Direct Soir n°73 11 déc 2006
Direct Soir n°73 11 déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 11 déc 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Laure Manaudou, elle gagne tout

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Lundi 11 décembre 2006 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW FRANÇOIS GOULARD Préparer l’avenir des étudiants Neuf mois après la crise du CPE, François Goulard, ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, reçoit les étudiants en marge du rapport Hetzel. Ce document pose le problème du manque de moyens des facs et du passage dans le monde de l’entreprise. Quel est le contenu du rapport Hetzel ? Il s’agit de rapprocher l’université de l’emploi. En France, les jeunes diplômés ont du mal à trouver un emploi. C’est anormal. Par conséquent, il faut opérer un rapprochement entre l’université et l’entreprise. Il y a des formules qui marchent : l’apprentissage, qu’on peut pratiquer dans l’enseignement supérieur, les stages, qu’il faut généraliser. Nous y travaillons, en concertation naturellement avec les organisations étudiantes. Dès janvier prochain, les étudiants pourront se préinscrire à l’université. Quel en est l’intérêt ? Aujourd’hui, on attend souvent d’avoir son bac, au mois de juillet, pour penser à la suite : l’inscription à l’université. Dans la vie, le choix d’une filière d’enseignement supérieur fait partie des décisions les plus importantes. Par conséquent, prendre une décision comme celle-là, à la va-vite, avant de partir en vacances, ce n’est pas la meilleure façon de procéder. Nous avons donc proposé aux universités de demander aux étudiants de s’inscrire en février plutôt qu’en juillet. Repères Le principal avantage, c’est que le lycéen en terminale a le temps de réfléchir, et l’université peut se prononcer sur son dossier scolaire. Soyons très clairs, il ne s’agit pas de sélection : la liberté d’inscription à l’université reste entière, elle est dans la loi. Il s’agit d’orientation, de conseil. Il faut faire en sorte que ce point de passage se déroule mieux qu’aujourd’hui, pour qu’on ait moins d’erreurs d’orientation. Comment les étudiants devront-ils procéder ? Une cinquantaine de nos universités sur quatrevingt-quatre ont décidé de s’engager dans cette procédure. Les lycéens qui veulent s’y inscrire enverront en février leur dossier scolaire. L’université l’examinera, et se prononcera. A ce moment-là, l’étudiant recevra un avis. S’il est défavorable, on lui proposera un entretien avec un enseignant qui connaît les difficultés auxquelles sont confrontés les nouveaux étudiants. Nous constatons à peu près 40% d’échec au cours des deux premières années : c’est considérable. Par conséquent, il vaut mieux avertir dûment les étudiants que ce n’est pas si simple de réussir à l’université. Ce n’est pas si simple de réussir à l’université F. MAIGROT/REA A. BRUNET/GAMMA Les universités ne risquent-elles pas de faire jouer la concurrence entre elles pour recruter les meilleurs étudiants ? On ne peut pas partir de l’idée que les universitaires sont mal intentionnés. Ils ont le souci de la réussite des étudiants. Nous avons un objectif : une meilleure orientation et une meilleure réussite dans les deux premières années, qui sont cruciales. C’est un travail large, dans la durée. Il faut que les universités soient très mobilisées là-dessus. Imaginons qu’une université fasse n’importe quoi, cela se verra tout de suite, et nous avons les capacités de lui rappeler ses devoirs. N. TAVERNIER/REA La recherche en France manque de moyens. Comment éviter que les chercheurs ne fassent le choix du privé ou de s’expatrier ? Nous sommes en augmentation d’effectifs dans la recherche fondamentale et dans la recherche publique. Nous avons créé trois mille emplois cette année. Le budget 2007 prévoit la création de deux mille emplois pour l’université et la recherche. Nous avons fait des efforts pour octroyer des allocations de recherche à ceux qui préparent une thèse et il faudra continuer. Un certain nombre de jeunes chercheurs très brillants s’installent en effet aux Etats-Unis parce que les salaires y sont beaucoup plus élevés. C’est vrai que chez nous les chercheurs sont moins payés, mais ils ont un statut qui est protecteur. Il faut essayer d’utiliser le meilleur des deux modèles. Nous avons injecté en trois ans six milliards d’euros dans la recherche française. C’est un effort considérable. Notre souhait est évidemment que des jeunes se consacrent à la recherche. C’est très bien qu’ils aillent aux Etats-Unis pendant deux ans, mais il faut qu’ils reviennent chez nous. Sélection à l’inscription La réforme « LMD » Le défi de la recherche Depuis 1984, tous les bacheliers ou titulaires d’une équivalence, peuvent s’inscrire en premier cycle de l’établissement de leur choix. Il n’existe à ce stade aucune sélection officielle, mais les capacités d’accueil parfois réduites obligent les établissements à faire une sélection. Adoptée en 2002, la réforme « LMD » (Licence, Master, Doctorat) restructure l’ensemble des diplômes pour les rendre compatibles avec les cursus de l’enseignement supérieur européen. Cette politique a été lancée en 1998 par la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie. PROPOS RECUEILLIS PAR DAMIEN HAMMOUCHI ET ADRIENNE DE MALLERAY AVEC MATTIS MEICHLER ET KARÈNE BASSOMPIERRE PROFIL Diplômé de l’Ecole centrale de Paris, de Sciences Po et de l’ENA, il est élu député du Morbihan en 1997 et maire de Vannes en 2001. Il démissionne en 2004, pour devenir secrétaire d’Etat aux Transports et à la Mer dans le gouvernement Raffarin. Villepiniste, aujourd’hui en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, François Goulard a la réputation d’une parole libre. En 2004, la France finançait la recherche et le développement à hauteur de 35,5 milliards d’euros, soit 2,2% de son PIB. Elle est l’un des rares pays occidentaux à dépenser moins pour les étudiants du supérieur que pour les lycéens. A. DURAND/AFP
– Marie Thirion/Creative Syndicate www.natixis.fr Merci aux 2800 000 actionnaires qui ont fait confiance à Natixis. Grâce à votre confiance, nous allons conforter notre leadership en Europe. Nous allons continuer à proposer des solutions financières innovantes pour que les projets de nos clients puissent exister. Merci à tous nos actionnaires. Merci, bien sûr, à tous nos collaborateurs. Ensemble, nous allons poursuivre notre action au quotidien pour la réussite de cette nouvelle banque. LA BANQUE D’INVESTISSEMENTS ET DE PROJETS



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