Direct Soir n°753 29 avr 2010
Direct Soir n°753 29 avr 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°753 de 29 avr 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Télévision : l'île de toutes les tentations

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 EN COUVERTURE « L’ÎLE DE LA TENTATION » QUI SUCCOMBERA ? Quatre couples venus tester leur amour face à seize tentateurs pendant douze jours, des rendez-vous romantiques dans un lieu paradisiaque, le rituel du feu de camp où chaque candidat découvre des images plus ou moins compromettantes de sa moitié avec, en toile de fond, toujours la même question : « Repartiront-ils seuls ou accompagnés ? » L’île de la tentation, inspirée de l'émission américaine Temptation Island, est de retour sur les écrans de télévision pour une huitième saison inédite sur… Virgin 17. Après la décision de TF1 d’arrêter le programme en août 2008, et ce malgré des résultats d’audience plus que satisfaisants (plus de 3 millions de téléspectateurs en moyenne pour la saison 7, selon Médiamétrie), l’émission la plus sulfureuse du PAF revient sur la TNT. « C’est l’une des plus grosses marques de la télé-réalité mondiale qui arrive sur Virgin 17, et pour la première fois, une marque en provenance directe des grilles d’un diffuseur hertzien historique », s’enthousiasme Gilles Daniel, directeur des programmes de la chaîne. Une euphorie partagée par Endemol France, producteur de l’émission via l’une de ses filiales, Niouprod : « Endemol France a mis toutes ses compétences et son expérience au service de la puissance de ce format. Lui donner une seconde vie est un challenge que nous nous sommes lancé, et vous allez découvrir une saison de L’île de la tentation excitante, pleine de rebondissements et de premières fois ! », souligne pour sa part Catherine Comte, directrice générale adjointe d’Endemol France. SURPRISE MONUMENTALE Interrogé sur les nouveautés de cette saison, Laurent Fontaine, nouvel animateur du programme, assure que les fans y retrouveront bien sûr « les fondamentaux », mais qu’on leur promet aussi de nombreuses surprises : « De la plage de départ, où vous allez découvrir que la séparation des couples ne se passe absolument pas comme les autres années, jusqu’au feu de camp final – où il y aura une surprise assez monumentale », explique-t-il. Le casting, des candidats comme des tentateurs, se présente encore une fois comme l’un des axes forts de l’émission avec notamment, chez les couples, la présence d’un ancien tentateur de la saison4, Nicolas, venu avec Sabrina, sa compagne depuis deux ans. L’autre point marquant concerne l’une des tentatrices, Jennifer. La jeune femme, âgée de 20ans, et qui se présente ellemême comme la « blonde à forte poitrine », n’est autre que la nièce de l’animatrice télé Sophie Favier. Selon Laurent Fontaine, qui affirme qu’il était au courant de sa présence dans L’île de la tentation avant le tournage, cela ne serait dû « qu’au fruit du hasard ». Nul doute cependant que cette information fera couler beaucoup d’encre. D’autant que, dans une interview exclusive accordée au journaliste Laurent Argelier, elle affirme avoir trouvé l’amour pendant le tournage… Sujet à controverse depuis son lancement en 2002, L’île de la tentation ne semble donc pas s’être éloignée de ce qui a contribué à son succès pendant des années sur TF1, et qui devrait se confirmer sur la TNT. Directsoir N°753/Jeudi 29 avril 2010 Arrêtée en 2008 par TF1, « L’île de la tentation » fait un retour remarqué sur le petit écran, mais cette fois sur une chaîne de la TNT : Virgin 17. Avec Laurent Fontaine aux commandes, la huitième édition de l’émission la plus sulfureuse du PAF n’a pas fini de faire parler d’elle. INTERVIEW Laurent Fontaine, nouveau maître de cérémonies, entouré des huit tentatrices de l’émission. Pour cette nouvelle saison, l’animateur promet aux fans qu’ils retrouveront les fondamentaux des éditions précédentes. « UNE SAISON