Direct Soir n°783 15 jun 2010
Direct Soir n°783 15 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°783 de 15 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Colin Farrell, la maturité

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 CINÉMA EN COUVERTURE UN COLIN FARRELL PUR MALT Après « Crazy Heart » de Scott Cooper, le plus américain des acteurs irlandais sera à l’affiche demain dans « Eyes of War », troisième long métrage du réalisateur bosnien Danis Tanovic. Colin Farrell se glisse dans la peau d’un reporter de guerre en proie au doute. « Dès que j’ai vu Colin (Farrell), à la fois exalté et maître de lui, j’ai su qu’il s’imposait dans le rôle. Cela a été merveilleux de travailler avec lui, d’autant qu’il pose plein de questions, ce que j’apprécie énormément. » Le réalisateur Danis Tanovic ne tarit pas d’éloges quand il s’agit de vanter les qualités de l’acteur qu’il vient de diriger dans Eyes of War. Colin Farrell y campe le rôle de Mark, un reporter de guerre irlandais envoyé en mission pour couvrir le conflit au Kurdistan (voir ci-dessous). Cheveux longs, barbe naissante, corps efflanqué et muscles saillants, le comédien a perdu une vingtaine de kilos pour coller au plus près au physique de son personnage. Dès la première lecture du scénario, qu’il a par ailleurs trouvé « formidable du début à la fin », Colin Farrella en effet noté la silhouette décharnée de Mark témoignant d’un lourd traumatisme psychologique. « Dans le livre de Scott Anderson (nouvelle dont s’inspire le film,ndlr), Mark est présenté comme presque rachitique lorsqu’il rentre chez lui, à Dublin », explique-t-il. Après avoir consulté de nombreux livres de photos de guerre et visionné des documentaires, Colin Farrell est parvenu à s’imprégner de l’univers de ce photojournaliste, partagé entre les événements du Kurdistan et sa vie en Europe. « J’ai été content de voir que l’idée que je m’étais faite du parcours du personnage correspondait à celle de Scott Anderson », ajoute-t-il. Métamorphosé, ce fils et neveu de footballeurs, diplômé de la Gaiety School of Drama of Acting, se révèle convaincant. « C’est un acteur intelligent qui s’engage à fond dans tout ce qu’il fait », précise Kelly Reilly, sa partenaire dans Eyes of War. Un avis que partage le producteur Alan Moloney : « En dix LE FILM « EN DIX ANS DE TRAVAIL INTENSE, COLIN EST DEVENU UNE STAR » Alan Moloney, producteur. ➔ Mark (Colin Farrell) et David (Jamie Sives) sont deux photoreporters plongés au cœur du conflit, au Kurdistan. Alors que le premier cherche à tout prix le cliché qui lui permettra d’accéder à la gloire, le second souhaite simplement rentrer au pays pour retrouver son épouse, enceinte. Mais David disparaît. Après No Man’s Land (oscar du meilleur film étranger), Danis Tanovic, qui a lui-même connu l’horreur de la guerre, signe un film sur la survie et la culpabilité (lire aussi critique p.14). E. PENDZICH/REX/SIPA ans de travail intense, Colin est devenu une star. Il a acquis une densité qui lui a permis de camper Mark avec une grande sincérité. » RETOUR AU PAYS Pour les besoins du film, Colin Farrella retrouvé sa terre natale, l’Irlande ; plusieurs scènes ont en effet été tournées dans les quartiers dublinois de Capel Street, North Great Georges Street, Henrietta Street et Kildare Street. Des origines avec lesquelles l’acteur a déjà renoué pour Ondine de Neil Jordan (sortie en salles le 25 août). Il y joue le rôle d’un pêcheur irlandais aux côtés de sa compagne, Alicja Bachleda-Curus. Colin Farrell sera également à l’affiche prochainement dans A marche forcée de Peter Weir, dans London Boulevard de William Monahan avec Keira Knightley ou encore dans Horrible Bosses de Seth Gordon avec Jennifer Aniston. Enfin, l’ancien bad boy d’Hollywood reviendra sur les écrans avec Cosmopolis, la nouvelle production du réalisateur canadien David Cronenberg, adaptée du roman de Don DeLillo. Et notre « frenchie » Marion Cotillard aura l’honneur de lui donner la réplique. Sans nul doute, le beau gosse aseptisé est devenu un comédien authentique. Colin Farrella su s’imprégner de l’univers du photojournalisme pour incarner Mark. CREDIT D. VEKIC/BAC FILMS Directsoir N°783/Mardi 15 juin 2010 CASTING D. VEKIC D. VEKIC/BAC FILMS D. VEKIC/BAC FILMS D. VEKIC Jamie Sives (David) Dans Eyes of War, il prête ses traits à David, le meilleur ami de Mark. Originaire d’Ecosse, Jamie Sives a débuté sa carrière dans Wilbur de Lone Scherfig, pour