jeu plaisant. C’est un fervent défenseur d’un football rapide et offensif. Lors de la dernière Ligue des champions, le jeu de Bordeaux (lors de la première phase) fut d’ailleurs loué par de nombreux observateurs étrangers. Une reconavec les médias pourraient se crisper. On espère se tromper. On sait aussi qu’à Bordeaux, certains ont regretté une attitude parfois suffisante de Blanc et une tendance à la jouer un peu perso. Il restera enfin au nouveau sélectionneur national à assimiler le fonctionnement quelquefois nébuleux de la Fédération française de football, son nouvel employeur, et de ses multiples dirigeants. Sa décision d’enrôler Marino Faccioli en qualité de manager général va dans le sens de cette professionnalisation d’une structure élite, au sein d’une institution sclérosée par l’amateurisme. « Blanc va nous tirer vers le haut », lâchait Jean-Pierre Escalettes avant de quitter l’Afrique du Sud. Comme un impératif ! « Mais Laurent Blanc ne pourra pas non plus tout faire tout seul, alerte en conclusion Bixente Lizarazu. Certes, il devra restaurer l’autorité et le respect dans le vestiaire. Mais le chantier est trop énorme pour qu’un seul homme puisse tout solutionner. Il faut que l’on règle l’aspect de la communication, mais aussi celui de l’ego des joueurs. Sans oublier la restructuration des institutions fédérales. » •
SPORT ET HANDICAP ESPRIT SOLIDAIRE PROPOS RECUEILLIS PAR > MARION GANNEAU PHOTOS > DR En quoi consiste votre engagement lors des Jeux olympiques et paralympiques ? Nous sommes le partenaire informatique mondial des Jeux olympiques et paralympiques depuis 2002, c’est-à-dire qu’Atos Origin conçoit, intègre, gère et sécurise l’ensemble des systèmes informatiques qui permettent de relayer les résultats à 3 milliards de personnes dans le monde, quasiment en temps réel. Les valeurs olympiques reflètent-elles les valeurs de votre entreprise ? Bien sûr. Les athlètes comme nos collaborateurs font preuve d’engagement, ils doivent être performants et développer un très grand esprit d’équipe. En plus de votre Mission Handicap, Atos Origin, partenaire informatique des Jeux olympiques et paralympiques, qui s’engage à promouvoir l’insertion des personnes handicapées dans la société, soutient le handisport. Entretien avec Régis Péricard, responsable France de la Mission Handicap de la société. 17 vous êtes impliqués lors des Jeux paralympiques. En quoi cela vous tient-il à cœur ? En tant que responsable de la Mission Handicap, cela me paraissait extrêmement important de pouvoir soutenir des sportifs handicapés et de montrer que, même si l’on n’est pas valide, on fait preuve de la même motivation. Vous sponsorisez deux sportifs (Thomas Clarion et Yannick Bourseaux), qui ont participé aux Jeux paralympiques de Vancouver en début d’année. C’est une manière d’apporter votre soutien au handisport ? Oui, exactement. On ne les suit pas que sur les Jeux. On a conclu un partenariat avec ces deux fondeurs sur 18 mois. On continuera de les sponsoriser pour la Coupe du monde de 2011 et on s’appuiera sur leur expérience pour sensibiliser nos collaborateurs et nos managers, lors d’une « Semaine du handicap », organisée au sein de notre entreprise. Quelles sont les actions menées concrètement au sein de votre entreprise, grâce à votre Mission Handicap ? Nous avons prévu d’embaucher 130 personnes, sur l’ensemble du groupe en France, dans les deux à trois ans. Notre action porte aussi sur le maintien dans l’emploi de nos collaborateurs en situation de handicap. Il faut donc être proche d’eux pour s’assurer que leurs conditions de travail sont les meilleures. Pensez-vous que, grâce à cette mission, le regard sur le handicap peut changer au sein des entreprises ? Au sein de notre entreprise, on sent déjà des changements. Certains de nos managers sont très sensibilisés à notre cause. Il reste beaucoup de travail à faire, de nombreuses actions à entreprendre, mais notre Mission Handicap créée à cet effet s’y emploie quotidiennement.• PUBLI-RÉDACTIONNEL Yannick Bourseaux, l’un des fondeurs sponsorisés par la société de services informatiques Atos Origin. Atos Origin est l’un des principaux acteurs mondiaux dans les services informatiques. Au travers de ses activités de services transactionnels de haute technologie, de conseil, d’intégration de systèmes et d’infogérance, le groupe propose des solutions innovantes, complètes et spécifiques, et compte parmi ses clients de grands groupes internationaux, dans tous les secteurs d’activité. Atos Origin réalise un chiffre d’affaires annuel de 5,1 milliards d’euros et emploie environ 49 000 collaborateurs dans 40 pays. Présent sur 30 sites en France, Atos Origin compte, grâce à sa Mission Handicap, recruter 130 personnes handicapées d’ici à 2011. Plus d’informations sur : www.atosorigin-handicap.fr Direct Soir n o 791 Vendredi 25 juin•



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