Direct Soir n°714 4 mar 2010
Direct Soir n°714 4 mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°714 de 4 mar 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Youssou N'Dour, son hommage à Bob Marley

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 CULTURE COMÉDIE MUSICALE Sacré « Spamalot » ! Pierre-François Martin-Laval, alias PEF, révèle au Théâtre Comédia une version francisée de « Spamalot ». Une adaptation réjouissante de la comédie musicale éponyme des Monty Python et de leur film culte « Sacré Graal ». Spamalot, une quête du Graal au ton décalé, ponctuée de tableaux chantés et dansés. « Les chevaliers de la table ronde, c’est mieux que James Bond », lancent sur scène les dix-huit comédiens de Spamalot. Et force est de constater que 007 et ses gadgets font presque pâle figure à côté de cette troupe déjantée de chevaliers. Surtout quand ces derniers sont dirigés par PEF (Pierre- François Martin-Laval), hilarant roi Arthur et metteur en scène ingénieux. On n’en attendait pas moins de cet ex-Robin des bois féru du Moyen Age et des répliques décalées. Un goût prononcé pour les têtes couronnées qu’il explique ironiquement par un « J’aime les hommes en jupe » avant d’ajouter : « Etre en tenue médiévale et se disputer comme au bureau de poste est un décalage qui me fait hurler de rire. » Respectueux de cet univers qu’il connaît bien pour avoir « été élevé aux films des Monty Python », PEF livre une version française réjouissante de ce Spamalot, comédie musicale des Monty Python adaptée de leur film Sacré Graal et créée à Broadway en 2005. « SPAMALOT » VERSION COCORICO Déjà étiqueté fils des Monty Python à l’époque des Robins des bois, PEF retouche ici sans trahir. Tout y est : la trame (la quête du Graal), les personnages cultes (Tim l’enchanteur, le lapin de Troie, le lapin tueur, les comtes français, la Dame du lac), le ton, forcément décalé, auxquels s’ajoute cette griffe des Robins : « Au début, je ne changeais qu’une réplique sur deux, et puis j’y ai mis ma touche. Au final, j’ai réécrit presque tous les dialogues. » Une tendance que l’on retrouve également côté chant, révélant une série de tableaux chantés et dansés jubilatoires. PEF s’est associé à deux autres Frenchies : Matthieu Gonet (Star Academy), que PEF qualifie de « prodige », dirige tous les soirs l’orchestre en live et signe une partition musicale entraînante ; Stéphane Jarny (Nouvelle star) a imaginé des chorégraphies enjouées mêlant cabaret, disco et danses traditionnelles parodiées avec brio. Un univers qu’anime avec une énergie communicative une troupe de joyeux drilles (Grégoire Bonnet, Arnaud Ducret, Olivier Denizet, Philippe Vieux) ou encore Andy Cocq, hilarant prince homo. On comprend pourquoi PEF parle d’eux comme de sa deuxième famille après les Robins : humour et autodérision sont aussi leur marque de fabrique. Spamalot, Théâtre Comédia, jusqu’au 15 mars, 4, boulevard de Strasbourg, Paris 10 e (01 42 38 22 22). B. RICHEBE/SPAMALOT DVD Les neuf vies d’Arnaud Gidoin ➔ Comédien, animateur de télévision, Arnaud Gidoin a plus d’une corde à son arc. Son dernier one-man show, La routine, mis en scène par Pascal Légitimus, est enfin disponible en DVD. Tour à tour animateur d’un célèbre parc d’attractions, père au foyer brimé par sa femme autoritaire, l’irrésistible trublion offre une galerie de neuf personnages hauts en couleur, aussi insupportables qu’attachants. De quoi échapper au train-train quotidien. La routine, d’Arnaud Gidoin, M6 Vidéo. M6 VIDÉO DVD ➔ Des agents très spéciaux Equipés des tout derniers gadgets technologiques par un génie de l’informatique et des techniques d’investigation, trois cochons d’Inde et une taupe doivent venir à bout de la machination du terrible milliardaire Saber. Des microprocesseurs ont été placés dans des produits d’électroménagers, il faut les désactiver avant qu’il ne soit trop tard. Un scénario efficace pour cette mission animée. Mission-G, de Hoyt Yeatman, Walt Disney Home Entertainment. ➔ Pizzas, hamburgers et spaghettis Seule denrée disponible sur l’île : des sardines. Les habitants, dégoûtés, cherchent une alternative. Pendant ce temps, un inventeur génial mais incompris, le jeune Flint, veut à tout prix venir en aide à ses concitoyens. Il met au point une machine capable de transformer l’eau en aliment, mais voilà : la machine déraille et devient incontrôlable. Pizzas, hamburgers et Directsoir N°714/Jeudi 4 mars 2010 CONCERT La plus belle pour aller chanter ➔ Presque quarante ans après son premier Olympia, Sylvie Vartan remonte sur la scène qui l’a révélée. A partir de ce soir et jusqu’au 6 mars, cette icône des années yé-yé interprétera les titres de son dernier album, Toutes peines confondues. Au programme, des textes signés Didier Barbelivien, Marc Lavoine, Serge Lama et Carla Bruni. A noter, la sortie le 8 mars chez Columbia de Sylvie Live, livre-disque sur sa dernière tournée. Sylvie Vartan, ce soir et jusqu’à samedi à l’Olympia, 28, bd des Capucines, Paris 9 e (0892683368). Des films d’animation pour tous WALT DISNEY SONY PICTURES WARNER BROS Sylvie Vartan retrouve l’Olympia, ce soir. spaghettis pleuvent. Il faut sauver la ville, victime de ces précipitations. Tempête de boulettes géantes, de Phil Lord et Chris Miller, Sony Pictures. ➔ Retour aux origines Ce troisième film autour des aventures de Scooby-Doo se concentre sur la jeunesse des personnages qui ont séduit des générations. Ainsi Fred, Daphné, Véra et Sammy, amis de lycée dans la petite ville de Coolsville et passionnés d’énigmes, se retrouvent propriétaires d’un chiot qui semble ne plus vouloir les lâcher. La chasse aux fantômes hurlants est ouverte. Scooby-Doo !, le mystère commence, de Brian Levant, Warner Bros. Nouveautés également disponibles : Laban, le petit fantôme, Arte Vidéo ; Dumbo, Walt Disney Home Entertainment.
