Direct Soir n°783 15 jun 2010
Direct Soir n°783 15 jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°783 de 15 jun 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Colin Farrell, la maturité

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 CINÉMA ANIMATION Mon prestidigitateur bien-aimé Sept ans après le succès des « Triplettes de Belleville », Sylvain Chomet propose une aventure cinématographique pleine de poésie avec l’adaptation de « L’illusionniste », un scénario de Jacques Tati, écrit mais jamais réalisé. Un magicien en fin de carrière rencontre une jeune fille qui va changer sa vie. Après le succès des Triplettes de Belleville en 2003, on aurait pu s’attendre à ce que Sylvain Chomet devienne un acteur omniprésent de l’animation française. Et pourtant, il aura fallu sept ans au réalisateur français pour revenir sur le devant de la scène. Adaptation du scénario qui aurait dû constituer le quatrième film de Tati, son nouveau long métrage a de quoi attirer l’attention des cinéphiles. Dès les premières images, l’animation de Chomet émerveille et lève le doute quant à l’identité du modèle du personnage principal de ce conte pour adultes. C’est bien Jacques Tatischeff que l’on reconnaît sous les traits de ce grand échalas à la gestuelle hésitante. Ecumant les FANTASTIQUE ➔ Adaptation d’un roman graphique de Yoshiie Gouda, Air Doll est le nouveau film de Kore-Eda Hirokazu (réalisateur des magnifiques After Life, Nobody Knows et Still Walking). Plus que la dimension érotique, c’est l’émotion engendrée par le passage d’être inanimé à animé de Nozomi, poupée gonflable nouvellement douée d’une conscience et de sentiments, qui intéresse le réalisateur. Etrange et poétique, ce Un cœur de poupée OCEAN FILMS salles parisiennes et londoniennes, où l’on commence à ne plus vouloir de lui, ce personnage de prestidigitateur symbolise la fin de l’âge d’or du music-hall, thématique principale de ce film quasi muet. Atterri dans une bourgade d’Ecosse, il fait la connaissance d’Alice, une jeune fille qui va croire à la magie de ses tours de passepasse. Cette rencontre, entre attachement filiale et aveuglante innocence, fonde l’autre dimension de L’illusionniste. Et si ce n’était que pour son rendu de la fin des années 1950 ou de la lumière du ciel audessus d’Edimbourg, le voyage auquel nous convie le cinéaste vaudrait déjà le détour. L’illusionniste, de Sylvain Chomet. En salles demain. conte de fées urbain invite à une réflexion sur la société de consommation qui trouve des substituts à l’humain et aux sentiments ainsi qu’une magnifique méditation sur la solitude, empreinte de philosophie existentielle. Avec ce souci du détail qui fait tout son talent, Kore-Eda Hirokazu en profite pour truffer son film de références cinématographiques. Un régal pour les cinéphiles. Air Doll, de Kore-Eda Hirokazu. En salles demain. Du-na Bae (Nozomi). PATHÉ DIST. GUERRE Invisibles blessures ➔ Kurdistan, années 1980. Mark (Colin Farrell) et David (Jamie Sives) sont photographes de guerre en mission. Alors que David décide de rentrer plus tôt pour rejoindre Diane, sa femme enceinte, Mark décide de rester seul. Blessé, il est rapatrié à Dublin où il apprend que David a disparu. Au bout de quelques jours, l’absence de ce dernier commence à inquiéter ses proches. Récit d’un traumatisme, Eyes Of War invite le spectateur à une réflexion sur la guerre et ses répercussions psychologiques. Eyes Of War, de Danis Tanovic. En salles demain. Mark (Colin Farrell). HUIS CLOS Pour une nuit de plus ➔ Ce premier film du dramaturge australien Michael Rowe, qui vit au Mexique depuis seize ans, a remporté la caméra d’or au dernier Festival de Cannes. Année bissextile plonge le spectateur dans le quotidien morne d’une jeune Mexicaine célibataire, Laura, qui se renferme peu à peu dans une solitude que seuls le téléphone et Internet viennent interrompre. Multipliant les aventures sans lendemain, elle rencontre un homme à la sexualité sadomasochiste mais prêt à la revoir. Elle accepte d’accéder à ses désirs pour mieux le garder auprès d’elle. Année bissextile, de Michael Rowe. En salles demain. Gustavo Sanchez Parra (Arturo) et Monica Del Carmen (Laura). D. VEKIC PYRAMIDE Directsoir N°783/Mardi 15 juin 2010 L’apprentissage de la vie filmé dans quatre pays différents. DOCUMENTAIRE S’ouvrir au monde ➔ Filmer quatre bébés de pays différents de leur naissance à leurs premiers pas, telle est l’idée originale proposée par Alain Chabat au réalisateur Thomas Balmès. Un projet qui mènera ce dernier et son équipe d’un village namibien à Tokyo, de la banlieue résidentielle de San Francisco aux steppes mongoles. En découle Bébés : un documentaire brut, sans commentaire, aux images léchées pour une immersion dans quatre familles. L’occasion de suivre, avec humour et pertinence, le parcours de Ponijao, Hattie, Mari et Bayarjargal dans leurs apprentissages du monde mais aussi de découvrir des traditions et schémas de vie parfois diamétralement opposés qui ne manqueront pas d’intéresser baroudeurs et mamans curieuses. Bébés, Thomas Balmès. En salles demain. DRAME Au-delà des murs ➔ Réalisatrice, Barbara (Ronit Elkabetz) a pour habitude de travailler avec des détenus. Chaque semaine, elle se rend à la prison pour des entretiens qui serviront au scénario de son prochain film. Sur place, elle fait la connaissance de Michel (Carlo Brandt) avec qui elle va peu à peu nouer une relation amoureuse. Seul lien vers l’extérieur pour Michel, elle prend des risques en lui rendant service au point d’oublier que, dans ce monde clos, chaque geste est observé. Rien n’arrête l’amoureuse aveuglée. Ici, amour et amitié n’ont pas de limites, quitte à transgresser les lois et protéger ses proches. La réalisatrice signe une touchante histoire d’amour au sein de l’univers carcéral. Les mains libres, de Brigitte Sy. En salles demain.
