Direct Soir n°788 22 jun 2010
Direct Soir n°788 22 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°788 de 22 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Katherine Heigl : « Je n'ai rien d'une James Bond girl »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 ANDREW GOMBERT/EPA/SIPA REPÈRES A. WEBER/SIPA EN COUVERTURE KATHERINE HEIGL LES DEBUTS DANS LA PUB ➔ A seulement 9 ans, Katherine Heigl pose pour des magazines et des publicités. En parallèle, elle décroche un premier rôle dans That Night (1992) et King of the Hill (1993). Elle succède à l’actrice française Marie Gillain dans le remake américain du long métrage Mon père, ce héros, avec Gérard Depardieu (photo). On l’aperçoit ensuite dans Piège à grande vitesse (1995) avec Steven Seagal, et dans Mortelle Saint-Valentin ANATOMIE D’UN SUCCÈS Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projetKiss and Kill ? Katherine Heigl : Robert Luketic (le réalisateur,ndlr) m’a apporté le scénario. J’avais beaucoup aimé travailler avec lui sur L’abominable vérité. C’était tentant de recommencer. L’histoire était charmante et drôle : j’ai aimé l’imbrication de l’action et de la comédie. Il y a du James Bond dans Kiss and Kill même si je n’ai rien d’une James Bond girl ! Vous êtes-vous reconnue dans votre personnage ? K. H. : Pas vraiment. Au début du film, Jen est une célibataire un peu gaffeuse. Quand j’ai lu le script, « JE SUIS OBSÉDÉE j’étais déjà mariée PAR MA FILLE » et avec Josh (Kelley,ndlr) depuis quatre ans. La solitude et l’angoisse de ne pas rencontrer le prince charmant, c’était déjà derrière moi. J’ai une mère solide qui m’a poussée à être indépendante et à ne pas attendre de trouver un homme pour être heureuse. Tom Selleck et Catherine O’Hara, vos parents dans le film, sont très présents. Est-ce également le cas dans votre vie privée ? K. H. : Oui, ma mère et moi sommes très proches, nous habitons à côté. Elle fait tout le temps la cuisine et comme mon mari et moi avons toujours faim, on se F. OCKENFELS/NEWSCOM/SIPA retrouve volontiers à table. Je sais, ça fait très années 1950… Le tournage vous a permis de passer quelque temps en France… K. H. : C’est un pays magnifique. La nourriture est extraordinaire. Malheureusement, je n’ai pas pu beaucoup en profiter et comme je n’aime pas trop prendre l’avion, je ne suis pas sûre d’y retourner tout de suite. Dans L’abominable vérité, vous tombiez amoureuse de Gerard Butler. Cette fois vous êtes mariée à Ashton Kutcher. Qui est le meilleur partenaire ? K. H. : Le choix est difficile. Ils sont tous les deux formidables, mais différents tant physiquement que mentalement. L’idéal, ce serait un film avec eux... et moi au milieu ! Le secret est la clé de Kiss and Kill. C’est important de ne pas tout se dire dans un couple ? K. H. : Dans toutes les relations, amicales ou amoureuses, c’est important de continuer à découvrir des choses. Mon mari est aujourd’hui un homme très différent de celui que j’ai rencontré. Vous avez adopté une petite fille en septembre. Comment vous sentez-vous dans votre rôle de maman ? K. H. : J’adore ça ! Cela faisait cinq ans que j’en rêvais. C’est l’expérience la plus incroyable qui soit. Je n’avais pas réalisé que j’allais autant l’aimer. J’ai toujours cru que je serai une mère cool. Mais en réalité, je suis obsédée par ma fille. LA RÉVÉLATION À LA TÉLÉ ➔ Jonglant entre le petit et le grand écran, la comédienne endosse l’un des rôles principaux de la série de science-fiction Roswell, adaptation des romans Roswell High, de Melinda Metz. Aux côtés de Shiri Appleby et Jason Behr, elle joue l’extraterrestre Isabel Evans. Katherine Heigl rencontre le succès surtout grâce à la série Grey’s Anatomy (photo) diffusée dès 2005. Son interprétation d’Isobel Stevens, alias « Izzie », lui vaut en 2007 un Emmy Award dans la catégorie meilleur second rôle féminin dans une série dramatique. LILO/SIPA Directsoir N°788/Mardi 22 juin 2010 Révélée par le rôle d’Izzie Stevens dans la série « Grey’s Anatomy », Katherine Heigl fait désormais partie des étoiles montantes d’Hollywood. Elle est à l’affiche de « Kiss and Kill », la dernière comédie de Robert Luketic. Rencontre avec une femme pétillante. (2001) avec David Boreanaz. Bio express• 1978 - Naissance le 24 novembre à Washington D.C. (Etats-Unis).