www.directsoir.net INTERVIEW Gyles Brandreth, romancier Comment vous est venue l’idée d’imaginer Oscar Wilde en détective ? Gyles Brandeth : Quand j’étais petit, j’habitais tout près de la maison d’Oscar Wilde. On m’en a donc beaucoup parlé. On m’a envoyé ensuite en pensionnat. Chaque semaine, je prenais le thé avec le vieil homme qui avait fondé l’école. Il m’a raconté beaucoup de choses sur Oscar Wilde, qu’il avait connu. J’ai découvert un homme différent de celui qu’on connaît aujourd’hui à travers le prisme de son œuvre. En fait, il était certes un dandy, mais aussi un homme généreux, qui savait autant écouter que raconter. C’est à ce vieux monsieur qu’Oscar Wilde a dit un jour : « Un gentilhomme ne doit jamais rien faire dont il ne peut parler au dîner. » Je nourrissais également une passion pour Sherlock Holmes. Quand mes parents m’ont envoyé à ce pensionnat, ils ont déménagé. La fenêtre de ma chambre donnait sur celle de Holmes (imaginée par Conan Doyle, au 221b, Baker Street, à Londres,ndlr). Dans vos polars, les deux écrivains sont amis. Est-ce véridique ? G. B. : Il y a six ou sept ans, alors que je lisais une autobiographie d’Arthur Conan Doyle, j’ai découvert que le père de Sherlock Holmes et Oscar Wilde étaient en effet amis. Ils se sont rencontrés en 1889 à l’invitation d’un éditeur américain, qui voulait que ces deux jeunes auteurs écrivent des histoires de meurtres pour lui. Le très méconnu Robert Sherard est le narrateur de ces histoires. Qui était-il ? G. B. : Je voulais quelqu’un d’un peu ordinaire pour contraster avec la figure brillante d’Oscar Wilde. C’est un peu son docteur Watson. Robert a réellement existé. C’était un journaliste qui habitait Paris et rencontrait tous les « grands » de l’époque. Il a écrit cinq livres sur Oscar Wilde. J’ai imaginé que ces trois œuvres sont en fait les livres inédits de Robert Sherard. Vous sentez-vous plus proche de Robert Sherard ou d’Oscar Wilde ? G. B. : J’aimerais avoir l’esprit d’Oscar Wilde, le cœur d’Arthur Conan Doyle (car c’était un grand homme), le talent d’Edmond Lagrange (un acteur dans ce roman,ndlr) mais, en réalité, je suis plutôt un Robert Sherard… Vous lasserez-vous un jour d’écrire sur Oscar Wilde ? G. B. : Oscar Wilde est une mine ! C’est pour cela qu’il m’intéresse tellement. Peutêtre qu’un jour, j’écrirais sur son procès, CULTURE 9 « J’aimerais avoir l’esprit d’Oscar Wilde et le cœur d’Arthur Conan Doyle » Spécialiste d’Oscar Wilde, Gyles Brandreth poursuit avec bonheur sa série de polars autour de l’auteur du « Portrait de Dorian Gray », qui, sous la plume du romancier, revêt le manteau de détective. Rencontre avec un auteur « so british » aussi facétieux qu’érudit. HANNAH/10/18 « LE PÈRE DE SHERLOCK HOLMES ET OSCAR WILDE ÉTAIENT AMIS » Le journaliste et écrivain britannique Gyles Brandreth, auteur d’Oscar Wilde et le cadavre souriant. son emprisonnement, ou même sa mort. J’écris un quatrième ouvrage sur lui. Ces histoires vont être bientôt adaptées en série télévisée. Quel écrivain contemporain pourrait selon vous devenir détective, un peu comme votre Oscar Wilde ? G. B. : Claude Izner. Derrière ce pseudonyme se cachent en fait deux charmantes dames qui pourraient être d’amusantes détectives. Elles me font penser à Miss Marple. D’autre part, j’aurais bien vu Georges Feydeau à la place de mon Oscar Wilde. Car c’était comme lui quelqu’un aussi extraordinaire que complexe. Oscar Wilde et le cadavre souriant, Gyles Brandreth, 10/18, 13,50 €.



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