Direct Soir n°729 25 mar 2010
Direct Soir n°729 25 mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°729 de 25 mar 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Michel Jarre sons et lumières

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 EN COUVERTURE JEAN-MICHEL JARRE PIONNIER DE L’ÉLECTRO Après six concerts en France pour « 2010 », sa première tournée mondiale en salle, Jean-Michel Jarre se produit ce soir à Bercy. Le maître de la musique électronique livrera une nouvelle fois un spectacle total, entre nouvelles expérimentations et compositions historiques. Ses shows spectaculaires ont fait sa renommée, mais c’est dans les salles de concert que Jean- Michel Jarre a choisi de reconquérir son public, habitué à sa musique et à ses sons tour à tour « envoûtants », « planants » ou « méditatifs ». Pionnier de l’électro grand public, il fut le premier artiste à introduire ce style musical à l’Opéra de Paris, en 1970. 1976. Les écrans géants, feux d’artifice et les centaines de musiciens typiques de ses concerts monumentaux n’ont pas encore vu le jour, mais son album Oxygène le révèle déjà au grand public. Il reste d’ailleurs à ce jour l’un des plus gros succès de la production musicale française. Trois ans après cette sortie fracassante, Jean-Michel Jarre lance la première des prestations qui lui vaudra une REPÈRES ➔ Il y a presque un an jour pour jour, Maurice Jarre décédait à Los Angeles des suites d’un cancer, à l’âge de 84 ans. Le père de Jean-Michel Jarre était connu, lui, pour ses musiques de films, comme celle de Docteur Jivago (1965), Lawrence d’Arabie (1962), Jésus de Nazareth (1977), Le cercle des poètes disparus (1989) ou encore Paris brûle-t-il ? (1966). Il a d’ailleurs fait la conquête d’Hollywood ayant été récompensé trois fois aux Oscars. Avec plus de 150 musiques reconnaissance mondiale et aussi quelques procès en « mégalomanie » … Ce premier grand concert, donné sur la place de la Concorde, à Paris, le 14 juillet 1979, le fera entrer dans le Livre Guinness des records pour avoir attiré un million de spectateurs. En 1981, après avoir publié son album Les champs magnétiques, Jean-Michel Jarre de - vient le premier artiste occidental à jouer en Chine depuis la mort de Mao Zedong, en 1976. Un triomphe auprès du public chinois, jamais démenti depuis. C’est ensuite Houston, au Texas, qui se prêtera à l’imagination débordante de l’artiste, en 1986. Quelques mois plus tard, Jean-Michel Jarre accueille le pape Jean-Paul II lors de sa venue « CES SPECTACLES EN SALLE SONT UNE DES CHOSES LES PLUS ABOUTIES QUE J’AI FAITES » de films à son actif, l’artiste a donc marqué l’histoire du cinéma en travaillant avec les plus grands réalisateurs : David Lean, John Frankenheimer, Alfred Hitchcock, John Huston ou Luchino Visconti. C’est enfant qu’il connaît sa révélation pour la musique, en écoutant l’enregistrement de la Rhapsodie hongroise n°2, de Liszt, par Leopold Stokowski. Après des études musicales, il devient percussionniste-timbalier, puis forme un duo avec le compositeur Pierre Boulez pour la compagnie de théâtre à Lyon dans un show gigantesque. Un concert qui revêt pour lui une importance « parti - culière », « un des plus marquants » pour ce natif de la capitale des Gaules. En perpétuelle recherche musicale, Jean- Michel Jarre multiplie les expérimentations et les collaborations. On le voit tantôt pincer les cordes de sa harpe laser fétiche – que l’on retrouve dans sa tournée –, tantôt jouer du thérémine, un instrument électronique russe datant des années 1920. En 1995, il interprète L’été, de Vivaldi, sous la tour Eiffel, avec le guitariste de hard-rock Patrick Rondat. En 1997, il joue accompagné du violoncelliste Mstislav Rostropovitch lors du 850 e anniversaire de Moscou. Après Zoolook Son père, un compositeur de renom ABD RABBO/SIPA Renaud-Barrault. En 1952, il compose sa première musique de film pour un court métrage de Georges Franju. Au cours de sa carrière, Maurice Jarre compose également plusieurs musiques de ballet pour l’Opéra de Paris, comme le célèbre Notre-Dame de Paris. En 2006, il