Direct Soir n°785 17 jun 2010
Direct Soir n°785 17 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°785 de 17 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : « L'agence tous risques » l'assurance du succès

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 INTERVIEW CULTURE NTM, groupe de rap Joey Starr, les douze derniers mois furent chargés pour vous. Entre le cinéma et la musique, qu’est-ce qui vous motive le plus aujourd’hui ? Joey Starr : Il y a eu la prison aussi ! Ce qui me motive le plus, c’est ce qu’on va faire là, car ma passion première reste la musique. Le cinéma, c’est encore accessoire. OK, c’est mortel d’avoir été nominé aux césars, mais ça ne confirme pas que je suis un acteur. Je suis « une actrice » pour l’instant (Joey Starr a été nominé aux Césars pour le film Le bal des actrices de Maïwenn,ndlr). Ça a été une grosse année pour moi aussi car on a fait beaucoup de répétitions. On a mouillé le maillot parce qu’on va faire quatre-cinq dates, et NTM est une grosse machine. Et puis c’est l’histoire de ma vie aussi. Un concert, mais toujours pas de nouvel album sous la bannière NTM… Kool Shen : Non, pas de projet de nouvel album pour NTM, mais j’ai participé à l’album solo de Joey, qui devrait sortir à la fin de l’année, et il est venu sur le mien. Pour l’instant, on est focalisés sur les dates de cet été. On voulait juste monter sur scène ensemble. Le studio, ce n’est pas ce qu’on préfère, donc si on peut commencer par quelque chose d’un peu plus ludique, comme le live, on le fait. Après, si la machine se remet en route, on verra... Le message, c’est toujours « On est encore là » ? K.S. : On n’a pas réellement de message aujourd’hui, à part le contenu des textes, l’envie de jouer sur scène et d’y ramener quelque chose de nouveau. C’est pour cela qu’aujourd’hui il y a des musiciens autour de nous. Le concert sera le même qu’à Bercy ? K.S. : Il y a des guests qui étaient à Bercy, d’autres qui n’y étaient pas. Surprise… J.S. : C’est du revival, donc autant laisser une part d’inconnu. Quel est votre meilleur souvenir de scène jusqu’à présent ? J.S. : On nous pose souvent cette question, mais il nous est arrivé tout et n’importe quoi. Je suis même monté une fois sur scène sous champignons en Suisse, je me suis pris pour Michael Jackson toute la soirée… Directsoir N°785/Jeudi 17 juin 2010 « On voulait juste monter sur scène ensemble » Après avoir rempli cinq fois Bercy en 2008, le groupe NTM, de Joey Starr et Kool Shen, véritable machine née pour la scène, s’apprête à mettre le feu au parc des Princes. Les années passent, mais l’envie reste intacte. Rencontre avec un duo qui n’a toujours pas vieilli. NTM s’était déjà reformé en 2008 pour une tournée nationale. K.S. : Honnêtement, en toute prétention, depuis nos débuts dans une MJC jusqu’à maintenant, on a réussi 99% de nos concerts. On se défonce sur scène. On a fait plus de 500 dates. Des bons souvenirs, il y en a trop pour n’en citer qu’un. Ça se passe bien en général, et quand ça se passe bien, tu décolles un peu du sol. Rien que ce souvenir-là, c’est énorme. K.S. et J.S. : Y a pas de mots quand cela te porte ! K.S. : Mais on a des anecdotes. Comme la fois où la scène s’est écroulée tellement le public a poussé ! J.S. : Tout le monde ne peut pas se vanter de faire ce genre de choses. Sur 500concerts, il doit y avoir eu au moins 1000 bons moments. Avec la quarantaine et des enfants, avez-vous toujours la rage ? K.S. : Depuis Pasteur, plus personne n’a la rage. (rires) J.S. : Il a tout dit. (rires) Je pense qu’hier on écrivait des choses dont on était convaincus, tout en sachant que c’était notre point de vue. Aujourd’hui, on a plus envie de faire de la musique dans sa globalité. Cela ne veut pas dire que le discours à caractère social va changer, mais aujourd’hui, on a envie d’attacher autant d’importance au texte qu’à la production. On a envie que tout soit égal. Suprême NTM, en concert le 19 juin à Paris (Parc des Princes), le 16 juillet aux Vieilles Charrues (Carhaix), le 20 juillet au Paleo Festival (Nyon) et le 11 août à la Foire de Colmar. Kool Shen et Joey Starr, en décembre 2009 au Grand Journal, sur Canal+.
www.directsoir.net CULTURE ROMAN Vous avez un nouveau message A l’heure des textos et de Facebook, Amanda Sthers renoue, dans « Les terres saintes », avec la tradition épistolaire et signe une série de lettres et d’e-mails aussi drôles que touchants. Réalisatrice, scénariste, auteur de théâtre – on lui doit entre autres Le vieux juif blonde – Amanda Sthers revient avec un nouveau roman à dévorer en une nuit. Un véritable objet de drôlerie qui, à peine édité, se trouve déjà dans les classements des magazines littéraires. Et pour cause. Les terres saintes est une subtile équation d’originalité et d’émotion. Un échange de lettres et d’e-mails drôles, pinçants, touchants entre quatre membres d’une même fa mille – un père, juif ashkénaze, ancien cardiologue devenu éleveur de porcs en Israël et en contradiction permanente avec un rabbin, son ex-épouse, goy métamorphosée en vraie mère juive, leur fils homosexuel auteur de théâtre et leur fille accumulant les échecs amoureux. A coup de plume ou de caractères électroniques, ce petit monde s’écrit ce qu’il ne peut se dire de vive voix. En résulte autant Amanda Sthers publie son premier roman, Ma place sur la photo, en 2004. Quatre ans plus tard, elle se lance dans la réalisation avec Je vais te manquer, sorti en salles en juin 2009. Le dernier ouvrage de la romancière se place parmi les meilleures ventes des éditions Stock. d’histoires étonnantes – savez-vous, par exemple, qu’en Israël on se sert des porcs pour pourchasser les terroristes ? – que de moments d’émotion, de doute et d’amour. Car entre deux échanges à l’humour mordant, Amanda Sthers révèle avec rythme et pudeur les failles des uns et des autres, l’incompréhension, la maladie ou encore le passage à l’âge adulte. Autant de tranches de vie dont il est difficile de se détacher. Il le faudra bien, Amanda Sthers étant déjà sur un autre projet. Elle annonçait à Cannes travailler sur un second long-métrage, intitulé La reine mère, prévu pour l’année prochaine. Les terres saintes, Amanda Sthers, Stock, 16, 50 €. STOCK



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :