Direct Soir n°788 22 jun 2010
Direct Soir n°788 22 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°788 de 22 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Katherine Heigl : « Je n'ai rien d'une James Bond girl »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°788/Mardi 22 juin 2010 4 RENCONTRE Jacques Viguier Après le procès, la vie Le titre est sans ambiguïté : « Innocent ». Deux mois après avoir été acquitté du meurtre de sa femme Suzanne, Jacques Viguier publie son témoignage sur ces dix années de souffrances et de combat. Une première étape dans sa reconstruction. « Il n’y a jamais eu d’enquête sur la disparition, il n’y en a eu que sur ma culpabilité. » Son accent lui permet difficilement de renier ses origines toulousaines. L’homme n’a pas grandchose de l’arrogance que lui ont d’abord prêté les médias. Peut-être un peu de timidité, ou de retenue. Ou bien encore une certaine fatigue. Accusé à tort du meurtre de sa femme Suzanne, Jacques Viguier a toujours clamé une innocence à laquelle personne ne voulait croire. Aujourd’hui, acquitté par deux fois par la cour d’assises (lire encadré ci-contre), il a décidé de donner sa version des faits et de témoigner sur ce qu’il a vécu, de la première garde à vue aux deux procès d’assises en passant par ses neuf mois de détention provisoire. UNE RECONSTRUCTION EN MARCHE Durant ces dix années, depuis la disparition de sa femme jusqu’à l’acquittement, il a fallu continuer à vivre. Et préserver sa famille, qu’il a tenue à soustraire aux journalistes et à maintenir autant que possible dans le plus grand équilibre psychologique. Professeur de droit, Jacques Viguier n’a jamais cessé d’enseigner, sauf pendant ses neuf mois de détention, recevant régulièrement des messages de soutien de la part de ses étudiants. Son affaire, il l’évoque pour Direct Soir entre deux avions. Il doit vite retourner à Toulouse pour les examens. C’est avec émotion qu’il évoque également le soutien massif de ses proches. « Ma famille, mes amis, mes collègues, mes voisins… toutes les personnes autour de moi qui me connaissent, m’ont soutenu. En prison, j’avais des visites en permanence, au parloir, tout le monde venait. C’était un soutien extraordinaire. » Si l’acquittement fut un réel soulagement, la fin de dix années de souffrances d’une famille, pour Jacques Viguier la « véritable libération » ne se concevra « que lorsque l’on connaîtra la vérité sur la disparition de Suzanne ». Le mystère demeure en effet entier sur ce qu’il est advenu de sa femme, qui n’a jamais été recherchée. « Aujourd’hui que j’ai été innocenté, on ne cherchera pas d’autres pistes. Le dossier est clos, il ne sera Jacques Viguier, chez lui, après avoir été reconnu innocent pour la seconde fois. « Être innocent ça ne suffit pas. » ➔ Innocent, dix ans de souffrances et de combat, de Jacques Viguier, préface de Denis Tillinac, éditions Plon, 196 pages, 17 €. ÉDIT. PLON En 2009, la cour d’assises de la Haute-Garonne acquittait Jacques Viguier une première fois. Chrono Express 27 février 2000 - Suzanne Viguier disparaît. Dans les jours qui suivent, son amant déclare à la police que son mari est capable de l’avoir tuée. La police lui fait confiance et abandonne l’enquête sur disparition pour une enquête sur meurtre. 11 mai 2000 - Jacques Viguier est placé en détention provisoire à la prison Saint-Michel, à Toulouse. Il y reste neuf mois. 30 avril 2009 - Jacques Viguier est acquitté une première fois en assises. L’avocat général fait appel. 20 mars 2010 - Jacques Viguier est acquitté une seconde fois. rouvert qu’en cas de nouveaux éléments. Mais juridiquement, je ne peux rien relancer moi-même. » Aujourd’hui, après l’acquittement judiciaire c’est en quelque sorte pour obtenir celui du public, qui ne le connaît qu’à travers ce qu’il considère comme des calomnies des médias, que Jacques Viguier publie son livre. « Je l’ai écrit au départ en 2007 quand il y a eu une violation de sépulture, parce qu’une lettre anonyme m’accusait d’avoir placé le corps de ma femme dans une tombe. J’ai eu besoin de vider mon sac. La deuxième raison, c’est que mes psys m’ont conseillé de me défouler dans l’écriture, considérant que ce serait une bonne thérapie. J’ai été innocenté deux fois par la justice, mais j’ai écrit ce livre pour tous ceux qui continuent de me croire coupable. Dans le dernier quart du livre, j’évoque tous les éléments du dossier et montre combien il est vide et ne repose sur rien. »
Je vo lais les plon r dans mon'oàOffiëë 2010 ETONNEZ VOUS



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