Direct Soir n°748 22 avr 2010
Direct Soir n°748 22 avr 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°748 de 22 avr 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Environnement, le jour de la Terre

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Pollution, marées noires, surconsommation, sécheresse… Autant de problématiques appelant à un changement des comportements. Le 22 avril 1970, le sénateur américain Gaylord Nelson lance la première Journée de la Terre aux Etats-Unis, en appelant à manifester dans tout le pays pour l’environnement, comme d’autres protestent contre la guerre. Près de vingt millions de personnes répondent à l’appel. Le pari est réussi. Quarante ans plus tard, ce jour est l’un des plus grands événements « citoyens » du monde, célébré dans près de 190 pays. Un beau succès issu d’une longue maturation. LE DÉCLIC Les années 1970 marquent l’apparition des premières mobilisations pour protéger la ÉVÉNEMENTS N. ALMEIDA/AFP EN COUVERTURE ENVIRONNEMENT LA TERRE AU CŒUR En quarante ans, la question écologique s’est imposée à tous. Du trou dans la couche d’ozone au réchauffement climatique, les inquiétudes ont grandi et évolué. Chronique d’une prise de conscience, à l’occasion de la 40 e Journée mondiale de la Terre. planète et lutter contre les multiples sources de pollutions. L’emblématique ONG Green - peace (littéralement « Paix Un million d’arbres pour « Avatar » ➔ A l’occasion de la sortie aujourd’hui aux Etats-Unis du DVD et Blu-ray d’Avatar – en vente depuis hier en France –, la société de production Twentieth Century Fox Home Entertainment lance en partenariat avec l’association Earth Day Network un programme mondial qui devrait permettre de planter un million d’arbres dans quinze pays d’ici à la fin de l’année. Le réalisateur James Cameron et l’actrice principale du film, Sigourney Weaver, s’étaient rendus au Brésil la semaine dernière pour planter le premier arbre verte ») est fondée en 1971. Dès le début, elle marque les esprits avec ses actions coup de poing. L’année suivante, le Club de Rome – groupe de réflexion d’experts – publie le rapport Meadows intitulé « The Limits to Growth » (traduit par « Halte à la croissance »), qui prédit un épuisement des réserves mondiales de gaz et de pétrole dès les années 1990 si les grandes puissances ne maîtrisent pas leur développement économique. La même année, est créé le Programme des Nations de la campagne (photo). R. GIOSTRA/GULLI « LA HANTISE DU RÉCHAUFFEMENT CRISTALLISE LE DÉBAT » unies pour l’environnement, afin d’« encourager la coopération pour protéger l’environnement ». Cet organisme onusien organisera la première Conférence mondiale sur le climat en 1979, à Genève. Emerge aussi dans les années 1970 le débat sur le trou dans la couche d’ozone qui préfigure celui sur le réchauffement climatique. L’ANGOISSE Les années 1980 sont non seulement les années de la crise, mais aussi celles des grandes catastrophes écologiques, phénomènes anxiogènes qui accélèrent la prise La chaîne Gulli se mobilise ➔ La chaîne de télévision pour enfants devait organiser ce matin pour la seconde année consécutive un rassemblement d’enfants et de familles afin de former un arbre géant et humain. Pour cette nouvelle édition en partenariat avec l’ONG Planète Urgence, l’événement, parrainé par Pascal Obispo, devait avoir lieu à la Prairie du triangle de la Villette, à Paris. Comme l’an dernier sur la dune du Pyla (photo), pour chaque personne présente, un arbre sera planté. F. DURAND/SIPA MATIULLAH ACHAKZAI/EPA/SIPA YURI KOCHETKOV/EPA/SIPA Directsoir N°748/Jeudi 22 avril 2010 de conscience. Si les marées noires épouvantables sont un phénomène déjà ancien (Torrey Canyon en 1967, Amoco Cadiz en 1978…), de nouveaux risques plus diffus, moins spectaculaires par certains aspects, mais aux conséquences atroces et durables font leur