célèbre ses cinquante ans de carrière à Lyon, sa ville natale, et, peu avant sa disparition, il reçoit son ultime récompense : un ours d’or pour l’ensemble de sa carrière, au Festival de Berlin en 2009. Directsoir N°729/Jeudi 25 mars 2010 (1984) et Revolutions (1988), albums et « mégaconcerts » se succèdent. Après avoir fêté le passage à l’an 2000 au Caire devant les pyramides de Gizeh, Jean-Michel Jarre retrouve Pékin pour son dernier grand spectacle musical, en 2004, à l’occasion de l’année de la France en Chine. IMMERSION MUSICALE Pour son passage dans les salles françaises, même si le musicien avoue ressentir un « trac un peu plus important », c’est aussi un heureux « retour en famille », entouré de trois musiciens pour un « spectacle total, qui n’a rien à envier aux concerts en extérieur ». « C’est une des choses les plus abouties que j’ai faites », prévient-il. Le projet ? « Apporter la magie des concerts que j’avais pu faire en extérieur dans un espace plus contrôlé », explique Jean-Michel Jarre. Sur le plan scénographique ou musical, les salles lui permettent ainsi de « plonger le public dans une immersion encore plus totale qu’en extérieur » et de partager une proximité différente avec le public. Autre atout, les dizaines de synthétiseurs vintage qu’il utilise sur scène. Ils ont cessé d’être produits au début des années 1980 et sont ainsi liés à la légende de la musique électronique, comme il l’explique : « Ces premiers synthétiseurs analogiques sont assez fragiles et se prêtent moins aux intempéries qui ne manquent jamais de se produire lors des concerts en plein air. Ils émettent pourtant des sons irremplaçables qui me permettent d’arranger mes morceaux et de transmettre la chaleur incomparable de ces instruments. » Entre classiques revisités et nouvelles compositions plus expérimentales, un album devrait voir le jour d’ici à la fin de l’année. Féru de nouvelles technologies et toujours en quête d’évolutions, Jean-Michel Jarre achèvera demain sa tournée française au Zénith de Strasbourg sur une ultime note avantgardiste : un tournage en 3D de sa prestation, avec un matériel équivalent à celui utilisé pour le film Avatar… Le film qui en découlera sortira en salles et en DVD. Maurice Jarre.
www.directsoir.net Shows féeriques autour du monde Ecrans gigantesques, lasers, jeux de lumières, pyrotechnie… De Paris aux pyramides d’Egypte en passant par l’Acropole d’Athènes, Jean-Michel Jarre s’est révélé grâce à ses spectaculaires productions en plein air, innovant sans cesse tant sur le plan scénographique que musical. Octobre 1988 Sous la pluie et des vents violents, Jean-Michel Jarre organise un concert en deux parties, baptisé Destination Docklands, sur les docks de Londres. Au milieu de la Tamise agitée, une barge sert de scène au compositeur et à ses musiciens. Juillet 1995 Pour le cinquantième anniversaire de l’Unesco, Jean-Michel Jarre organise le Concert pour la tolérance, le 14 juillet 1995, sur le Champ-de-Mars, à Paris. Un survol des lieux par la Patrouille de France ouvre le spectacle retransmis en simultané à la télévision. L’artiste célèbre le passage à l’an 2000 au pied des pyramides de Gizeh en créant Les douze rêves du soleil, un spectacle grandiose qui utilise notamment les images et la voix de la diva égyptienne Oum Kalsoum. Plusieurs centaines de musiciens, de chanteurs et de danseurs sont sollicitées pour ce show qui réunit 120 000 spectateurs. Le site de l’Acropole d’Athènes est investi par le musicien pour trois « mégaconcerts » à l’occasion des Olympiades culturelles grecques. Il compose là Akropolis, un thème pour orchestre symphonique dédié au site historique. NICOL/SIPA EN COUVERTURE 7 C’est dans le quartier d’affaires de la Défense, à Paris, que Jean-Michel Jarre choisit de clore les festivités du bicentenaire de la Révolution française, le 14 juillet 1990. Environ 2,5 millions de spectateurs – un record – étaient présents pour un spectacle illuminé de plus de deux heures. WITT/SIPA Juillet 1990 Décembre 1999 Juin 2001 ABD RABBO/SIPA



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