Direct Soir n°765 19 mai 2010
Direct Soir n°765 19 mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°765 de 19 mai 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Black Eyed Peas supersoniques !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 INTERVIEW CULTURE Robert Hossein, metteur en scène « Tout est mené par le clan » Après l’affaire Seznec, Robert Hossein reconstitue au théâtre de Paris l’affaire Dominici, qui défraya la chronique dans les années 1950. Pierre Santini y interprète Gaston Dominici. Les affaires judiciaires ont toujours passionné Robert Hossein. Entre autres, l’affaire du courrier de Lyon, montée en 1988. Depuis septembre, deux procès retentissants accaparent à nouveau le metteur en scène. Après avoir reconstitué celui de Guillaume Seznec, il revient sur celui de Gaston Dominici. Après avoir reconstitué l’affaire Seznec, pourquoi présenter une nouvelle affaire ? Robert Hossein : Il était convenu avec le théâtre de Paris que j’en ferais deux. Pourquoi cette affaire en particulier ? R. H. : Parce qu’elle n’est pas résolue et que je ne m’intéresse qu’aux affaires non élucidées. Quels sont les faits ? R. H. : En août 1952, alors que le chercheur anglais Jack Drummond, sa femme et leur fille de 10 ans passaient des vacances en France, ils ont sauvagement été assassinés. Tout de suite, le clan Dominici, des cultivateurs, fut soupçonné. Les corps ont été retrouvés sur leurs terres. Les fils, le père, ont été accusés. A l’issue du procès, le père a été condamné à mort et finalement gracié en 1960 par de Gaulle. Mais au final, ce qui est extraordinaire, c’est qu’on ne sait rien. Quelle reconstitution proposez-vous ? A partir de l’adaptation de Marc Fayet, nous reconstituons un procès d’une violence extrême, tel qu’il s’est réellement déroulé. En quoi la mise en scène diffère-t-elle de l’affaire Seznec ? R. H. : Outre le journaliste qui présente les Pierre Santini (ci-contre), sous la direction de Robert Hossein (ci-dessus). témoins de la famille et restitue les faits avant, pendant et après, c’est très différent. C’est un autre univers qui vient de la terre, passionné et violent. Seznec se battait comme un taureau dans une arène. Là, on assiste à des règlements de compte au sein du clan Dominici. La justice est témoin, les juges subissent, les autres tiennent tête. Pour Seznec, tout était mené par la justice ; ici, tout est mené par le clan. Cette affaire a été adaptée au cinéma avec Jean Gabin dans le rôle-titre. Vous en êtes-vous inspiré ? R. H. : A l’écran, on présente le procès mais aussi leur vie quotidienne. Sur scène, c’est comme un coup de poing qui dure une heure et demie. Et puis le public va voter. Quel Dominici est Pierre Santini ? R. H. : Pierre Santini est un acteur de grand talent. Il voulait absolument avoir la manière de se tenir de Dominici. Lui croit que c’est une composition. Moi, je crois qu’il a tout du personnage. Seznec a été chaque soir innocenté. Pensez-vous que le public se déterminera en faveur de Dominici ? R. H. : Il peut y avoir des résultats totalement différents tous les jours et totalement différents du procès Seznec. La violence de l’accusation envers Seznec a beaucoup joué dans le vote du public. Dans cette affaire, contrairement à Seznec, ce ne sont pas les juges qui mènent le combat. L’affaire Dominici, jusqu’au 4 juillet, Théâtre de Paris, 15, rue Blanche, Paris 9 e (01 48 74 25 37). R. DELALANDE/SIPA DANSE Dans les pas de Noureev ➔ Comme un fil rouge, La Bayadère, de Marius Petipa, a jalonné la carrière du danseur étoile Rudolf Noureev. C’est avec ce ballet que le public français le découvre en 1961 sur la scène du palais Garnier. Trente ans plus tard, c’est avec ce même ballet que le chorégraphe tire sa révérence, quelques mois avant sa disparition. Aujourd’hui, une nouvelle génération de danseurs revisite cette œuvre majeure qui plonge au cœur de l’Inde. La Bayadère, Rudolf Noureev, jusqu’au 2 juin, Palais Garnier, place de l’Opéra, Paris 9 e (08 92 89 90 90 [0,34 € /mn]). ICARE/OPERA NATIONAL DE PARIS Agnès Letestu, dans La Bayadère. CD Pop ondulatoire ➔ Keep The Lights On, leur premier single, passe en boucle sur les radios et donne un parfait avant-goût de leur électro-pop entraînante, à l’œuvre sur Wave If You’re Really There. Les Wave Machines, groupe issu de la scène liverpoolienne, sont quatre garçons dans le vent qui vont sûrement faire beaucoup parler d’eux. Pour preuve, ils font déjà partie de l’excellente affiche du Festival Rock en Seine. Wave If You’re Really There, Wave Machines, Tôt ou Tard. En concert le 29 août au festival Rock en Seine (92). TÔT OU TARD Directsoir N°765/Mercredi 19 mai 2010 BRAIN ET GEER VAN VELDE Le cheval majeur (1945), de Bram et Geer Van Velde. EXPOSITION Les nuances des frères Van Velde ➔ Samuel Beckett fut leur ami et un fervent admirateur. L’écrivain consacra d’ailleurs nombre de textes aux œuvres des frères Van Velde, notamment dans les Cahiers d’Art, dirigés par Christian Zervos (La peinture des Van Velde ou Le monde et le pantalon). Le musée des Beaux-Arts de Lyon propose un regard croisé sur ces deux artistes majeurs du XX e siècle, les frères Bram (1895-1981) et Geer Van Velde (1898-1977). L’exposition analyse et confronte la production des deux artistes néerlandais, dont l’œuvre, pour l’un, s’est développée en marge des préoccupations esthétiques de l’époque, tandis que pour l’autre, elle restait fortement influencée par le cubisme. Bram et Geer Van Velde, jusqu’au 19 juillet, musée des Beaux-Arts, 20, place des Terreaux, Lyon (www.mba-lyon.fr/mba). BEAU LIVRE Banlieues insolites ➔ Une fois franchi le périphérique, la banlieue parisienne peut s’avérer être une véritable caverne d’Ali Baba dont il est difficile de percer tous les secrets. Les auteurs de cet ouvrage lèvent le voile sur quatre-vingts lieux plus surprenants les uns que les autres. Ateliers d’artisans, monuments reflets de la diversité culturelle ou simples habitations, comme celle du collectionneur François Daneck à Saint-Ouen, sont autant d’étapes pour un dépaysement total tout près de la capitale. Made in Banlieues, voyages inattendus aux portes de Paris, Diane Cazelles et Guillaume de Laubier, éditions de La Martinière, 35 €.
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