Direct Soir n°721 15 mar 2010
Direct Soir n°721 15 mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°721 de 15 mar 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Dorothée, bienvenue au club

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°721/Lundi 15 mars 2010 14 BUZZ TÉLÉ INTERVIEW Quel bilan tirez-vous de cette deuxième saison en cours ? Thomas Hugues : Ce magazine est une opération de décryptage qui, bien sûr, n’a pas pour objectif la promotion du PAF (Paysage audiovisuel français,ndlr) et des médias, mais qui analyse le traitement de l’information. On observe par exemple les pressions dont les journalistes peuvent faire l’objet et leur capacité à y résister. Depuis son lancement en septembre 2008, cette émission est devenue un succès : l’émission est bien installée et nous avons 700 000 spectateurs en moyenne, ce qui en fait une des meilleures audiences du PAF. Je laisse les spectateurs juger de la qualité, mais la bonne audience prouve que cette émission est reconnue. Elle est sérieuse sans pour autant être austère, ce qui correspond bien à l’image de France 5. Personnellement, je trouve une grande satisfaction à y travailler. Cette émission pouvait faire peur du fait de son aspect très spécialisé, mais elle se révèle extrêmement intéressante grâce au renouvellement permanent des thèmes, que nous puisons dans l’actualité. Votre émission permet de mettre en perspective le rôle des médias aujourd’hui, que l’on voit souvent désavoués par l’opinion publique… Thomas Hugues, journaliste et animateur « La télévision a un pouvoir énorme mais il ne faut pas la diaboliser » En un an et demi, Thomas Hugues a réussi à imposer « Médias, le magazine », l’émission qu’il présente chaque dimanche sur France 5. L’ancien présentateur vedette de TF1 nous livre son regard sur le traitement de l’information par la télévision. L’autre facette de la Seine- Saint-Denis « UNE DES MEILLEURES AUDIENCES DU PAF, AVEC 700 000 SPECTATEURS » T. H. : C’est vrai que le journaliste peut être une cible facile pour les politiques. Mais nous ne sommes ni les promoteurs du PAF ni les défenseurs des journalistes assiégés. Tout notre travail est de trouver un équilibre. En ce qui concerne l’image du journaliste et son rôle évoqué dans un de nos derniers reportages (relatif au traitement médiatique de la tempête Xynthia,ndlr), il faut avant tout éviter l’amalgame entre les pseudo-journalistes et les professionnels qui prennent le recul nécessaire et respectent à la fois les auditeurs et leurs interlocuteurs, deux composantes fondamentales dans le métier. Comment analysez-vous le documentaire de Christopher Nick, dont vous avez fait la préparation dans votre émission du 7 mars* T. H. : Ce documentaire nous met en garde, à juste titre, sur les dérives auxquelles peut mener la télévision, et en particulier la télé-réalité. Aujourd’hui, on trouve des programmes qui ne seraient jamais passés il y a dix ou quinze ans. Une évolution due entre autres à la multiplication des sources d’information, d’images et de vidéos qui ont contribué à banaliser la violence dans les médias, et qui ont pu pousser la télévision à suivre ces nouveaux ➔ Le dimanche 28 mars à 20h45, le magazine Enquête exclusive, sur M6, partira pour la Seine-Saint- Denis. Les nouveaux rois de la capitale du 9-3, Le Stade de France, prince de Saint-Denis. documentaire réalisé par Alexis Veller, se rendra dans cette banlieue où les tombes des rois de France côtoient les dealers de crack. Malgré le développement insufflé par la construction du Stade de France en 1998, la Seine-Saint-Denis peine à sortir de ses travers. Enquête au cœur d’une ville mal connue. F. DURAND/SIPA CENTREVILLE codes. C’est un documentaire très important selon moi, car il peut permettre aux téléspectateurs de porter un regard nouveau sur la télévision, et de devenir, pourquoi pas, moins dupes des mécanismes de certaines émissions. La télévision a-t-elle, selon vous, ce pouvoir quasi diabolique que lui prête le documentaire ? T. H. : Un des éléments qui m’ont marqués dans l’analyse, c’est qu’aujourd’hui, un homme de 80 ans aura passé en moyenne quatorze ans devant la télévision. Ce qui en fait la deuxième activité humaine après le sommeil. La télévision a donc un pouvoir énorme, mais il ne faut pas pour autant la diaboliser. Je pense que les journalistes de télévision doivent surtout éviter le piège du spectaculaire, particulier à leur média et aux images qu’ils fournissent. La difficulté principale est de ne pas se complaire dans les images fortes et le côté sensationnel. * Jusqu’où va la télé ?, une série documentaire de Christophe Nick, diffusée mercredi à 20h35 et jeudi à 22h45, sur France 2. Ce documentaire s’appuie sur la célèbre expérience de psychologie sociale dirigée par le psychologue américain Stanley Milgram dans les années 1960 pour dénoncer les dangers de la télé-réalité. Médias, le magazine, le dimanche à 12h35, sur France 5. Grippe A : plus de peur que de mal Retour sur la psychose du virus H1N1. LA FAMILLE EN OR EST DE RETOUR Une famille en or, le célèbre jeu présenté par Christophe Dechavanne, reviendra à l’antenne pour une quatrième saison sur TF1. Rappelons que ce divertissement s’était arrêté en 1999, avant de revenir en 2007 dans une nouvelle version couronnée de succès. Thomas Hugues. ➔ Pendant huit mois, le virus H1N1 aura effrayé toute la planète. Présentée comme très dangereuse et particulièrement mortelle pour les jeunes, la grippe A n’aura finalement pas fait plus de victimes qu’une grippe saisonnière. Dans Pièces à conviction, sur France 3 le 31 mars, Elise Lucet reviendra sur les coulisses de l’alerte à la pandémie. Une enquête tentera de lever le voile sur les raisons de l’investissement de deux milliards d’euros par la France et sur les processus de décisions responsables de cette psychose.