www.directsoir.net COMÉDIE Fatalement drôle Pour ses premiers pas derrière la caméra, Michaël Youn adapte sur grand écran les aventures du rappeur mégalo, Fatal Bazooka. Grandeur et décadence d’une star des Alpes. Archétype du rappeur bling bling, Fatal est misogyne, exubérant et vulgaire. Devenu une star internationale avec plus de 15 millions d’albums vendus, il collectionne les grosses voitures, organise des fêtes déjantées et s’entoure de bimbos peroxydées. Le chanteur hardcore savoyard, au phrasé proche de celui de Jean-Claude Van Damme, annonce même l’ouverture de Fataland, son propre parc d’attractions – toute ressemblance avec un roi de la pop aujourd’hui disparu ne serait qu’une pure coïncidence. Mais sa notoriété est mise à mal par l’arrivée sur le marché d’un nouvel ovni musical, Chris Prolls, figure montante de l’électro-pop. Né à Montmartre d’une mère cheyenno-suédoise, ce « citoyen du monde » se hisse en tête des ventes, reléguant l’indétrônable QUINTA DRAME Bons baisers de Sicile Giuseppe Tornatore, le réalisateur de « Cinema Paradiso », nous entraîne dans une saga familiale et une grande fresque sicilienne s’étalant des années 1930 aux années 1980. Portrait d’une famille au fil des générations, avec Francesco Scianna et Margareth Made. ➔ Cicco est un jeune berger du village de Baaria. La Seconde Guerre mondiale et ses injustices donneront à son fils, Peppino, l’envie de s’engager auprès des communistes. Mais l’amour frappe à sa porte… Grand prix du jury du Festival de Cannes en 1989, Golden Globe et oscar du meilleur film étranger pour Cinema Paradiso, le réalisateur Giuseppe Tornatore retourne, plus de vingt ans après ce Fatal au rang de rappeur has been. Pour son premier film en tant que réalisateur, l’ancien animateur du Morning Live (M6) sort l’artillerie lourde : une succession de sketchs plus déjantés les uns que les autres, des répliques efficaces à l’humour potache et des titres survitaminés qui ne sont pas sans rappeler les Fous ta cagoule, J’aime trop ton boule et autres Parle à ma main. Au casting, on retrouve Vincent Desagnat, Stéphane Rousseau, Fabrice Eboué, Armelle, Isabelle Funaro, mais aussi Catherine Allégret et Jean Benguigui. Michaël Youn signe une satire réussie sur les aléas de la célébrité et du star system. « Fatal, c’est 100% moi avec mes excès, mes outrages, mais aussi avec ma sensibilité et ma poésie », avoue-t-il. Fatal, de et avec Michaël Youn, en salles demain. succès critique et populaire, dans sa Sicile natale. Philippe Noiret ne peut plus, hélas, faire partie du casting de cette nouvelle production, présentée en ouverture de la dernière Mostra de Venise. En revanche, Ennio Morricone signe de nouveau la musique de cette grande fresque se déroulant sur trois générations et qui devrait faire couler quelques larmes dans les salles obscures. Et si l’on peut déplorer que Giuseppe Tornatore se serve trop facilement de certaines ficelles qui ont fait le succès de Cinema Paradiso, le film n’en reste pas moins touchant et intéressant par la période de l’histoire qu’il embrasse avec sincérité et le soutien d’interprètes justes. Baaria, de Giuseppe Tornatore, en salles demain. Michaël Youn et Isabelle Funaro. SÉLECTION DVD Coûte que coûte CINÉMA 15 Michaël Youn s’est inspiré de l’univers des stars américaines comme Paris Hilton, Kanye West ou Justin Timberlake pour construire son personnage de Fatal. ➔ Difficile d’imaginer Jim Carrey et Ewan McGregor fous amoureux. Pourtant, deux réalisateurs sont parvenus à réunir le talentueux duo dans un scénario audacieux. Son homosexualité assumée et libéré de ses principes, Steven (Jim Carrey) va mener la grande vie, se révélant roi de l’arnaque. Emprisonné pour ses délits, il va rencontrer un détenu nommé Phillip (Ewan McGregor), qui changera à jamais le cours de sa vie. L’histoire vraie et émouvante de deux amants effrontés, prêts à tout pour vivre leur rêve américain. I Love You Phillip Morris, de GlennFicarra et John Recca, EuropaCorp Diffusion. Une tortue sur l’autoroute des océans EUROPACORP 2009 EUROPACORP ➔ Il était une fois une toute petite tortue destinée à parcourir des milliers de kilomètres… Avec L’incroyable odyssée, Nick Stringer réalise un documentaire passionnant sur la migration d’une tortue caret. Racontée par Olivier Gourmet, cette odyssée commence en Floride, remonte le Gulf Stream jusqu’en Arctique et contourne l’Atlantique Nord. Un voyage aux images spectaculaires, à regarder en famille. L’incroyable Odyssée, de Nick Stringer, DVD Melimedias.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :