Direct Soir n°69 5 déc 2006
Direct Soir n°69 5 déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de 5 déc 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : François Bayrou début de campagne

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mardi 5 décembre 2006 10 ACTU MONDE F. LAFARGUE/GAMMA La mosquée Al-Azhar, au Caire. ÎLES FIDJI/Coup d’Etat militaire Le gouvernement de l’archipel paradisiaque a été renversé ce matin par l’armée. h es îles Fidji ont subi leur quatrième coup d’Etat en 19 ans. A 18h locales (7h heure française), le commodore Bainimarama, chef de l’état-major fidjien a pris le pouvoir dans l’archipel. Il a renversé le Premier ministre Laisenia Qarase avec qui il avait engagé un bras de fer politique depuis plusieurs semaines. Se justifiant des pouvoirs que lui conférerait la Constitution, l’amiral a limogé le chef du gouvernement et devrait nommer rapidement un remplaçant intérimaire. Il a également assuré qu’il rendrait ses pouvoirs présidentiels, et qu’il demanderait à un Grand conseil des chefs de les restituer à l’actuel président Ratu Josefa Iloilo. Ce dernier, qui devrait alors nommer un gouvernement d’intérim, ouvrirait, selon les plans de Bainimarama, la porte à de nouvelles élections démocratiques. Le Premier ministre SAMUEL ROUSSEAU,THOMAS LIARD destitué est toujours retranché avec une demi-douzaine de ministres, alors que l’armée a pris place autour de son domicile et de bâtiments gouvernementaux. Alors que le président Iloilo le pressait de démissionner depuis plusieurs semaines, Qarase avait jusqu’ici refusé de se soumettre aux demandes de l’armée. Avant de renverser le gouvernement, les troupes putschistes avaient pris le contrôle de deux dépôts d’armes de l’armée pour « s’assurer que les armes de la police ne soient pas utilisées contre l’armée ». Le dernier coup d’état en date avait eu lieu en 2000, avait porté au pouvoirL. Qarase suite à un accord avec Frank Bainimarama. Le Premier ministre avait depuis remporté deux scrutins consécutifs, dans cet archipel parmi les plus riches du Pacifique Sud qui compte 900 000 habitants. ÉGYPTE/Suite de l’enquête sur le réseau terroriste Après l’arrestation en Egypte de terroristes islamistes d’origine occidentale, sept des neuf détenus français pourraient être relâchés. h Les autorités égyptiennes ont déclaré hier avoir appréhendé un groupe terroriste il y a une semaine. Parmi les personnes interpellées, se trouvent neuf Français, deux Belges et un Américain. La Belgique a admis l’arrestation de l’un de ses ressortissants d’origine marocaine. A Paris et à Washington, les chancelleries n’ont pas donné d’autres précisions. Sean Mc Cormack, porte-parole du Département d’Etat américain, a cependant déclaré que son administration essayait d’accéder à son ressortissant prisonnier par voie consulaire. On apprenait ce matin que sept des neufs Français arrêtés pourraient être relâchés et rapatriés d’après des sources proches de la diplomatie et du contre-espionnage français. Résidant en Egypte sous couvert d’un statut d’étudiant en Arabe ou en théologie, les Occidentaux appartenaient à une cellule comprenant également des Tunisiens et des Syriens. Le groupe cherchait à recruter d’autres personnes afin de les faire adhérer à l’idéologie jihadiste et de les faire passer en Irak pour alimenter les violences. L’Egypte, qui a subi de nombreux attentats ces dernières années, les soupçonne de vouloir commettre des attaques dans les pays de la région. Le ministère de l’Intérieur égyptien a déclaré que les suspects faisaient partie d’une organisation terroriste étrangère. Frank Bainimarama a pris le pouvoir ce matin. Un putschiste autour des bâtiments gouvernementaux. L’ex-Premier ministre, Laisenia Qarase. T. WIMBORNE/REUTERS T. WIMBORNE/REUTERS T. WIMBORNE/REUTERS EN BREF SOMMET FRANCO- GERMANO-POLONAIS Le président de la République, Jacques Chirac, rencontre aujourd’hui la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président polonais, Lech Kaczynski, lors d’un sommet inédit à Mettlach, en Allemagne. Une première réunion informelle, entre le chef d’Etat français et la chancelière, doit se dérouler afin d’éviter les malentendus entre les deux pays. Ils doivent ensuite être rejoints par le président polonais pour discuter de questions internationales comme les relations russo-européennes ou l’intégration de la Turquie à l’Union européenne. POLÉMIQUE BIBLIQUE AU CONGRÈS AMÉRICAIN Premier musulman élu au Congrès américain, le représentant démocrate Keith Ellison a déclenché une polémique en déclarant qu’il voulait prêter serment sur le Coran, et non la Bible, lors de la traditionnelle cérémonie d’investiture en janvier prochain. « C’est l’Amérique, pas Keith Ellison, qui décide sur quel livre les membres du Congrès prêtent serment », a déclaré l’éditorialiste Dennis Prager, sur le site townhall.com, tandis que la très conservatrice American Family Association a lancé une pétition à ce sujet. NATHALIE GETTLIFFE RESTE EN PRISON Nathalie Gettliffe a été condamnée hier, par une juge de Colombie-Britannique (ouest du Canada), à une peine de 16 mois de prison pour l’enlèvement en 2001 des deux enfants issus de son mariage avec le Canadien Scott Grant. La Française a été créditée de 10 mois pour le temps qu’elle a déjà passé en prison. Il lui reste six mois à purger tout au plus. Elle pourra demander à bénéficier d’un accord franco-canadien qui lui permettrait de passer la fin de sa peine en France. EGOR GAÏDAR : L’IMPOSSIBLE DIAGNOSTIC L’ex-Premier ministre russe Egor Gaïdar présente des symptômes qui ne correspondent à aucune « maladie connue » selon un communiqué de ses médecins rendu public ce matin. Ces derniers ne peuvent pas non plus conclure clairement à un empoisonnement faute d’avoir « décelé une substance toxique ». L’ex-Premier ministre souffre notamment de « perturbation de l’irrigation du cerveau », d’« insuffisance rénale », et de « pancréatite ». Mais ils « ne peuvent établir sans ambiguïté le diagnostic d’empoisonnement parce qu’ils n’ont pas réussi à trouver la substance toxique qui aurait pu déclencher une telle évolution de la maladie », ajoute-t-il.
www.directsoir.net ARMES NUCLÉAIRES/Tony Blair fait un pas en arrière Le Premier ministre britannique a annoncé hier une réduction de l’arsenal nucléaire en même temps qu’une modernisation de la force de frappe de la Grande-Bretagne. h Moins d’armes nucléaires, mais plus modernes. Le gouvernement britannique a présenté hier, devant la Chambre des communes, un projet de loi visant à réorganiser l’arsenal nucléaire britannique. Le projet, qui devrait être soumis au vote de la Chambre en mars 2007, prévoit une réduction de 20% du nombre d’ogives nucléaires à 160 exemplaires contre 200 actuellement. Un chiffre déjà relativement peu élevé parmi les puissances nucléaires mondiales. « Nous avons le plus petit stock d’ogives nucléaires de toutes les puissances nucléaires reconnues », a souligné Tony Blair. Ce n’est pas la seule spécificité du stock britannique. Le pays est le seul au monde à avoir opté pour un dispositif de dissuasion fondé sur des ogives montées à bord de sous-marins. Pas question pour Tony Blair de remettre en cause ce principe, mais le dispositif devrait être modernisé dans les années à venir. De nouveaux sous-marins devraient être construits pour remplacer les quatre submersibles de la classe Vanguard qui composent actuellement la flotte. Le coût de cette modernisation est estimé entre 15 et 20 milliards de livres, étalé sur trente ans. Certains opposants au projet souhaiteraient le non-renouvellement de la force HMS Venegence de retour de mission. de dissuasion britannique et voudraient que la Grande-Bretagne se place sous la protection du parapluie atomique américain. La décision du gouvernement britannique démontre que le pays n’a pas encore l’intention d’abandonner son indépendance dans ce domaine. D. MOIR/REUTERS MONDE LITVINENKO/Scotland Yard à Moscou h Après la Grande-Bretagne, l’affaire Alexandre Litvinenko franchit les frontières et se poursuit en Russie. Quatre officiers de la section antiterroriste de Scotland Yard sont arrivés hier soir à Moscou pour mener leur enquête sur la mort de l’ex-agent russe, empoisonné au polonium. Ils doivent procéder sur place à l’interrogatoire d’Andreï Lougovoï, un ex-agent russe du FSB (ex-KGB) devenu homme d’affaires, ainsi qu’à celui de ses deux associés Dmitri Kovtoun et Viatcheslav Sokolenko. Un détail troublant : ces hommes auraient rencontré Litvinenko le 1 er novembre dernier, peu avant qu’il ne ressente les premiers symptômes de son empoisonnement. Un autre ex-agent russe, Mikhaïl Trepachkine, devrait être interrogé dans les prochains jours. Il aurait averti Alexandre Litvinenko des menaces pesant sur sa vie. Mais, les policiers britanniques, s’ils veulent travailler sereinement, devront ménager les susceptibilités de leurs hôtes. Depuis leur entrée dans le pays, la tension est montée d’un cran entre Londres et Moscou. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, n’a ainsi pas caché son agacement face à leur venue qui, selon lui, « porte, bien sûr, un coup [aux] relations [de la Russie] avec la Grande-Bretagne ».



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