www.directsoir.net 20H35 20H35 Crime passionnel ➔ Une femme (Brigitte Bardot) se retrouve sur le banc des accusés pour le meurtre de son amant, un crime passionnel selon ses dires. Mais son avocat n’a guère d’espoir quant à l’issue du procès. La vérité, film. Bardot magnifiée par la caméra d’H.-G. Clouzot. Port-au-Prince, le jour d’après Quand l’espoir prend le visage d’une fillette haïtienne sortie des décombres. ➔ 12 janvier 2010. La capitale d’Haïti, Port-au-Prince, est violemment secouée par un séisme de magnitude 7. Les morts se comptent par centaines de milliers. Ceux qui restent tentent de survivre au milieu des décombres. « Que vont devenir ceux qui ont échappé à la mort ? Comment la vie reprend-elle son cours ? » Des questions auxquelles ont tenté de répondre les réalisateurs Edouard Bergeon, Michaëlle Gagnet et Eléonore Gay dans le documentaire Les survivants d’Haïti. Ils ont notamment suivi Jeff, 25 ans, et sa famille, qui ont décidé de quitter la ville, ou encore la directrice de la crèche Notre-Damede-la-Nativité, Evelyne Louis-Jacques, dans son combat pour reconstituer les dossiers des enfants qui ont survécu au séisme et qui sont attendus en France pour être adoptés. Ce document offre un témoignage saisissant sur les jours qui ont suivi la catastrophe, ainsi que sur le courage et la dignité exemplaires des Haïtiens face à un événement aussi tragique. Les survivants d’Haïti, documentaire. 22H40 DUJARDIN & CO Jean Dujardin, entouré de ses quatre compères Bruno Salomone, Manu Joucla, Eric Massot et Eric Collado, vous propose Le meilleur des Nous ç nous. Au programme, sketches décapants, faux reportages, et parodies d’émissions télé. Le meilleur des Nous ç nous, divertissement. 20H40 ➔ Comme chaque semaine, la famille Ménard se réunit au Père tranquille, le bar familial tenu par Henri (Jean-Pierre Bacri), le fils aîné, avant de se rendre au restaurant. Mais ce vendredi-là est un peu particulier : c’est l’anniversaire de Yolande, surnommée Yoyo (Catherine Frot), la belle-sœur. Autre événement, le frère d’Henri, Philippe (Wladimir Yordanoff), le fils préféré, est passé à la télévision quelques heures plus tôt. D’abord excité par ces bonnes nouvelles, tout le monde finit par perdre patience, car Arlette, la femme d’Henri, n’est pas encore arrivée. C’est alors que cette dernière téléphone pour annoncer à Henri qu’elle quitte la maison. Des problèmes relationnels entre Denis le serveur (Jean-Pierre Darroussin) et la sœur d’Henri, Betty (Agnès Jaoui), à la susceptibilité de Philippe, mécontent des critiques de sa famille concernant son passage à la télé, la soirée en famille ne fait que commencer… ZOOM TÉLÉ 15 On ne choisit pas sa famille Le tandem Bacri-Jaoui fait voler en éclats la belle entente qui règne chez les Ménard. Adaptation très réussie de la pièce éponyme du tandem Jaoui-Bacri, Un air de famille est un petit bijou de drôlerie, tant par le jeu des répliques savoureuses que par le talent comique déployé par les acteurs. Derrière la caméra, Cédric Klapisch (L’auberge espagnole, Le péril jeune) dépeint avec finesse les liens complexes qui unissent les membres d’une même famille et la difficulté à pouvoir s’en détacher. Un tableau à la fois jouissif et profondément humain à regarder… en famille ! Un air de famille, film.



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