Direct Soir n°705 19 fév 2010
Direct Soir n°705 19 fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°705 de 19 fév 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : Spécial glisse, les nouvelles tendances

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Freeride, freestyle, speed riding… Les passionnés de vitesse, de voltige et de neige ont carte blanche pour investir les pistes et les pentes enneigées. Cette année, la tendance est aux sensations fortes. Sur la poudreuse, dans les couloirs ou les forêts enneigées, la tendance est au freeride et ses variantes. En hors-piste, les amateurs peuvent tester leur endurance et découvrir de nouvelles sensations sur les espaces réservés à cet effet dans de nombreuses stations. Pour aller plus loin, le speed riding ou speed flying se développe, pour le plus grand bonheur des fous de ski et de voltige. « Un mélange parfait entre le ski sur une pente sauvage et le vol », explique le spécialiste François Bon (lire ci-dessous), pionnier du genre. Skis aux pieds et voile de parapente au-dessus de la tête… Inconnu jusqu’en 2003, ce nouveau sport de glisse qui a vu le jour à Valfréjus a pris de l’ampleur et se démocratise. Aujourd’hui, de plus en plus de cours sont proposés et la compétition internationale « The Speed Flying Pro Les Arcs » repousse encore les limites des sports d’aventure et extrêmes. Car les zones privilégiées pour pratiquer le speed riding sont les pentes sauvages et abruptes des hors-piste, parfois accrochées sur les sites grandioses du massif du Mont-Blanc pour les plus expérimentés. Mais pour François Bon, ce sport, qui peut devenir un vrai défi sportif, une occasion de partir en « expédition », est avant tout un moment de plaisir, même en tant que débutant. « Cette activité a quelque chose de spectaculaire, mais elle est tout à fait abordable et on s’amuse dès le départ », affirmet-il. Au départ, justement, pas question de réaliser une ascension en skis de randonnée pour dévaler ensuite la pente en volant au-dessus des barres rocheuses ou de gravir une montée en « aérotraction » à la force de la voile. Les premiers cours se font sur des zones dédiées et faciles afin d’apprendre à piloter « l’aile » et de s’initier aux « run ». Les cours sont aussi l’occasion de tester les fameux sauts « freestyle » : tricks (figure), grabs (tenir son ski avec la main lors d’un saut) ou cross (saut jambes croisées). INTERVIEW TRISTAN SHU EN COUVERTURE SPORTS D’HIVER LA GLISSE EN TOUTE LIBERTÉ ➔ Vous êtes, avec Antoine Montant, un des pionniers du speed riding. Qu’est ce qui vous a poussé à vous investir dans cette discipline ? François Bon : Je skie depuis l’âge de 2 ans et j’ai commencé le parapente à 12 ans. Il m’a donc paru naturel de lier air et neige. Le challenge sportif est réel puisque le speed riding peut se révéler extrêmement exigeant : quand je suis parti tester ce sport sur Pour débuter, les professionnels réclament un niveau de ski classe 3, suffisant pour glisser sur tous types de neige et en hors-piste facile. Toutes les stations n’autorisent pas cette jeune discipline sur leur domaine. Les stations de Savoie, Chamonix Mont-Blanc, Morzine, Avoriaz, Saint-Jean- Montclar, Chabanon, La Grave, Saint-Hilaire et Les 7Laux, notamment, la permettent. DES ÉCOLES POUR APPRENDRE : • Valfréjus. Ataka. www.ecole-speedriding.com• Les Arcs. www.speedriding-school.com• Skieo. www.skieo.fr Compter environ 90 euros par personne pour 4 à 6 heures de cours. Des week-ends et des stages sont également proposés. « UN MÉLANGE PARFAIT ENTRE LE SKI SUR UNE PENTE SAUVAGE ET LE VOL » l’Aconcagua (Argentine, 6962m,ndlr), j’ai fait onze jours d’ascension pour cinq minutes de descente ! Par ailleurs, la technique permet beaucoup plus qu’une descente en « simple » freeride, qui nous empêche de passer partout. En speed riding, il devient possible de voler au-dessus d’une barre rocheuse de 50mètres de haut. On gagne en sécurité sur les faces hostiles. Quelles sensations peut-on éprouver ? F. B. : C’est un double shoot : le plaisir du ski allié à celui du pilotage et du vol, le plaisir d’effectuer de superbes courbes dans la neige, de passer parfois à ras du sol… Le speed riding présente une dimension exceptionnelle, Spectaculaire, cette discipline est abordable, même pour les débutants. Directsoir N°705/Vendredi 19 février 2010 Le speed riding allie plaisir du ski, du vol et du pilotage. TENDANCE Le freeride, pour skieurs confirmés ➔ Le ski hors piste, ou freeride, demande un effort physique prononcé et permet une nouvelle approche du ski ou du snowboard pour les plus confirmés, dans un cadre souvent sauvage et grandiose. Une fois les risques d’avalanche évalués auprès de l’Office de moyenne et haute montagne ou des bulletins météo des bureaux des guides, et le matériel en poche (Arva, pelle, sonde), les amateurs peuvent s’en donner à cœur joie tout en suivant certaines règles. A commencer par le choix du matériel, qui évolue et s’adapte à tous les niveaux et à tous les types de neige. « Les avancées technologiques les plus poussées en matière de ski sont sans conteste celles du freeride. Il ne faut pas hésiter à tester, le but est de se faire plaisir ! », rappelle François Bon. En freeride, il faut être capable de voir loin pour anticiper les changements de neige et les obstacles. Le site spécialisé skieo.fr rappelle qu’une bonne respiration sera la clé de l’efficacité, un moyen de se décontracter et de maintenir son endurance durant l’effort. François Bon* : « Le speed riding, c’est du plaisir avant tout » DOM DAHER car on se trouve au cœur d’un élément naturel et on est en mesure d’exploiter tout l’espace en allant jusqu’à 120 km/h. Dernièrement, nous avons descendu les Grandes Jorasses (massif du Mont-Blanc, 4208m,ndlr) avec Antoine Montant. Nous avons enchaîné les courbes et les sauts sur 3000 mètres de dénivelé dans des espaces grandioses. C’était un réel plaisir de partager cette découverte et de mettre notre technique à l’épreuve. * Ancien membre de l’équipe de France de voltige-parapente, pionnier du speed riding, sacré aventurier de l’année par National Geographic en 2008.
