Direct Soir n°789 23 jun 2010
Direct Soir n°789 23 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°789 de 23 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Marc Levy : « Rendre les autres heureux »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 Exploration ➔ Le trois-mâts goélette La Boudeuse, missionné par le Grenelle de la mer, a dû interrompre le 1 er juin à minuit son exploration autour du monde, faute de soutien financier. Mais le capitaine Patrice Franceschi, toujours à bord du navire dans la baie de Fort-de- France (Martinique), demeure d’un calme olympien : « Nous attendons que quelqu’un se manifeste pour acheter le bateau, en vente depuis une semaine. Nous n’avons simplement plus le choix. » Si Franceschi, en vieux baroudeur, sait rester optimiste, c’est aussi qu’il a reçu depuis quelques semaines des milliers de messages de soutien passionnés. De quoi l’avenir sera-t-il fait ? L’équipage de La Boudeuse et lui-même l’ignorent encore. « Nous affrontons la tempête, qui n’est finalement que financière. Le navire est intact, l’équipage est sauf. C’est le principal. » Franceschi ne nourrit pas d’amertume vis-à-vis du ministère de l’Ecologie : « Notre destin n’a pas d’importance à côté de cette grande idée qu’est le Grenelle de la mer. Nous la soutenons depuis le début parce qu’elle est belle, nous n’allons pas changer notre attitude à son égard seulement parce que nous sommes aujourd’hui hors-jeu. » Touché par les deux lettres que les scientifiques de l’expédition ont adressées de leur propre chef au ministre de l’Ecologie puis au président de la République pour que l’expédition continue, Franceschi espère qu’un investisseur privé se manifestera rapidement pour faire vivre son navire de légende. Pour que, Grenelle de la mer ou pas, l’aventure continue. http://la-boudeuse.org Le capitaine de La Boudeuse, Patrice Franceschi. À suivre… Le chiffre du jour 2,5 Regards d’Afrique NOTRE PLANÈTE Calme plat pour « La Boudeuse » On va nager sur la Lune ➔ Les suites de la mission de la Nasa LCROSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) de l’an passé n’ont pas fini de surprendre. Alors que la revue Science avait à l’époque divulgué la faible présence d’eau sur notre satellite, une équipe de chercheurs américains et japonais de la Carnegie Institution for Science assurent aujourd’hui dans une nouvelle publication que la présence du précieux liquide sur l’astre sélénite serait cent fois supérieure aux prévisions. C’est en analysant des échantillons de roches qu’ils ont relevé la présence d’hydroxyle – un radical formé d’un atome d’hydrogène et d’un atome d’oxygène –, qui induit une forte quantité d’eau dans le magma lunaire. Une éducation à la hauteur du siècle KRANZ/PHOTOGUERILLA/SIPA La quantité d’eau sur la Lune serait supérieure aux estimations. Les jeunes Africains planchent actuellement sur les épreuves de leurs « baccalauréats » nationaux. L’occasion de s’interroger sur le système d’enseignement actuel et les pistes de réforme possibles. La plupart du temps, les effectifs par classe atteignent 80 à 100 élèves. Bien se former en Afrique subsaharienne est très difficile. Comment peuvent faire des parents analphabètes, parlant un idiome local et vivant loin des écoles et lycées, pour assumer en plus une scolarité au coût élevé ? DISPARITÉS L’école devrait servir à former le citoyen par un apprentissage des règles de vie et d’une culture nationale, à développer les potentialités de chacun et à apprendre des savoir-faire et un métier. Aucune école ne répond entièrement aux attentes de tous : la nation, l’Etat, les parents et les élèves. Aller à l’école primaire n’est pas à la portée de tous, M. REYNOLDS/EPA/SIPA encore moins lorsqu’on est une fille. Les effectifs par classe atteignent souvent 80 à 100 élèves ! On y écoute religieusement un maître qui demande d’apprendre par cœur une leçon. De l’école primaire à l’université, l’élève est invité à devenir disciple, sans grand esprit critique. Le contenu des enseignements classiques en Afrique francophone reste largement calqué sur celui de l’exmétropole. En Afrique anglophone, si l’enseignement se fait massivement en swahili ou en haoussa, et si l’effort d’africanisation et de professionnalisation des disciplines est réel, les épreuves du « bac » (GCE A-Level) de certains pays sont corrigées à Londres. Cela révèle la dépendance intellectuelle, l’insuffisance de formation dans les savoirs et savoirfaire locaux et les décalages entre besoins et formations. IMMENSE ASPIRATION Pourtant, la situation n’est pas désespérée. L’appétit d’apprendre est Directsoir N°789/Mercredi 23 juin 2010 TRÈS GRAND EST LE RESPECT POUR CEUX QUI SAVENT Les ménages aisés en France produisent deux fois et demie plus de gaz à effet de serre que les ménages plus modestes, selon la dernière étude de l’Insee publiée dans la revue L’économie française. Mais les émissions varient aussi selon la taille des familles : « En France, un habitant induit par sa consommation une émission de 6,4 tonnes de CO2 par an en moyenne, mais ce chiffre atteint 8,6 tonnes pour les personnes vivant seules et ne s’élève qu’à 4,1 tonnes pour les personnes vivant au sein d’une famille nombreuse », relève l’Insee. Familles nombreuses, familles vertueuses ? immen se, et très grand est le respect pour ceux qui savent. Qui plus est, dans les pays concernés, la qualité de la littérature africaine francophone nous rappelle que la langue française y est parfaitement maîtrisée. « Réfor - mer » le système éducatif consisterait à africaniser le contenu des disciplines, à dispenser un enseignement rigoureux en tant que tel, dans un plurilinguisme vivant. L’enseignement de savoirs pratiques ne doit pas enfermer les filles dans la couture et les garçons dans des cours désuets d’agriculture. La décolonisation de l’école, c’est également donner toute leur place aux technologies de pointe comme à la pharmacopée locale, à enseigner dans et hors de l’institution scolaire. Là aussi, la deuxième indépendance est bien engagée. Infos : CADE (Coordination pour l’Afrique de demain). www.afrique-demain.org
Je voulais la er une trace dans (de ma classe) &.Offiêë'2010 SONNfZ•VOUS



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