Direct Soir n°70 6 déc 2006
Direct Soir n°70 6 déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°70 de 6 déc 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Meryl Streep, star du dernier film de Robert Altman

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mercredi 6 décembre 2006 8 ACTU FRANCE EN BREF Nicolas Hulot : au sommet des sondages v A en croire le baromètre Ifop de décembre à paraître dans Paris-Match demain, 87% des Français ont une bonne opinion de Nicolas Hulot. Un record depuis la création de cet outil. L’animateur de télévision s’impose donc, dès son entrée, dans ce classement des personnalités politiques les plus populaires, laissant derrière lui Bernard Kouchner (75%) et Ségolène Royal (69%, +5). Nicolas Sarkozy gagne, quant à lui, 1 point et atteint ainsi les 60% d’opinions favorables. Un rameur secouru dans l’Atlantique v Emmanuel Coindre, un navigateur de La Baule, a été secouru cette nuit par une frégate de surveillance, alors qu’il se trouvait à 1800 km à l’ouest de Conakry (Guinée). Il participait à la course à l’aviron Sénégal-Guyane, première transatlantique à la rame en solitaire, sans escale et sans assistance. Grogne des pêcheurs bretons v La Commission européenne a annoncé hier sa décision de réduire les quotas de pêche au cabillaud et à l’anchois dans l’Atlantique et la mer du Nord. Les pêcheurs bretons se sentent menacés par une nouvelle restriction qu’ils n’estiment pas justifiée. Débuts de France 24 v La première chaîne d’information internationale en continu, France 24, sera lancée ce soir à 20h29 précises. Pendant 24 heures, on pourra uniquement la visionner sur Internet. Elle sera ensuite disponible sur le câble et le satellite en français et en anglais, avant une diffusion en arabe, courant 2007. La chaîne emploie 380 personnes, dont 170 journalistes d’une trentaine de nationalités différentes. TÉLÉTRAVAIL/Des économies pour l’entreprise Fin des bureaux fixes pour 8 000 à 10000 salariés de Renault en région parisienne. Selon la CFDT, ils se verront peu à peu proposer soit un système de « bureau partagé », soit le télétravail à domicile. Le système a été testé auprès de 400 employés, tous disposant d’un ordinateur portable permettant de travailler de chez soi. Objectif de ce bouleversement : réduire les frais immobiliers. Si la méthode ne fait pas l’unanimité, elle séduit par son faible coût. La Société des ingénieurs diplômés par l’Etat (SIDPE), association qui aide et informe les ingénieurs, loue ainsi les services d’une entreprise de télétravail qui assure la permanence téléphonique et le secrétariat. La SIDPE est basée à Cachan (Val-de-Marne) alors que Atout-Buro, la société de télétravail, se trouve à Esvres-sur-Indre (Indre-et-Loire). « Une personne qui décroche est plus chaleureuse qu’un répondeur, explique Michel Michallon, un des responsables de l’association. Mais nous ne pouvons pas supporter les frais d’un employé à plein-temps avec moins de quatre appels par jour. Avec le télétravail, nous payons en fonction du nombre d’appels reçus. Et, lorsque nous lançons un mailing, nous avons besoin de mains pour taper le texte. C’est une expérience très concluante. » Michèle Morillon, 45 ans, cogérante d’Atout-Buro, s’est mise au télétravail en 2002, après 25 ans dans le transport routier. « Lorsqu’on se retrouve sans travail à 41 ans et que l’on est une femme, c’est SANTÉ/125 000 hospitalisations évitables h « 125 000 à 205 000 séjours hospitaliers, causés par des événements indésirables liés aux soins, pourraient être évités », tel est le constat dressé hier dans une enquête parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). L’étude, à l’initiative du ministère de la Santé, s’appuie sur un échantillon représentatif d’unités de soins de médecine et de chirurgie, observées pendant sept jours, entre avril et juin 2004. Les données récoltées mettent en évidence « des défaillances organisationnelles », mais le rapport concède que « des efforts importants ont été réalisés pour sécuriser certaines activités ou certains soins ». La prochaine étape, selon les chercheurs, consistera à se repositionner « sur les risques les plus fréquents, les plus graves et évitables : ceux liés aux médicaments, aux techniques chirurgicales et aux infections associées à des actes invasifs ». THOMAS LIARD,ALEXANDRE GIRAUD,NICOLAS CAILLEAUD,CAROLE TOLILA,MATHIEU DURAND,BAPTISTE DES MONSTIERS R. HOLZ/ZEFA/CORBIS