www.directsoir.net Focus Tentez l’insolite ➔ A cheval ou en VTT : il est aujourd’hui possible d’allier ces plaisirs à ceux du ski sur les pistes. En promenades sur les sentiers forestiers ou sur des pistes damées, le ski joëring, moyen de transport ancestral venu des plaines enneigées de Suède et sport aujourd’hui pratiqué en compétition, est proposé dans de multiples stations françaises. Les amateurs de VTT pourront tester le « vélo-ski », constitué d’un cadre de bicyclette monté sur des skis, engin apparu sur les pistes françaises en 1947 et remis au goût du jour ces dernières années. Dans un style plus ludique et familial, de nouveaux types de luges sont proposés aux vacanciers dans les stations, comme le « snake gliss » qui emmène ses amateurs avaler les descentes en chenille, grâce à ce système de luges articulées.• Ski joëring. Alpes du Nord : Les Arcs, Avoriaz-Montriond, Les Gets, Samoëns, Corrençon-en-Vercors ; Jura : Château-des-Prés. www.skijoering.com• Snake gliss. Hautes-Alpes : Orcières 1850, Saint-Léger-les- Mélèzes, Puy-Saint-Vincent, Les Orres, Risoul… Et aussi dans les Pyrénées, les Hautes-Vosges et en Languedoc-Roussillon. DANS LES ALPES La vallée Blanche, hors-piste de légende Nichée au cœur de la vallée de Chamonix, la vallée Blanche est le paradis européen des amateurs de freeride. L’air est vif, la neige éclatante, la vue à couper le souffle. Aiguille du Midi, 3842 mètres. Là commence la vallée Blanche. Creusée aux confins des glaciers du massif du Mont- Blanc, la vallée Blanche fait partie de ces hors-pistes de légende, paradis des skieurs amoureux de haute montagne. 20 KM DE POUDREUSE Une fois passée l’arête effilée à pied, en sortant du téléphérique, les skieurs chaussent au pied de l’Aiguille, à 3 700 mètres. Les skis filent, le dénivelé s’avale sur 20 km de poudreuse qui, selon l’enneigement, peut vous amener jusqu’à Chamonix. Ni damage, ni balisage, ni service de piste, les cinq à six heures de descente se déroulent dans un paysage grandiose, sur les glaciers enneigés et crevassés du Géant et de la mer de Glace. Suivant le niveau, plusieurs variantes sont possibles. Du chemin classique (descente la plus panoramique) aux itinéraires privilégiés pour les très bons skieurs, comme la variante du Rognon, plus raide, ou celle, plus technique, passant par le glacier de l’Envers du Plan. Une descente inoubliable et une occasion exceptionnelle de découvrir la haute montagne. SITES DE RÉFÉRENCE www.guides-mont-blanc.com www.chamonix-guides.com www.ohm-chamonix.com EN COUVERTURE 5 Le ski joëring, une pratique ancestrale venue de Suède. Pour dévaler les pentes en famille : le snake gliss. Le niveau requis pour l’itinéraire classique est celui de classe 2 : le skieur doit savoir tourner en parallèle, maîtriser le chasse-neige ainsi que le dérapage en biais. Une bonne forme physique est nécessaire. Il faut aussi penser à emporter un Arva (appareil de recherche de victimes d’avalanche), un baudrier, une boisson chaude et de la nourriture. La présence d’un guide est fortement conseillée (72 à 122 € par personne suivant les formules). SKIJOERING.COM SNAKEGLISS.COM SEB LEON ZOOM Trois nouvelles approches Le télémark Ils slaloment sur la piste dans une sorte de danse gracieuse et légère (photo). La technique ancestrale du ski alpin a refait son apparition sur les pistes ces dernières années dans le champ des nouvelles glisses, puisqu’elle est une des premières approches du freeride. La descente s’effectue en talons libres et permet d’exécuter des virages harmonieux en fléchissant la jambe intérieure. A noter : le domaine des Arcs (Arc1950) organise toutes les semaines une demijournée d’initiation gratuite et encadrée. Le snowskate Compromis entre le skateboard des rues et le snowboard, le snowskate est de plus petite taille. Le snowskateur n’est pas fixé sur sa planche, mais possède tout de même une corde au pied pour le relier à celle-ci en cas de chute. Une autre façon de travailler tricks et grabs. Généralement interdit sur les pistes, le snowskate peut être autorisé dans certaines stations et sur les pistes de luge. Le snowkite C’est le pendant du kitesurf sur les pistes, avec un snowboard ou des skis aux pieds. La voile de traction permet de dépasser les 70 km/h.



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