Direct Soir n°759 7 mai 2010
Direct Soir n°759 7 mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°759 de 7 mai 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Loisirs : la révolution 3D

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Escapade Panama, l’île des nouveaux Robinsons Au carrefour de deux continents et de deux océans, le Panama est un pays de transit. C’est aussi une suite de mondes à part posés autour du canal. Parmi eux Coiba, une splendide réserve naturelle qui fut jadis une île-prison, récemment ouverte au tourisme. Découverte. Située dans l’océan Pacifique, à une vingtaine de kilomètres des côtes sud du Panama, l’île de Coiba est une immense réserve naturelle. Ironie de l’histoire, elle le doit à son ancien statut : de 1919 à 2004, Coiba fut une prison à ciel ouvert, ce qui l’a protégée de l’exploitation humaine. Chaque année entre mi-août et midécembre, des baleines à bosse viennent mettre bas dans les eaux chaudes et peu profondes qui la bordent. Les trente-huit îlots éparpillés autour de l’île abritent aussi une population de tortues, de requins, de dauphins et un vaste récif corallien. Rares sont les privilégiés à pouvoir s’y rendre : pêcheurs sous la surveillance des gardes du parc ; scientifiques à la recherche d’espèces endémiques et désormais quelques visiteurs. A une heure de bateau de là se trouve l’île de Gobernadora, un point de départ des CARNET DE VOYAGE TOURISME Pratique ➔ Le blog Sagapanama est une bonne introduction au pays (www.sagapanama.fr). Y aller ➔ La Maison des Amériques latines propose des voyages sur mesure comme le circuit Panama et l’île de Coiba : 9 jours, 7 nuits à partir de 2300 € par personne en chambre double, vol inclus, hébergement et pension complète (0153631340 ; www.maison desameriqueslatines.com). pour L’île de Coiba, vue depuis Granito de Oro, un des îlots qui font la magie de cet endroit sauvage. Forêts primaires et hauts fonds hébergent une faune exceptionnelle. excursions pour Coiba. C’est l’endroit qu’ont choisi Yves et Valérie Leblet pour y installer Art Lodge. Ils invitent leurs hôtes à passer un moment en harmonie avec la nature. Le lieu s’y prête. Ici, il n’y a ni voiture, ni route : la principale voie de communication, c’est la plage. Les trois cents habitants de l’île l’utilisent pour aller au travail, faire une visite ou boire une bière à la cantina « Brisas de Gobernadora », ➔ Iberia : trois vols par semaine. En saison haute, à partir de 826 € (0825800965 ; www.iberia.fr). Se loger ➔ Ile de Gobernadora. Art Lodge est un endroit idéal pour une expédition vers l’île de Coiba, 96 € par jour et par personne, pension complète (00507 65171618 ; www.artlodgepanama.com). ➔ Panama. L’hotel de Ville est idéalement placé. De 190 € à 333 € (00 507 206 31 00 ; www.devillehotel.com.pa). Aujourd’hui dans « LE FIGARO MAGAZINE » VENDREDI 7 MAI ➔ Henri IV, un mythe français : interviews de ses descendants ➔ Document : « J’ai enlevé mon voile au péril de ma vie » ➔ Où est passé le Cannes de Bardot ? Directsoir N°759/Vendredi 7 mai 2010 dans le petit village de La Punta, au bord de l’eau. L’île de Coiba est un des visages de ce pays aux multiples facettes : le Panama. Ce lieu de transit entre deux continents et deux océans est aussi une collection de mondes à part. Avec ses tours dressées le long du Pacifique, ses chantiers trépidants et ses projets pharaoniques, Panama City se donne des airs de grande dame américaine. A l’abri derrière leurs montagnes, les fiers indiens Kunas vivent loin de cette effervescence. Chez eux, il n’y a pas de route et rares sont les bateaux équipés d’un moteur. La plupart des kayukos, leurs canoës traditionnels, évoluent à la rame ou à la voile, poussés par l’alizé qui finit sa course dans ce coin de la mer Caraïbe. ■ Guillaume de Dieuleveult
www.directsoir.net EXPOSITION Philippe Perrin brouille les pistes La Maison européenne de la photographie à Paris présente une rétrospective de l’œuvre de Philippe Perrin. Depuis plus de vingt ans, cet artiste polymorphe expose et s’expose. Dandy ? Boxeur ? Gangster ? Esthète ? Philippe Perrin brouille les pistes. Depuis 1986, cet artiste a créé « au nom de l’art » sa propre légende. Une légende violente nourrie de combats, de meurtres et d’intimidation. Tout est évidemment fictif, puisque Philippe Perrin n’est pas un bandit, mais bel et bien un artiste. Son travail, aujourd’hui présenté à la Maison européenne de la photographie (MEP), est à la fois sanglant et cynique, bourré d’humour et de références culturelles. Comme l’écrit Jean- Luc Monterosso, directeur de la MEP dans Always the Sun, le catalogue de l’exposition : « Philippe Perrin est sans doute aujourd’hui l’un des rares agitateurs à donner du sens et de la beauté à n’importe quel fait divers. » R.TURCAT/ED. AL DANTE A l’occasion de l’exposition, les éditions Al Dante et la Maison européenne de la photographie publient Philippe Perrin, Always the Sun... 1986-2010, catalogue déraisonné (29 €). Côté sculpture, son œuvre est donc faite de poings grandeur nature tatoués aux phalanges (Love Hate Fame, 1990), de lames de rasoirs démesurées trempant dans la cocaïne (Welcome To Miami, 2000) et de couteaux hauts de trois mètres (Knife, 1994). Côté photographies, ce sont des scènes de meurtres qui s’étalent sur plusieurs panneaux. Le tir au pistolet est décomposé dans Killer (1993) comme l’est en face la chute de celui qui reçoit la balle (Kill Me, 1994). Subversive et provocante, l’œuvre de Perrin remet en question notre rapport à l’art mais aussi la lente descente aux enfers de notre société. Haut et court, Philippe Perrin, jusqu’au 13 juin. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, Paris 4 e (01 44 78 75 00). Starkiller, photographie de Philippe Perrin (1991). CULTURE 7



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