apparition. L’explosion d’une usine de pesticides d’Union Carbide, à Bhopal, en Inde, en 1984 est le premier de ces drames, suivi de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 qui traumatise l’humanité. LA MOBILISATION Des années 1990 à aujourd’hui, la hantise du réchauffement climatique cristallise le débat (le monopolise pour certains) et accélère la prise de conscience. Depuis la signature du protocole de Kyoto en 1997 – qui vise la réduction des gaz à effet de serre dans l’atmosphère –, plusieurs anomalies climatiques sont observées, comme la canicule en France de 2003 ou l’ouragan Katrina en 2005. Nombreux sont les experts qui y voient les premières conséquences de ce réchauffement. De la désertification à la fonte des glaces, le débat environnemental se polarise et le terme de « réfugiés climatiques » fait son apparition. Le cinéma est utilisé comme vecteur de communication au service de l’environnement qui devient peu à peu « bankable ». Le film Une vérité qui dérange d’Al Gore, ancien vice-président américain et prix Nobel de la paix en 2007 pour son action en faveur de l’environnement – reçu conjointement avec le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat –, fait le tour du monde. Trois ans après, le long métrage Home, de YannArthus-Bertrand, connaît un beau succès. ET DEMAIN ? Si le sommet de Copenhague s’est achevé en décembre dernier sur un échec retentissant, on attend désormais avec espoir la prochaine étape : celle du changement durable des comportements. Orange recycle les mobiles ➔ Dans le cadre de la Journée de la Terre et jusqu’au 24 avril, Orange lance dans l’ensemble de ses magasins de l’Hexagone une collecte de téléphones mobiles (et accessoires) usagés. Cette année, c’est le rugbyman Sébastien Chabal qui soutient la campagne, dont les bénéfices serviront à créer des ateliers de recyclage de téléphones portables en Afrique. En 2009, l’opération avait permis de récolter 20 000 appareils.
www.directsoir.net CHIFFRES CLÉS Dans L’ACTU En route vers Cancun ➔ Après l’échec des négociations au sommet de Copenhague en décembre dernier, les discussions sur le climat ont repris au début du mois d’avril, soit un peu plus de cent jours après la déconvenue danoise. C’est sans doute le temps qu’il fallait à l’ONU et aux représentants des 192 pays présents pour digérer cette déception. A Bonnd’abord, sous l’égide des Nations unies, puis à Washington à l’initiative des Etats-Unis il y a quelques jours, les discussions sur le climat se sont rouvertes, avec un seul objectif : réussir la prochaine conférence organisée à Cancun au Mexique du 29 novembre au 10 décembre prochain. D’ici là, deux sessions d’une semaine chacune, prévues entre juin et novembre, devront être organisées dans le cadre de l’ONU. De son côté, l’Allemagne a, elle aussi, invité une cinquantaine de ministres de l’Environnement début mai pour préparer le sommet mexicain, vers lequel tous les regards sont tournés. Mais pour Yvo de Boer, le « monsieur Climat » de l’ONU, il faudrait probablement attendre le rendezvous de 2011 en Afrique du Sud pour aboutir à un traité contraignant succédant au protocole de Kyoto. Les émissions de gaz -50% à effet de serre doivent être réduites de moitié d’ici à 2050 afin de limiter à deux degrés la hausse de la température mondiale, objectif fixé par l’accord de Copenhague. Au cœur du sujet : la fonte des glaciers dans l’Himalaya. L’échec du sommet de Copen - hague en décembre aurait-il décomplexé les écolo-sceptiques, restés muets jusque-là ? Sans doute, car depuis quelques mois, un climat de suspicion environnementale semble s’être installé en France comme à l’étranger. Après le scandale du « Climategate » qui a éclaté fin 2009 et mis en cause des climatologues britanniques soupçonnés de falsification de données, c’est une nouvelle polémique qui voit le jour en janvier, avec en ligne de mire le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Le Giec confesse SPIEGL/PHOTOWEB/SIPA AFP des émissions 20% de gaz à effet de serre dans le monde sont dues à la déforestation, qui détruit la plupart des forêts pour faire place à l’agriculture. que ses prévisions concernant la fonte des glaciers de l’Himalaya d’ici à 2035 (qui lui avaient pourtant valu le prix Nobel de la paix en 2007) étaient « peu fondées ». L’image de cette autorité scientifique reconnue de tous en sort quelque peu ternie, ce qui alimente le « climato-scepticisme » naissant. EN FRANCE Dans l’Hexagone, les cartes sont aussi brouillées. Dans son récent livre L’imposture climatique ou la fausse écologie, Claude Allègre s’est de nouveau élevé contre le consensus régnant autour du réchauffe- EN COUVERTURE 5 Après l’échec du sommet de Copenhague, les discussions reprennent pour préparer la conférence de Cancun, au Mexique, qui aura lieu en novembre. C’est la hausse des 70% émissions mondiales de gaz à effet de serre dans l’atmosphère entre 1970 et 2004. Au cours de cette même période, les émissions de dioxyde de carbone ont augmenté d'environ 80%. POLÉMIQUE Un vent de suspicion souffle sur l’environnement ÉDITIONS PLON Yvo de Boer est chargé des questions climatiques pour l’ONU. ment climatique, soulevant la colère de plus de 600 chercheurs. Alors que l’ouvrage triomphe en librairie avec plus de 110000 exemplaires vendus en quelques jours, les scientifiques qui se sentent visés par les accusations de l’ancien ministre de l’Education nationale se rebiffent et signent une pétition pour rétablir leur vérité sur le climat et appeler à un débat serein avec l’auteur. Autres signes français d’hésitation ou d’incertitudes en matière environnementale : l’abandon de la taxe carbone par le gouvernement et le retrait de la Fondation Nicolas Hulot du Grenelle de l’Environ - nement. C’est dans ce climat déboussolé que se prépare l’examen du projet de loi Grenelle 2, dès le 6 mai à l’Assemblée nationale. Ces errances politiques rejaillissent sur la mobilisation des Français qui se disent, selon une enquête TNS Media intelligence publiée lors de la Semaine du développement durable, début avril, moins nombreux que l’année dernière à agir en faveur de l’écologie. VU PAR Clélie Mathias présentatrice d’« Entre ciel et Terre » sur Direct 8 « Une affaire de volonté » La journaliste Clélie Mathias. En quoi consiste cette nouvelle émission ? Entre ciel et Terre est une émission d’investigation écologique, avec des reportages inédits sur notre planète, où l’on emmène le téléspectateur à la rencontre d’hommes et de femmes qui se battent pour préserver l’environnement. Quels thèmes aborderez-vous lors de la première émission ? Nous avons choisi la déforestation et les animaux en danger. Chaque thème sera illustré par trois reportages : au Pérou, en Tasmanie et à Haïti pour la première thématique et en Afrique du Sud, au Cambodge et en république démocratique du Congo pour la seconde. Pourquoi avez-vous choisi de tourner ce magazine dans une scierie ? La scierie est liée à la déforestation, à l’utilisation du bois par l’homme qui, en détruisant les forêts, détruit aussi l’habitat des animaux – même si ce n’est pas la seule cause de disparition des espèces comme vous pourrez le voir dans ces reportages. Est-ce une émission engagée ? Oui, parce que l’on souhaite montrer ce que l’homme fait de la planète. Ses actions ont des conséquences sur les espèces végétales, animales et sur l’homme au bout de la chaîne. Mais l’émission est aussi porteuse d’espoir parce qu’il y a des gens qui ont décidé de porter ce combat, parce qu’il y a des manières d’agir et que c’est une affaire de volonté. Entre Ciel et Terre, mardi 27 avril à 22h40, sur Direct8. http://entrecieletterre.direct8.fr



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