PLEINE DE REBONDISSEMENTS ET DE PREMIÈRES FOIS » DR Repères 5 mois de casting 100 couples auditionnés 12 jours et 12 nuits de tournage 20 caméras 80 personnes mobilisées Le lieu : Les plages d’Esmeralda et de Diamante K sont situées sur la péninsule du Yucatan, au Mexique, au bord de la mer des Caraïbes. EFIS/C. GÉRAL-NIOUPROD Laurent Fontaine, animateur « Sociologiquement très intéressant » Comment vous a-t-on proposé de présenter L’île de la tentation ? C’était une volonté de Virgin 17 – qui avait fait une sorte de « short list » dans laquelle je figurais dans le peloton de tête – et d’Endemol. Les deux listes ont été réunies et j’ai eu la chance d’être choisi. On m’a fait la proposition en octobre et j’ai répondu assez vite. Que pensiez-vous de ce programme avant d’en devenir l’animateur ? Je n’ai pas regardé toutes les saisons, mais j’étais plutôt fan, comme de la télé-réalité en général. Tout d’abord parce qu’au premier degré, cela m’amuse et que, globalement, je trouve que c’est un vrai programme de télévision. Ensuite parce que, contrairement à ce que j’entends, je pense que cette émission est sociologiquement très intéressante. A quel point de vue ? Toute télé-réalité, de par son format, est une sorte de « shaker » de la vie de tous les jours. C’est une vie en résumé, dans des conditions très particulières – ce n’est pas un hasard si on parle « d’expérience » sur L’île de la tentation – et cela exacerbe donc les sentiments, les relations, les expressions, les réactions, etc. Que retirez-vous de cette expérience ? Deux choses. D’abord le « kiff » (rires) ! Cela a été un vrai plaisir de passer une vingtaine de jours loin de Paris avec une équipe de quatre-vingts personnes, et de partager cette expérience avec ce groupe qui vit au jour le jour avec les candidats. Et puis la curiosité aussi : ayant été producteur, je trouvais intéressant de voir comment travaille une boîte de production comme Endemol sur un format aussi puissant que L’île de la tentation, du casting à la postproduction, en passant par les tournages, etc. Toute une organisation est mise en place et, pour l’homme de télévision que je suis, c’est tout à fait passionnant à découvrir de l’intérieur, en étant aux manettes du projet.
www.directsoir.net Les candidats Quatre couples en lice > Arnaud, 24 ans, représentant (Nice) > Linda, 28 ans, coach sportif (Nice). > En couple depuis un an et demi. ENJEU : Leur différence d’âge. Arnaud vit chez ses parents, alors que Linda est indépendante depuis plusieurs années. Des couples vraiment amoureux peuvent-ils réellement se séparer lors du jeu ? Bénédicte Maufrais : Je ne pense pas. Un couple vraiment amoureux peut laisser la place à un tiers, mais il ne se séparerait pas. Ici, nous sommes dans un univers artificiel dans lequel les gens sont payés pour faire ça. Cela ne ressemble en rien à la vie d’un couple habituel, où il y a toujours le temps de la discussion. Les téléspectateurs doivent bien comprendre que L’île de la tentation, c’est douze jours de tournage diffusés sur trois mois. Or, rien n’a le temps de se tisser entre un tentateur et un participant dans ce qui ressemble à des vacances. Quelles sont les motivations de ces couples, selon vous ? B. M. : Un couple a besoin de se construire sur une épreuve qu’il a réussi à dépasser. ➔ Après cinq mois de casting intensif, quatre couples parmi une centaine ont été sélectionnés. Evénement inédit dans l’histoire du jeu, un ancien tentateur, désormais en couple, se lance dans l’aventure. > Florian, 21 ans, agent immobilier (Nice) > Audrey, 20 ans, étudiante (Nice) > En couple depuis un an. ENJEU : Florian est un grand dragueur et Audrey souffre d’une jalousie maladive. Ils ne sont jamais séparés plus d’un week-end, car la jalousie d’Audrey tourne vite à l’obsession. > Mourad, 26 ans, étudiant (Nancy) > Mélody, 19 ans, étudiante (Metz). > En couple depuis trois ans. ENJEU : Mélody est naïve et se laisse aborder par