V. DARGENT/ABACA Travailler à domicile peut s’avérer avantageux pour les entreprises mais aussi pour les salariés. difficile de retrouver un emploi », confie-t-elle. Elle a démarré l’activité chez elle, mais l’isolement l’a conduite à installer l’entreprise dans d’autres locaux. « A la maison, on est coupé du monde, c’est très dur. C’est important de voir d’autres personnes. » Comment démarche-telle ? « Il y a beaucoup de bouche à oreille, c’est ce qui fonctionne le mieux. Nous sommes aussi inscrits sur un site qui nous envoie des appels d’offres. » Internet permet de mettre en relation les télétravailleurs avec leurs clients. h L’opération Défense deuxième chance, lancée par Dominique de Villepin en 2005, en faveur des jeunes en rupture scolaire, n’est pas tout fait à la hauteur des résultats escomptés. Ce projet constituait pourtant l’un des programmes phares du gouvernement dans le cadre de son plan de « bataille pour l’emploi ». Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement à l’insertion sociale et professionnelle destiné à des jeunes en difficulté, âgés de 18 à 21 ans, sans diplôme ni emploi. Sur la base du volontariat, ce programme est constitué de stages en milieu militaire comprenant remise à niveau scolaire, activités physiques, acquisition de règles de vie Le centre de Saint-Clément-les-Places, près de Lyon. Conseil, création de site Web, secrétariat, prospection téléphonique… tous les métiers à distance sont représentés. Asavoir Les « télétravailleurs » sont essentiellement des salariés très qualifiés. Près de la moitié d’entre eux sont ingénieurs ou cadres. INSERTION/Retard dans le programme Défense deuxième chance et préparation à l’apprentissage d’un métier, pouvant ouvrir sur une formation. Créés à l’initiative du ministère de la Défense et financés par celui de l’Emploi, les centres d’accueil devaient être au nombre de 20 à la fin de l’année 2006 et accueillir 10000 jeunes. Or, à l’heure actuelle, seuls onze d’entre eux ont ouvert, pour un effectif de 976 volontaires. Un chiffre qui s’inscrit bien en deçà des objectifs initialement fixés. Un retard probablement dû à la volonté du gouvernement d’aller trop vite. « Il aurait fallu nous laisser six mois de préparation : on aurait ainsi évité bien des erreurs. Or, sous la pression du politique, il a fallu ouvrir les centres en programme « crash » (sans pouvoir anticiper les problèmes) », rapporte un responsable de l’Etablissement public d’insertion de la défense (Epide), gestionnaire des centres. Priorité est donc donnée aujourd’hui à la formation des cadres-enseignants, éducateurs et militaires affectés à l’opération.
www.directsoir.net ASSEMBLÉE NATIONALE/Adoption du projet de loi sur la délinquance Les députés ont adopté hier en première lecture le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la délinquance. Un texte qui durcit les sanctions à l’encontre de mineurs et fait du maire une pièce maîtresse dans la « prévention ». Le doute ne planait guère dans les rangs de l’Assemblée nationale. Comme prévu, après des semaines de débats, le projet de loi sur la prévention de la délinquance a été adopté hier aprèsmidi à une large majorité de 340 voix contre 163. Le score est important, mais il se contente de refléter le rapport de force actuel dans l’hémicycle. Seule l’UMP a voté le texte. L’UDF avait annoncé qu’elle s’abstiendrait – même si deux de ses membres n’ont pas suivi la consigne – et la gauche n’avait jamais caché son hostilité. L’exercice était important pour le gouvernement et pour Nicolas Sarkozy. Ce projet devrait être le dernier de la législature du ministre d’Etat, qui était absent au moment du vote, remplacé au pied levé par Christian Estrosi, le ministre délégué à l’Aménagement du territoire. Si l’adoption reste un succès pour le camp Sarkozy, le projet a dû subir un certain nombre de coupes en cours de route. Le ministre de l’Intérieur a dû abandonner des mesures qui lui tenaient à cœur. Il n’a pas réussi à imposer les peines plancher pour les mineurs récidivistes ou la suppression de l’excuse de minorité, qui divise par deux les peines des mineurs de 16 à 18 ans. Sur ces points, les opposants n’étaient pas forcément ceux que l’on croit. Au sein de l’UMP, Dominique de Villepin, par exemple, et le ministre de la Justice, Pascal Clément, ne voulaient pas en entendre parler. Face à ce contretemps qui l’a poussé au compromis, Nicolas Sarkozy n’a pas l’intention de désarmer. Il a annoncé récemment à la télévision que ces mesures seraient parmi les premières appliquées s’il était élu président de la République en 2007.A gauche, l’adoption n’a pas fait retomber la colère. Socialistes, communistes et Verts ont attaqué le ministre sur « l’échec de son bilan en matière de sécurité », tenant à proposer des « alternatives démocratiques » à la « répression » proposée par le texte. « Le gouvernement poursuit une logique de fuite en avant législative, a expliqué Delphine Batho, secrétaire nationale du PS chargée des questions de sécurité, à Directsoir. « C’est la sixième loi Sarkozy depuis 2002, c’est la quatrième modification de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs », C’estdit « C’est important qu’il y ait deux clubs français en huitièmes, et Lille le mériterait. Et puis, il pourrait bien y avoir quatre clubs anglais qualifiés. On ne sera pas trop de deux » Gérard Houllier, entraîneur de l’Olympique Lyonnais (L’Equipe) J.-P. PELISSIER/REUTERS Un projet adopté grâce aux seules voix de l’UMP : 340 voix pour, 163 contre explique-t-elle, déplorant une « logique d’affichage ». Jean-Christophe Lagarde, député UDF, a estimé de son côté que ce projet n’avait, en matière de prévention, « que le titre ». Une déclaration qui n’a pas entamé la confiance de l’UMP. « Ces débats ont permis de faire la distinction entre ceux qui se complaisent dans des postures idéologiques et ceux qui ont décidé de ne pas renoncer », a répliqué le ministre délégué Christian Estrosi. Les frictions des derniers jours concernaient en particulier les nouvelles attributions promises aux maires, prévoyant de les rendre actifs dans le « rappel à l’ordre de leurs administrés ». Un rôle « policier » que beaucoup d’entre eux ne veulent pas assumer. Deux nouveaux délits sont créés par le projet : le guet-apens et l’embuscade contre les forces de l’ordre ou agents de transports, très attendus après les récentes attaques en banlieue parisienne et à Marseille. Avant adoption définitive, le texte doit repartir pour une deuxième lecture au Sénat, qui aura lieu courant janvier. « Je trouverais absurde qu’on ne puisse pas faire ses courses le 24 (décembre) » Renaud Dutreil, ministre du Commerce, à propos de l’interdiction d’ouvrir les magasins à Nantes et à Angers (France 2) « Si vos parents avaient décidé d’immigrer en Angleterre plutôt qu’aux Etats-Unis, vous auriez probablement terminé votre carrière comme sergent-chef » Valéry Giscard d’Estaing remettant le prix Tocqueville à Colin Powell, ancien secrétaire d’Etat américain (Le Figaro) NIcolas Sarkozy en meeting à Marseille, vendredi dernier. L. NEAL/AFP FRANCE FRANCE-USA/Les petits patrons partagent les mêmes valeurs h 92% des Américains et 86% des Français revendiquent leur « goût d’entreprendre ». Dévoilée ce matin, l’enquête* réalisée par l’Ifop pour la société Fiducial s’interroge sur l’opinion des entrepreneurs américains et français dans les Très petites entreprises (TPE). L’étude révèle qu’ils partagent un socle de valeurs communes. Le sens de l’effort est considéré comme atout indispensable pour diriger une entreprise (pour 73% des dirigeants français, 63% des dirigeants américains). Plus étonnant : si les patrons américains et français mettent en avant leur volonté de devenir indépendants lorsqu’ils ont créé leur entreprise (35% pour les Français et 26% pour les Américains), les patrons de l’Hexagone sont moins nombreux à souligner leur ambition de gagner plus d’argent (4%) que leurs homologues d’outre-Atlantique (26%). Autre domaine où l’on observe des différences : le climat de travail. Celui-ci est jugé plus favorable aux USA qu’en France. 44% des patrons des Etats-Unis considèrent comme plutôt facile de bien gagner sa vie, contre 12% en France. *Enquête réalisée auprès de 500 dirigeants français de TPE de 0 à 19 salariés, du 26 juin au 10 juillet 2006 en France, et de 1000 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés du 12 au 28 juillet 2006 aux Etats-Unis. Dans les KIOSQUES A la une de Télérama cette semaine : Jack Nicholson. L’acteur réussit une performance remarquée dans Les infiltrés de Martin Scorsese, et le magazine en profite pour revenir sur son parcours. A lire aussi, le dossier sur la version anglaise d’Al-Jazira. LEFT LANE PRODUCTIONS/CORBIS Directsoir t Mercredi 6 décembre 2006 9



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