Direct Soir n°719 11 mar 2010
Direct Soir n°719 11 mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°719 de 11 mar 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : Yves Saint Laurent sous toutes les coutures

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 INTERVIEW CULTURE Jean-Michel Ribes, auteur et metteur en scène « L’écho du génie populaire » Jean-Michel Ribes met en scène au Théâtre du Rond-Point « Les nouvelles brèves de comptoir » de Jean-Marie Gourio. Des répliques chocs issues de la « sagesse » des piliers de bar. C’est la troisième fois que Jean-Michel Ribes adapte les Brèves de comptoir pour le théâtre. Pour la troisième fois, vous montez de Nouvelles brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio. Que vous évoquent ces brèves ? Jean-Michel Ribes : Elles sont un écho inventif du génie populaire. Ces brèves sont des explications du monde et de la réalité données par des gens que l’on n’a pas l’habitude d’écouter. En quoi, selon vous, le bistrot est-il le lieu idéal pour libérer la parole ? J.-M. R. : Le bistrot est un lieu qui permet à des gens qui ne parlent pas au travail, qui ne parlent pas chez eux, de donner leur vision des choses. De se lâcher. C’est à la fois extrêmement pathétique et en même temps irrésistible, et surtout incorrect culturellement. Comment Jean-Marie Gourio écrit-il ces brèves ? J.-M. R. : Il va dans les cafés et il écoute. Il se met sur une fréquence qui n’est pas celle de délire d’alcooliques ou de ploucs, contrairement à ce que beaucoup pensent, et il dévoile le génie caché sous la banalité. On peut le comparer à un archéologue qui trouverait un bijou et le redresserait quand il est cassé. Mais attention, ce sont toutes de vraies phrases piochées dans la réalité. Le génie de Jean-Marie Gourio, c’est de trouver de la littérature dans les cafés. Quels seront les grands thèmes abordés au coin du comptoir ? J.-M. R. : Le racisme, la précarité, la solitude, la famille le dimanche, les mariages le samedi, le marché, les lundis matin… Contrairement aux versions précédentes, il y aura plus de femmes sur le plateau. Pourquoi ? J.-M. R. : Comme en politique, la parité s’applique aussi dans les bistrots ! Comment allez-vous renouveler la mise en scène ? J.-M. R. : Le premier spectacle se déroulait sur une journée, du matin tôt à tard dans la nuit. Le second sur une année entière : le printemps, l’été et son Tour de France, l’automne, l’hiver et les fêtes. Là, je concentre la dramaturgie sur une semaine, du lundi au samedi. Et puis, dans la mesure où il y a huit comédiens, l’orchestration sera plus symphonie que musique de chambre. Les nouvelles brèves de comptoir, jusqu’au 7 mai, Théâtre du Rond-Point, 2 bis, av. Franklin-D.-Roosevelt, Paris8 e (01 44 95 98 21). Du 28 au 30 mai à Nice, et du 1 er au 12 juin à Marseille. CHIBANE BAZIZ/SIPA CIRQUE En constante évolution ➔ Fondateur en 1994 de la compagnie Cirque ici, JohannLe Guillerma investi le parc de la Villette. Pour la première fois, les trois œuvres de son projet hors norme et protéiforme, Attraction, sont présentées dans un même lieu. A travers Monstration, La Motte-Prototype IV et Secret, l’artiste s’interroge sur l’équilibre, la forme et le mouvement. Attraction-Etape 2010, Cirque ici, jusqu’au 11 avril, parc de la Villette, avenue Jean-Jaurès, Paris 19 e (01 40 03 75 75). JohannLe Guillermutilise les arts du cirque pour s’interrroger sur l’équilibre. MARIONNETTES Jouer autrement ➔ Le nouveau spectacle extraordinaire par la compagnie des Rémouleurs, L’herbe folle des Trois-six-trente et Gingko Parrot, dans mon arbre il y a…, par la troupe AMK. Trois créations proposées par le Théâtre de la Marionnette à l’occasion d’OMNIprésences, dans des lieux franciliens non dédiés au théâtre. Original, inattendu et surprenant. OMNIprésences, jusqu’au 16 avril, à Paris et en Ile-de-France. Renseignements au théâtre de la Marionnette, 38, rue Basfroi, Paris 11 e (01 44 64 79 70). Le nouveau spectacle extraordinaire par la compagnie des Rémouleurs. P.CIBILLE S. FREISSE Directsoir N°719/Jeudi 11 mars 2010 KITSUNE/COOPERATIVE MUSIC ALBUM Two Door Cinema Club, machine à tubes ➔ Trio électro-pop nord-irlandais Two Door Cinema Club sort son premier album, Tourist History. Le disque se révèle un concentré de tubes en puissance, une petite bombe ultra-dansante, un cocktail qui aurait été préparé au shaker avec une dose de Franz Ferdinand, une touche de Bloc Party, deux doigts de Phoenix et une bonne rasade de Foals… A consommer sans modération. Tourist History, Two Door Cinema Club, Kitsuné/Cooperative Music. En concert en première partie de Phoenix le 21 mars à Dijon, le 22 à Paris, le 23 à Grenoble et le 24 à Nancy. ONE-MAN SHOW Gad Elmaleh, dernières à Paris ➔ Salué par plus d’un million de spectateurs depuis juillet 2007, Gad Elmaleh reprend jusqu’au 24 avril son spectacle Papa est en haut. Un troisième one-man show autobiographique au titre inspiré d’une berceuse bien connue dans lequel le réalisateur de Chouchou aborde un thème qui lui est cher : la paternité. Entre souvenirs d’enfance et anecdotes drolatiques sur l’éducation, l’humoriste mélomane ponctue son show de chansons croustillantes qu’il accompagne en musique. Papa est en haut, jusqu’au 24 avril, Palais des Sports de Paris, Porte de Versailles, Paris 15 e (0 825 038 039).
www.directsoir.net EXPOSITION La Russie, corps et âme Evénement central de l’année France-Russie, l’exposition « Sainte Russie », proposée par le Louvre, invite à s’immerger dans la nature de l’âme russe. Tradition millénaire et pourtant quasi absente des collections du plus grand musée du monde, l’art russe ancien est mis à l’honneur ce printemps par le Louvre. L’exposition Sainte Russie, point d’orgue de l’année France- Russie, opère une plongée à travers plus de neuf siècles de création. Un ensemble de quatre cents œuvres, produites du IX e siècle à l’aube du XVIII e et issues des musées et bibliothèques russes, sortent de leur pays, la plupart pour la première fois. Cette sélection d’objets, icônes et pièces d’orfèvrerie permet au public français de découvrir l’une des formes les plus expressives et les plus originales de la culture russe. Moins connu que l’art produit après le règne de Pierre le Grand (1672-1725), l’art russe ancien résulte d’un mélange de l’héritage iconographique byzantin et du substrat occidental latin, assimilé progressivement au cours de l’histoire des gouvernements, des invasions, des relations commerciales et des réformes. Présenté chronologiquement et rythmé par les temps forts de son histoire, l’art de l’icône russe est dévoilé par des pièces d’exception, comme celles de Théophane le Grec, Dionisi et Roublev, artistes qui ont porté celui-ci à son apogée. Répétitions des thèmes et motifs, lignes épurées, traits imperturbables et couleurs chatoyantes sont quelques-unes des caractéristiques de la composition de ce témoignage éblouissant. A voir absolument. Sainte Russie, l’art russe, des origines à Pierre le Grand, jusqu’au 24 mai, musée du Louvre, rue de Rivoli, Paris1 er (0140205317). En parallèle de l’exposition Sainte Russie, une série de concerts, d’opéras filmés et de conférences sont programmés à l’auditorium du Louvre. CULTURE 11



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