• 1986 - Son frère Jason meurt dans un accident.• 1992 - Première apparition au cinéma dans That Night.• 1999 - La série Roswell lui apporte une certaine notoriété.• 2005 - Son rôle dans la série Grey’s Anatomy la rend célèbre.• 2007- Elle épouse le chanteur Josh Kelley le 22 décembre.• 2010 - Sortie de Kiss and Kill. Elle quitte Grey’s Anatomy. Et votre mari, quel type de père est-il ? K. H. : Il est incroyable. Je savais qu’il serait un bon père, aimant et présent, mais il va au-delà de mes attentes. Je n’ai aucune angoisse à la laisser seule avec lui, or c’est important qu’il puisse prendre le relais quand je travaille. Ainsi, ma fille ne passe pas sa vie entourée de nounous. Vous avez quitté Grey’s Anatomy pour passer plus de temps avec vos proches. Le problème n’est-il pas le même au cinéma ? K. H. : Je suis consciente de ce que la série a pu m’apporter – je n’en serais pas là, sinon. Mais l’avantage de ne faire que des films, c’est qu’on travaille à mi-temps. En général, un tournage dure trois mois, donc même si j’en fais deux par an, j’ai quand même six mois de libres. Et ça, c’est très important depuis que je suis maman. LE SUCCÈS AU CINÉMA ➔ Malgré sa popularité grâce à Grey’s Anatomy (l’actrice a annoncé en mars dernier qu’elle quittait définitivement la série pour se consacrer davantage à sa fille adoptive), Katherine Heigl, élue « blonde la plus sexy de l’année 2007 » par le magazine américain Vanity Fair, multiplie les projets au cinéma. Elle figure ainsi au générique des comédies En cloque, mode d’emploi (2007, photo), 27 robes (2008) et L’abominable vérité (2009).
www.directsoir.net LE FILM Bons baisers de France ➔ Un an après leur première collaboration dans L’abominable vérité, Katherine Heigl retrouve Robert Luketic (La revanche d’une blonde, Las Vegas 21). Dans Kiss and Kill, elle est Jen Kornfeld, une jeune femme plutôt tête en l’air, en vacances dans le sud de la France avec ses parents (Tom Selleck et Catherine O’Hara). C’est là qu’elle fait la connaissance du séduisant Spencer Aimes (Ashton Kutcher), un agent secret américain en mission. C’est le coup de foudre, mais Spencer passe sous silence sa dangereuse profession. Un petit secret qui aura de grosses conséquences lorsque, trois ans plus tard, la tête de Spencer est mise à prix. Plus comédie d’action que comédie romantique, Kiss and Kill possède les ingrédients nécessaires pour séduire un public mixte. Les scènes d’action musclées et les courses-poursuites en voiture ne manqueront pas de saisir les spectateurs au collet, tandis que les spectatrices se réjouiront d’observer Mister Kutcher exhiber son corps d’éphèbe bodybuildé pour le rôle. Ce dernier, que l’on voit plus souvent dans des rôles de séducteur que de surhomme, avoue : « Je ne suis pas à proprement parler un acteur de film d’action, mais j’ai adoré faire celui-là. PETIT ET GRAND ÉCRAN Des liaisons fructueuses Les séries télévisées seraientelles un formidable tremplin pour accéder au monde très fermé du 7 e art ? Au regard de certaines carrières de stars hollywoodiennes, cela ne fait aucun doute. Avant de devenir l’un des acteurs fétiches des frères Coen ou de Steven Soderbergh (avec qui il a tourné la trilogie des Ocean’s), George Clooney s’est illustré dans la série hospitalière Urgences. Son personnage – le Dr Douglas Ross, pédiatre charmant et charmeur du Cook County – est immédiatement plébiscité par le public. Aujourd’hui, sans jamais renier son passé, George Clooney s’est construit une solide filmographie en tant qu’acteur, réalisateur et producteur. Il en est de même pour Will Smith, Johnny Depp, Pierce Brosnan ou encore Leonardo DiCaprio. Eux aussi ont débuté sur le petit écran, respectivement dans Le prince de Bel-Air, 21 Jump Street, Les enquêtes de Remington Steele ou Quoi de neuf, docteur ? Quant à la gent féminine, elle n’est pas en reste. L’ex-femme de Bruce Willis, Demi Moore, a fait ses premiers pas devant la caméra dans General Hospital. Jennifer Aniston a, de son côté, campé le rôle de Rachel Green (pour lequel elle reçoit en 2003 le Golden Globe de la meilleure comédienne dans une série) dans Friends, avant NBCU/SIPA Courteney Cox, Jennifer Aniston et Lisa Kudrow, stars de Friends. George Clooney doit beaucoup à son personnage dans Urgences. de donner la réplique à Jim Carrey (Bruce tout-puissant, 2003), Ben Stiller (Polly et moi, 2004) et Owen Wilson (Marley et moi, 2009). Charismatiques, tous ces comédiens ont réussi à tirer leur épingle du jeu. À DOUBLE TRANCHANT « Mais incarner un personnage populaire à l’écran, si cela permet à l’acteur d’acquérir une immense célébrité, peut parfois l’enfermer dans un certain type de rôle dont il aura du mal à sortir », estime l’historienne Marjolaine Boutet, spécialiste des séries télévisées. Tom Selleck a, par exemple, longtemps été associé à son personnage Je dois quand même reconnaître que je suis plus doué pour l’observation que pour la bagarre. Comédien : c’est une bonne couverture pour un espion, non ? » Kiss and Kill, de Robert Luketic, en salles demain. EN COUVERTURE 7 dans Magnum, avec ses éternelles chemises hawaïennes, son short et sa moustache. De même, Sarah Jessica Parker et David Duchovny se sont vus propulsés en tête du box-office grâce à l’adaptation sur grand écran de Sex and the City pour l’un et X-Files pour l’autre, séries dont ils sont les protagonistes. Néanmoins, leurs expériences cinématographiques se réduisent depuis à peau de chagrin. A l’inverse, des acteurs qui ont connu leur heure de gloire au cinéma dans les années 1980 et 1990 profitent de la télévision pour retrouver une seconde jeunesse. En témoigne le retour depuis 2007 de GlennClose, héroïne de Liaison fatale (1987) avec Michael Douglas, dans la série Damages, dans laquelle elle campe une avocate ambitieuse et redoutable. Idem pour Alec Baldwin (Guet-apens, 1993) qui a renoué avec le succès grâce à la série comique 30Rock. D’autres, ne font que des apparitions occasionnelles en tant que « guest stars » dans un ou plusieurs épisodes, comme Julia Roberts dans New York District. STAYSTILL/SIPA Spencer Aimes (Ashton Kutcher) entraîne sa femme Jen (Katherine Heigl), dans une aventure inattendue et plutôt musclée. PHOTOS : METROPOLITAN FILMEXPORT VERBATIM DDAA/ZOB/WENN.COM/SIPA MCMULLAN CO/SIPA JEFF CHRISTENSEN/AP/SIPA Ce qu’ils pensent d’elle ➔ Ashton Kutcher, comédien « Katherine a quelque chose de joyeusement enfantin et d’innocent, mais elle est aussi d’une grande intelligence. Cela, combiné au questionnement de son personnage quand elle remet brusquement tout en cause dans sa vie, forme un mélange fascinant. » ➔ Robert Luketic, réalisateur « On se connaît bien, nous sommes amis et voisins. Nous travaillons de la même façon et nous avons un grand respect l’un pour l’autre. C’est une actrice avec qui l’on peut être honnête et s’amuser. Katherine apporte à ses interprétations quelque chose de chaleureux qui passe à l’écran. Peu de gens en sont capables. Une partie de son charme réside dans le fait qu’on la sent humaine, accessible, sensible et quelle que soit la scène, même si elle est délirante, Katherine lui apporte une base solide. » ➔ Tom Selleck, comédien « Katherine m’a beaucoup impressionné. C’est anecdotique, mais le début du film se passe en France et le planning de tournage là-bas était très chargé ; en plus, elle jouait encore dans Grey’s Anatomy, c’était vraiment crevant pour elle. Pourtant, elle avait toujours le sourire. Elle ne rechignait jamais à faire quoi que ce soit. Bref, elle est superpro. »



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