Direct Soir n°72 8 déc 2006
Direct Soir n°72 8 déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°72 de 8 déc 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Clémentine Autain, elle veut rassembler les anti-libéraux

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
Directsoir t Vendredi 8 décembre 2006 10 ACTU MONDE J. YOUNG/REUTERS ISRAËL/Olmert critique le rapport Baker h Le rapport Baker remis avanthier au président Bush établit un parallèle entre la résolution de la situation en Irak et la celle du conflit israélo-arabe. Ehud Olmert dit avoir une « vision différente » du problème. Il réfute la thèse selon laquelle les difficultés américaines sont imputables à la politique de l’administration Bush qui soutient Israël depuis le début de son mandat. Le Premier ministre israélien ne pense pas que les conditions soient réunies pour lancer une nouvelle « conférence de Madrid » – à l’image de celle qui, en 1991, avait servi de base au processus de paix. Le rapport a appelé à la tenue d’une table ronde entre Israéliens, Palestiniens, Libanais et Syriens. Jérusalem considère que Damas n’offre toujours pas les garanties nécessaires pour des négociations pérennes : « la question de ce que nous pouvons offrir à la Syrie Les alliés atlantistes Tony Blair et George W. Bush. Le Premier ministre israélien refuse toute comparaison entre les situations irakienne et palestinienne. est résolue depuis longtemps, la vraie question est de savoir ce que nous pouvons obtenir d’eux en retour », a ainsi déclaré le chef de l’exécutif israélien. Une position proche de celle du président Bush, qui réclame que la Syrie cesse de semer le trouble au Liban et collabore à l’enquête sur l’assassinat de Rafiq Hariri. Le principal différend entre l’Etat hébreu et le régime baasiste concerne le plateau du Golan, zone stratégique pour la défense israélienne, conquis par Tsahal en 1967. Le rapport Baker appelle à un retrait israélien contre garantie américaine. Autre point commun entre les deux hommes : Ehud Olmert a déclaré que tous les dirigeants de la région ne pouvaient que se féliciter du renversement du régime de Saddam Hussein et que son gouvernement chercherait la paix avec l’Autorité palestinienne de « tout son pouvoir ». SAMUEL ROUSSEAU,NATHALIE PEREZ,FRANÇOIS DENAT,CATHERINE GAUDENZ PROCHE-ORIENT/Bush : « Ca va mal en Irak » Le président américain a reçu hier Tony Blair pour examiner les possibles stratégies de sortie de crise. h Les signes annonciateurs d’un prochain retrait des troupes anglo-américaines d’Irak se multiplient. George W. Bush et Tony Blair, alliés dans la guerre en Irak, se sont rencontrés hier à Washington pour discuter de l’avenir du pays en proie à une violence endémique. Suite aux conclusions du rapport Baker paru jeudi qui préconise le retrait des armées occidentales, le Premier ministre britannique s’est exprimé dans le même sens. Victime d’une chute de popularité dans l’opinion publique et ouvertement critiqué par sa majorité pour sa politique irakienne, il a déclaré, avant son départ pour les Etats-Unis, que la coalition n’était pas en train de gagner. Des propos qui rejoignent ceux tenus mardi par le probable futur secrétaire américain à la Défense, Robert Gates. L’hôte de la Maison Blanche, jusqu’ici sourd à tout désengagement, a reconnu : « ça va mal en Irak ». S’il a souligné que les Etats-Unis l’emportaient, le président américain a émis l’hypothèse d’un retrait des troupes américaines d’ici à 2008, si la situation locale le permettait, expliquant qu’il fallait rester « flexible et réaliste ». Sur la question des relations avec l’Iran et la Syrie, il est resté ferme, rejetant toute idée de négociation. A l’issue de leur entrevue, George Bush a annoncé que Tony Blair, puis lui-même se rendraient au Proche-Orient pour relancer le processus de paix israélo-palestinien. Conférence de presse d’Ehud Olmert à Tel-Aviv hier. Rencontre à Damas entre Ismaël Haniya et Bachir al-Assad. Lee Hamilton (au premier plan) et James Baker au Capitole. G. COHEN MAGEN/REUTERS AFP B. SMIALOWSKI/GETTY IMAGES/AFP J.PAT CARTER/AP PHOTO EN BREF REPORT DU LANCEMENT DE DISCOVERY Le lancement de la navette Discovery qui devait avoir lieu cette nuit pour une mission de 12 jours sur la Station spatiale internationale a été reporté. Le mauvais temps est à l’origine de ce report. Il s’agissait de la première tentative de lancement de nuit d’une navette depuis l’accident de Columbia en février 2003. La Nasa devrait effectuer une nouvelle tentative pour lancer la navette spatiale samedi soir si les conditions météorologiques le permettent. LIBAN : LES PROSYRIENS HAUSSENT LE TON Le secrétaire général du Hezbollah