d’autres hommes. Mourad, jaloux, a peur qu’elle le trompe. BÉNÉDICTE MAUFRAIS, CONSEILLÈRE CONJUGALE ET FAMILIALE* « C’est « Intervilles », pas les jeux Olympiques » Mais est-ce que surmonter ce jeu a un réel intérêt ? L’île de la tentation est quelque chose de très intense. Chaque membre du couple est soumis chaque jour à des électrochocs. Tout est mis en scène. La tentation est grande, et on peut toujours craquer. C’est comme si vous faisiez un régime et que vous étiez soumis à une montagne de chantilly pendant douze jours. Mais céder à la tentation ne veut rien dire. Nous sommes des êtres humains, et il existe souvent des infidélités dans les couples. Se séparer parce que l’un des deux a été voir ailleurs, cela n’a pas de sens. La question de la tentation est légitime. Il faut juste en discuter. « UN UNIVERS ARTIFICIEL » EN COUVERTURE 5 > Nicolas, 28 ans, mannequin et ancien « tentateur » (Paris) > Sabrina, 27 ans, aide-soignante (Paris). > En couple depuis deux ans. ENJEU : Le métier de Nicolas, en permanence entouré de mannequins, rend Sabrina très jalouse. Tentateur sur L’île de la tentation 4, il a vu des couples se déchirer (il y a aussi contribué…). EFIS/C. GÉRAL-NIOUPROD Vous ne conseillerez donc pas un couple à participer à ce jeu ? B. M. : Non, jamais. Après, si deux personnes veulent s’amuser sur une plage paradisiaque, elles font ce qu’elles veulent. Mais cela reste fictif. Le jeu ne leur apprendra rien sur leur avenir émotionnel. Ce n’est pas une expérience de vie. L’île de la tentation pour les couples, c’est Intervilles, pas les jeux Olympiques ! Quel plaisir recherchent les tentateurs ? B. M. : Certains d’entre eux veulent se prouver que rien ne leur résiste. Ils ont des comptes à régler avec eux-mêmes, ou avec leur vie conjugale. C’est une jouissance pour eux de casser un couple pour prouver que la fidélité n’existe pas. D’autres le font évidemment pour l’argent et la médiatisation. *Association nationale des conseillers conjuguaux et familiaux : www.anccef.fr ZOOM Tentateur, un métier tentant M e Jérémie Assous a su trouver la faille dans les contrats de télé-réalité. ➔ Depuis le 3 juin 2009, passer douze jours dans une île paradisiaque, entouré de naïades presque nues, est devenu une nouvelle forme de travail. Bien malgré eux, TF1 et L’île de la tentation ont fait de ce fantasme une réalité. Tout commence en 2003, quand Anthony Brocheton, participant de la saison 2 de l’émission, cherche à faire des photos pour un magazine. Or, il est lié à la société de production Glem. Le jeune homme rencontre alors l’avocat Jérémie Assous. En écoutant le récit de l’ex-candidat, celui-ci semble déceler une faille dans le système. D’après Anthony, lui et les autres participants ne faisaient pas qu’être filmés dans leur quotidien. Ils devaient suivre les règles indiquées par le producteur, et prendre part à des réunions. Les fameux feux de camp prenaient, selon lui, plusieurs heures de tournage. Pour l’avocat, Anthony s’est comporté comme un véritable acteur d’émission scénarisée par la production. Le contrat qui le lie à Glem pourrait donc s’apparenter à un contrat de travail. Soumis au droit du travail Au terme d’une bataille juridique de plus de six ans, la Cour de cassation retient finalement le 3 juin 2009 que le lien de subordination entre la production et les participants est le critère décisif. Dans ce cadre, toute activité, qu’elle soit ludique ou non, est une prestation de travail soumise au droit du travail. Les contrats des futures émissions de télé-réalité devront donc être en accord avec le code du travail. Un casse-tête pour les producteurs. Pour autant, la société Endemol décide de reprendre l’émission. Pour cette 8 e saison, Catherine Comte, directrice générale adjointe d’Endemol, l’assure : les contrats sont « conformes à la décision de la Cour de cassation ». Désormais être tenté, c’est travailler.



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