Direct Soir n°718 10 mar 2010
Direct Soir n°718 10 mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°718 de 10 mar 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : Michel Boujenah : « J'ai eu beaucoup de chance »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 CULTURE ALBUM Fantastique Plastic « Plastic Beach », le troisième album des Gorillaz, est enfin disponible. Un des grands moments de l’année discographique 2010. Le groupe pop-cartoon de Damon Albarn, connu pour être le leader du britpop Blur, a levé l’ancre direction « Plastic Beach », île virtuelle constituée de déchets accumulés où la vie a su jusque-là résister… Un projet artistique graphique et discographique aux ambiances mi-joyeuses, mi-désenchantées, qui voit les célèbres héros virtuels du groupe évoluer dans un nouvel univers toujours imaginé par le co-créateur de Gorillaz, Jamie Hewlett. Musicalement plus underground, plus audacieux pourrait-on dire, que les deux précédents albums, Plastic Beach ne comporte pas de tubes FM évidents comme pouvaient l’être Clint Eastwood, Feel Good Inc ou encore Dirty Harry. L’opus mérite plusieurs écoutes. Comme l’annonçait le premier single, Stylo, Plastic Beach s’avère hypnotisant. Pour la plupart hip hop, certains morceaux dévoilent une puissante électro, tandis que d’autres sont baignées de vapeurs neo-psychédéliques… Lou Reed, De la Soul, Little Dragon, Mos Def, Mick Jones et Paul Simonon (The Clash), ou encore Snoop Dogg pour ne citer qu’eux apportent leur pierre à cet édifice tout sauf en toc. Un disque majeur, annonciateur du son qui bercera la nouvelle décennie et ses problèmes écologiques majeurs. Plastic Beach, Gorillaz, EMI. GETTYIMAGES/NOEL HENDRICKSON BEAUX LIVRES Le vin à l’honneur DR Le vin, une histoire enivrante. ➔ Breuvage précieux, le vin a sa littérature. De l’art d’en parler à son histoire au fil des siècles, deux ouvrages aux objectifs très différents révèlent les secrets de ce nectar tant apprécié de Napoléon, Rabelais ou Voltaire. Si une vingtaine de mots suffisent à qualifier un vin, Martine Coutier apprécie le détail. Du XIII e siècle à aujourd’hui, elle passe au crible le vocabulaire œnologique. A travers près de 800 entrées, on apprend ainsi que le vin peut pleurer, renarder ou être aimable. Un lexique passionnant, préfacé par le poète Jean-Claude Pirotte. Dictionnaire de la langue du vin, Martine Coutier, CNRS Editions. ➔ L’art français du vin répond à toutes les attentes des amateurs d’histoire, de littérature et de vin. Des rituels judéo-chrétiens ceux de l’époque gréco-romaine, de l’art de la conservation à celui de la dégustation, cet ouvrage illustré élève le vin au rang d’objet sacré avec poésie et intelligence. L’art français du vin, Jean-Luc Chapin, Michel Hansen et Emeric Sauty de Chalon, 1855. Directsoir N°718/Mercredi 10 mars 2010 DR Un des portraits, réalisé par J. Ostarhild. EXPOSITION Permutations ➔ A quoi ressembleraient nos visages si l’on pouvait en changer comme on permute nos chemises ? C’est la question que le photographe de mode Jurgen Ostarhild s’est posé. A l’espace créateurs du Forum des Halles, l’artiste répond à travers six portraits de 6 m² chacun. Etablis d’après une base de données morphologique créée pour l’occasion, ces visages virtuels glacent par leur beauté hybride. Shopping Addicts, jusqu’au 30 avril, espace créateurs du Forum des Halles, Paris 1 er. ALBUM La charade de Jeanne Cherhal ➔ L’artiste a choisi, pour ce quatrième album, d’être seule aux manettes. Hormis deux titres, Jeanne Cherhal a composé tous les textes. Mais la chanteuse n’en est pas restée là et s’est chargée des claviers, guitares, basse, batterie et synthétiseurs. Le résultat ? Un album à la liberté assumée et aux expérimentations sonores étonnantes. Divisé en quatre parties, il se veut une charade et sonne comme tel. Ce nouveau CD est composé de courtes chansons souvent mystérieuses, parfois facétieuses. Arrangé par l’ingénieur du son YannArnaud, Charade marque un tournant bienvenu dans la carrière de la jeune chanteuse. Charade, Jeanne Cherhal, Barclay. En concert au Bataclan le 9 mars.
www.directsoir.net BANDE DESSINÉE Quand les animaux régnaient sur Paris Alors que l’on fête le centenaire de la grande crue de la Seine de 1910, une bande dessinée revient sur cet événement dans un monde gouverné par les animaux. Troublant… et réussi. Y a-t-il un lien avec le centenaire de la grande crue ? « C’est une coïncidence. Cette périodelà m’intéresse beaucoup, je collectionne les photographies et les documents de l’époque », indiquait au dernier Festival d’Angoulême Hervé Bourhis, qui a écrit le scénario il y a maintenant sept ans. « Le début du XX e siècle est une mine d’or pour un dessinateur, car il y a une riche iconographie d’architectures folles, d’intérieurs bourgeois et même des petites gens de Paris », ajoutait Rudy Spiessert. Si l’on pense d’emblée à La planète des singes en raison de l’inversion des rôles entre animaux et humains, les auteurs se revendiquent plutôt de George Orwell et sa Ferme des animaux. Dans ce Paris de 1910, la Seine monte dangereusement. Alors que l’homme a pratiquement disparu de la surface du DR « Je trouve que l’on devrait inonder Paris plus souvent. Cela me plairait bien de voir des barques place de l’Opéra. » Rudy Spiessert, janvier 2010. globe, les trafiquants d’humains sévissent encore. Feuille, une petite fille, est néanmoins retrouvée intacte par Léopoldine, une jeune truie scientifique s’intéressant de près à la race humaine. De découvertes en aventures rocambolesques dans ce Paris sous les eaux, les auteurs livrent un joli conte noir et une réflexion en miroir sur nos défauts, peut-être à l’origine de notre future perte. « J’ai eu l’idée d’écrire ce scénario alors que je travaillais pour le FESTIVAL CULTURE 13 L’Asie à Deauville Web à La Défense et habitais Paris. J’étais donc coupé de toute nature et cela me manquait. J’ai voulu écrire quelque chose sur notre animalité. J’aurais pu écrire un pensum là-dessus, mais j’ai préféré inverser les rôles », expliquait Hervé Bourhis avant que Rudy Spiessert reprenne : « Ne serait-ce pas Orwell qui aurait dit : « L’homme, ce cochon qui a réussi ? » » Hélas, Rudy Spiessert et Hervé Bourhis, Dupuis, 15 €. ➔ Le douzième festival du film asiatique de Deauville rend hommage cette année à deux figures contemporaines du cinéma extrême-oriental : le réalisateur chinois Lou Ye et le chef de file du cinéma philippin Brillante Mendoza. Deux cinéastes présents en sélection officielle au dernier Festival de Cannes avec respectivementf Nuits d’ivresse printanière et Kinatay. Présidé par Pascal Bonitzer (réalisateur de Rien sur Robert), le jury décernera à l’issue de ces cinq journées de septième art le Lotus du meilleur film et celui du Jury à l’un des neuf longs métrages en compétition. Douzième festival du film asiatique de Deauville, jusqu’au 14 mars, Deauville (www.deauvilleasia.com).



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