a appelé à une nouvelle manifestation dimanche dans le centre de Beyrouth. Hassan Nasrallah a affirmé hier que l’opposition prosyrienne n’arrêterait pas son mouvement de protestation avant d’obtenir la chute du gouvernement de Fouad Siniora, soutenu par l’Occident, menaçant de recourir à « d’autres moyens de protestation ». « Nous insistons sur notre exigence de former un gouvernement libanais d’union nationale, car c’est le seul moyen d’éviter une tutelle étrangère sur le Liban », a affirmé le chef du Hezbollah, dans un discours retransmis sur un écran géant installé dans le centre de Beyrouth, où étaient rassemblés plusieurs milliers de manifestants. La milice chiite demande le départ du gouvernement qu’elle juge illégitime depuis la démission des six ministres du Hezbollah et du mouvement Amal à la mi-novembre. Une première manifestation a rassemblé des milliers de personnes dans le centre de Beyrouth le 1 décembre. Elle a débouché sur un sit-in illimité devant le siège du gouvernement. Hassan Nasrallah, qui compte sur la popularité engrangée par son mouvement après la guerre contre Israël a précisé que ceux « qui misent sur leur reddition se font des illusions ». SUITE DE L’AFFAIRE LITVINENKO Après le Royaume-Uni, la Russie a ouvert à son tour une enquête sur le « meurtre » d’Alexandre Litvinenko. Elle en a aussi ouvert une pour « tentative d’assassinat » d’un témoin russe empoisonné, à son tour, par un élément « radioactif ». Le parquet russe pourrait envoyer des inspecteurs à Londres si le besoin s’en fait sentir. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que l’affaire n’avait « aucun impact » sur les relations entre Moscou et Londres.
A. GRIMM/REUTERS www.directsoir.net ÉCONOMIE/La BCE choisit la prudence L’institution place la barre de son taux directeur à 3,5% et se veut rassurante sur les indicateurs de la zone euro. Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne. h Jean-Claude Trichet a annoncé hier une hausse du taux directeur de la Banque Centrale Européenne de 0, 25%. Il atteint désormais 3,5%. Cette décision se justifie par « la hausse des risques pour la stabilité des prix à moyen terme ». J.-C. Trichet s’est voulu rassurant : les prévisions de croissance pour la zone euro ont été revues à la hausse et celles d’inflation ramenées de 2,4% à 2%. Toujours d’après lui, la croissance devrait rester robuste en Europe, même si elle a quelque peu ralenti. Les analystes craignent que la hausse de la TVA en Allemagne ralentisse la consommation outre-Rhin, et donc la croissance de la première puissance économique continentale. La devise européenne est restée stable face au dollar suite à la décision de la BCE. Les établissements financiers européens, qui s’attendaient à ce mouvement, pensent qu’il devrait se répéter en février prochain, mais certains espèrent une stabilisation du taux à l’image de ce que fait la Fed aux Etats-Unis depuis huit mois. Les réactions politiques à cette annonce ont été diverses. Si Romano Prodi, le président de gauche du Conseil italien, a salué « un signal de prudence », les propos de Ségolène Royal ont été plus durs. Elle a appelé à soumettre la BCE à la volonté du pouvoir politique malgré le principe d’indépendance des banques centrales face aux pouvoirs exécutifs en vigueur dans les économies de marché. MONDE EUROPE/Sibiu (Roumanie) et Luxembourg, capitales culturelles h Après Lille et Gênes (Italie) en 2004, Cork (Irlande) en 2005 et Patras (Grèce) en 2006, Luxembourg et Sibiu, en Roumanie, seront capitales européennes de la culture 2007. Une distinction qui doit permettre à ces deux villes et, pour la première fois, à leur région respective, de mettre en valeur leurs richesses historiques et culturelles tout en bénéficiant d’une exposition privilégiée. A partir de samedi, durant douze mois, de nombreuses manifestations se dérouleront dans les deux villes. Le partage de cet honneur entre Sibiu et la capitale luxembourgeoise n’est pas anodin. Toutes deux entretiennent des liens historiques forts, et elles symbolisent la cohésion, désirée par le Parlement européen, entre un Etat fondateur de l’Union et un pays à la veille de la rejoindre. De plus, la Roumanie, qui entrera dans l’UE en janvier, a été longtemps séparée de l’Europe occidentale par le rideau de fer. C’est la première fois qu’une ville d’Europe centrale est désignée comme capitale européenne de la culture. Depuis 1985, le concept des « capitales » s’est tant popularisé que son succès a dépassé les espérances du parlement de Strasbourg : la culture est l’un des chantiers les plus avancés de la future Europe des vingt-sept.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :