Direct Soir n°754 30 avr 2010
Direct Soir n°754 30 avr 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°754 de 30 avr 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Exposition universelle : le rendez-vous de Shangai

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 EN COUVERTURE EXPOSITION UNIVERSELLE DE SHANGHAI VITRINE SUR LA FRANCE Le pavillon français est une réalisation de l’architecte Jacques Ferrier. L’Exposition universelle de Shanghai inaugure ce soir six mois d’effervescence culturelle. Chaque pavillon national rivalise d’audace. La France, elle, réussit le tour de force d’être à la fois classique et innovante. 50 millions d’euros investis dans les 10 000 m² du pavillon français, trois pavillons régionaux complémentaires… La France est prête à recevoir les 10 millions de visiteurs attendus, et à les séduire. Pour l’écrivain José Frèches, président de la Compagnie française de l’Exposition de Shanghai (Cofres), l’enjeu est de taille. « Cette Exposition universelle est celle du siècle. Tous les pays de l’ONU y participent, la France doit donc y tenir sa place. » Objectif : ne pas décevoir les attentes du public chinois et savoir le surprendre. REPÈRES O. WEIKEN/EPA/SIPA LA TRADITION MAGNIFIÉE Le pavillon français a donc d’abord misé sur les classiques. Ceux qui permettent « d’appréhender ce que la France a de meilleur, continue José Frèches, la France d’hier, l’art de vivre, la culture et le raffinement ». Sept chefsd’œuvre du musée d’Orsay, installés pour six mois sur les murs du pavillon en sont une première marque : L’angélus de Millet, La femme à la cafetière de Cézanne, Le repas de Gauguin, La salle de danse à Arles de Van Gogh, ➔ La Chine, première puissance émergente et troisième économie mondiale, inaugure l’exposition de tous les superlatifs. 192 pays sont attendus : un record jamais égalé. Shanghai a dépensé 40 milliards d’euros pour l’occasion, soit plus que la facture des JO de Pékin. Pendant les six mois de festivités, la ville attend au moins 100 millions de visiteurs (dont 95% de Chinois) sur un site deux fois plus grand que la principauté de Monaco. La mégapole de 20 millions d’habitants, redevenue en vingt ans une place économique majeure, affiche son « CETTE EXPOSITION UNIVERSELLE EST CELLE DU SIÈCLE » Le Balcon de Manet, La loge de Bonnard, et enfin L’âge d’airain, un nu masculin du sculpteur Rodin. Outre le parcours audiovisuel qui met en scène l’image d’un Paris romantique et conquérant, la gastronomie vient compléter le tableau. Elle s’incarnera sous les traits des frères Pourcel, chefs étoilés de Montpellier, qui ont ouvert leur restaurant sur le toit du pavillon. Alain Delon, parrain de l’événement, apporte sa touche glamour et romanesque à la manifestation. L’acteur reste aux yeux des Chinois l’un des symboles de la France, au même titre que la littérature ou le secteur du luxe. Mais l’Hexagone ne vaut pas que pour ses riches traditions. Pour « surprendre », le La Chine : une superpuissance ? nouveau visage, moderne et dynamique, et dévoile ses ambitions : devenir un grand centre financier international d’ici à 2020, capable de rivaliser avec New York ou Londres… Une volonté qui laisse encore les analystes sceptiques, alors que l’économie chinoise reste étroitement contrôlée par les autorités et que l’innovation technologique et financière peine encore à s’imposer au niveau mondial. Si l’Exposition veut témoigner de la force de la vitalité économique et culturelle de l’empire du Milieu, le sinologue Jean-Luc Directsoir N°754/Vendredi 30 avril 2010 Le Balcon, d’Edouard Manet, a quitté le musée d’Orsay pour l’empire du Milieu. pavillon national se fait aussi la vitrine d’une France « tournée vers le futur ». Sobre comparé aux extravagances de ses voisins européens, ce cube blanc dépourvu de poteaux, mais entouré d’une résille en béton léger servant de structure à l’édifice, a été imaginé et conçu par l’architecte Jacques Ferrier. Agrémenté d’un jardin vertical à la française, l’espace illustre ainsi le thème général de l’Exposition : « Meilleure vie, meilleure ville ». En marge du pavillon national, les régions Ile-de France, Rhône-Alpes et Alsace, ainsi que la ville de Lille, exposeront leurs projets de pratiques urbaines novatrices. SYMBIOSE CULTURELLE De l’hommage de l’artiste Zao Wou-Ki à Monet à la série inédite des Enfants de Shanghai, conçue à la peinture industrielle par Yan Pei-Ming, les artistes francochinois présents sur le pavillon affirment le lien culturel qui allie aujourd’hui les deux pays. « Un des traits d’union principaux », selon le sinologue et chercheur Jean-Luc Domenach*, qui fait de la France un partenaire privilégié pour la Chine… loin devant les relations commerciales, étant donné que le commerce français ne représente aujourd’hui que 1,3% du marché chinois, et que la France n’occupait, en 2008-2009, que le 14 e rang des investisseurs étrangers en Chine. *auteur de Comprendre la Chine d’aujourd’hui (Perrin, 2007) et La Chine m’inquiète (Perrin, 2008). Domenach, auteur de La Chine m’inquiète (Perrin), y voit plutôt un symbole « maladroit ». « Depuis leur ouverture économique il y a trente ans, les Chinois ont admirablement et modestement travaillé, rappelle-t-il. Aujourd’hui, ils semblent plutôt subir leur succès et tomber dans la vanité. » Pour y remédier, la Chine doit, selon le spécialiste, se concentrer avant tout sur trois chantiers essentiels à son développement : « l’innovation technologique et scientifique, ainsi qu’une véritable économie intérieure. »
Eparpillés sur 5,3 km 2, les pavillons nationaux sont prêts pour le coup d’envoi de l’« Expo ». Du gigantisme chinois à l’extravagance espagnole, les 192 bâtiments allient innovation technologique et originalité, le tout autour du thème choisi pour cette édition : « Meilleure vie, meilleure ville ». Chine www.directsoir.net Un village planétaire Le Pavillon chinois, d’une surface totale de 160 100 m², s’impose par sa pyramide inversée de couleur rouge. A l’intérieur est diffusé, sur un écran à 360 degrés, le film Chine harmonieuse, du nom du programme politique du président chinois, Hu Jintao, au pouvoir depuis 2003. Danemark La célèbre Petite sirène danoise a quitté pour la première fois le port de Copenhague pour rejoindre le pavillon national. La sculpture en bronze d’Edvard Eriksen, de 175 kg et mesurant 1,65m, a été inspirée par le personnage du conte d’Andersen. Les Espagnols ont choisi de mêler tradition et innovation, proposant un voyage multimédia à travers l’histoire du pays. Le bébé, baptisé « Miguelin », qui mesure 6,5 mètres de hauteur, peut « respirer et cligner des yeux ». Il accueillera les visiteurs dans le berceau de la dernière section de l’exposition. Mexique Le pavillon du Mexique invite à la fête, avec ce toit ouvert sur le ciel… grâce à des cerfsvolants plantés sur le gazon. La majeure partie des réalisations mexicaines sera présentée en sous-sol. CHINE NOUVELLE/SIPA EN COUVERTURE 7 La Grande-Bretagne a choisi d’étonner… en utilisant 60 000 tiges d’acrylique qui bougent et captent la lumière. Le bâtiment, appelé « cathédrale de semences » – des semences sont enfermées au bout de chaque tige – a été conçu par l’architecte Thomas Heatherwick. JING WEI/COLOR CHINA PHOTO/SIPA Grande-Bretagne Espagne



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