lequel il décroche le prix du meilleur espoir anglais au festival de Berlin. Depuis, il a été à l’affiche de nombreuses productions : Love (et ses petits désastres) avec Brittany Murphy, My Name is Hallam Foe avec Jamie Bell et Last Chance for Love avec Emma Thompson et Dustin Hoffman. Kelly Reilly (Diane) Découverte par le public français dans L’auberge espagnole de Cédric Klapisch, l’actrice britannique a tout de suite accepté la proposition de Danis Tanovic, « un formidable réalisateur qui a un vrai regard » selon elle. Elle joue le rôle de Diane, la femme de David. Kelly Reilly est apparue dernièrement dans Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, aux côtés de Jude Law et Robert Downey Jr. Elle sera prochainement à l’affiche de Me and Orson Welles, de Richard Linklater, avec Zac Efron. Paz Vega (Elena) Star en Espagne, la comédienne incarne Elena, la compagne de Mark. Après Parle avec elle de PedroAlmodovar, Not Forgotten de Dror Soret et The Spirit de Frank Miller, Paz Vega reviendra avec The Six Wives of Henry Lefay de Howard Michael Gould. Christopher Lee (Joaquin Morales) L’interprète cultissime de Dracula, également au casting des trilogies Star Wars et Seigneur des Anneaux, est le grand-père d’Elena, Joaquin Morales. Ce psychiatre a par le passé aidé des patients ayant commis des crimes contre l’humanité. Un fait que lui reproche sa petite-fille. En parallèle de sa carrière de comédien, Christopher Lee se consacre à sa deuxième passion : la musique. Son premier album solo, Revelation, est devenu disque de platine.
www.directsoir.net Dix ans d’ascension De Dublin à Los Angeles, Colin Farrella gravi les échelons en une décennie, passant du statut de comédien amateur à acteur « bankable ». Retour en images sur les grands rôles qui ont jalonné sa carrière. La notoriété Phone Game (2003) Colin Farrell retrouve le réalisateur Joel Schumacher sur le tournage de Phone Game. Dans ce thriller, il incarne un jeune attaché de presse new-yorkais, piégé par des appels passés à partir d’une même cabine téléphonique. La même année, le comédien réalise l’un de ses rêves les plus chers. Il donne la réplique à Al Pacino – qu’il considère comme un « monstre sacré du cinéma » – dans La recrue, de Roger Donaldson. La consécration Bons baisers de Bruges (2008) Jonglant entre son arme et sa glace à la fraise, le comédien interprète Ray, un tueur à gages irlandais, caché dans la ville belge avec son acolyte Ken, joué par Brendan Gleeson. Drôle malgré lui dans cette comédie de Martin McDonagh, il obtient en 2008 le Golden Globe du meilleur acteur pour son interprétation. INTERFOTO USA/SIPA Après une participation dans la série Ballykissangel et dans le film The War Zone de Tim Roth, Colin Farrell décroche le rôletitre dans Tigerland de Joel Schumacher. Sa prestation séduit les réalisateurs hollywoodiens, en particulier Steven Spielberg. C’est le début de sa carrière outre-Atlantique. Héros royal Alexandre (2005) Dans ce péplum historique d’Oliver Stone (à d.), Colin Farrell se glisse dans la peau d’Alexandre le Grand, roi de Macédoine. Aussi célèbre pour ses rôles que pour ses fantaisies capillaires, l’acteur s’affiche avec une chevelure blonde décolorée. Il partage l’affiche avec Angelina Jolie, Val Kilmer, Jared Leto, Rosario Dawson et Anthony Hopkins. PROD DB/BLUEPRINT PICTURES-SCION FILMS/DR EN COUVERTURE 9 La disparition tragique Un défi de taille de l’acteur Heath Ledger aurait pu sonner l’arrêt de mort du film L’Imaginarium du docteur Parnassus. C’était sans compter sur Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell qui ont accepté de le remplacer au pied levé. « (Colin) devait à la fois être attirant et sombre, sympathique et antipathique. Ce n’était pas évident à restituer mais (il) a été fantastique », confie le réalisateur Terry Gilliam, ex-Monty Python. PROD DB/WARNER BROS/DR Ses premiers pas Tigerland (2001) Sous les sunlights Miami Vice - Deux flics à Miami (2006) Colin Farrell succède à Don Johnson dans l’adaptation cinématographique de la série à succès des années 1980, Deux flics à Miami Sous la direction de Michael Mann, il joue le rôle de James « Sonny » Crockett aux côtés de Jamie Foxx, alias Ricardo « Rico » Tubbs. Les deux acteurs ont suivi pendant près de trois mois un entraînement intensif avec des policiers locaux et fédéraux. L’Imaginarium du docteur Parnassus (2009)



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