Direct Soir n°682 19 jan 2010
Direct Soir n°682 19 jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°682 de 19 jan 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Denzel Washington, apocalypse now

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 CINÉMA DRAME Un couple en face-à-face Pour son premier long métrage, « Complices », Frédéric Mermoud réinvente les codes du polar et du drame amoureux. Et révèle deux jeunes talents, aux côtés de Gilbert Melki et Emmanuelle Devos. Emmanuelle Devos (à g.) et Gilbert Melki (à d.). Un fait divers : un très jeune homme, Vincent, est retrouvé mort dans un lac. Deux policiers (Gilbert Melki et Emmanuelle Devos) mènent l’enquête. Dans un jeu de flash-backs, le spectateur découvre en même temps que le duo d’enquêteurs ce qui s’est réellement passé. Vincent et Rebecca, à peine majeurs, tombent amoureux dès DRAMES Shirin et ses sœurs ➔ Une salle de cinéma, des femmes dans leur fauteuil. Elles assistent à une adaptation de l’histoire de Khosrow et Shirin, épopée sensuelle et tragique du X e siècle, très populaire en Iran. Plans serrés, plans fixes, la caméra ne quitte pas le visage de ces spectatrices. Réflexion sur le cinéma et la force d’évocation du hors-champ, Shirin est la dernière création du cinéaste iranien et maître de la contemplation, Abbas Kiarostami. Shirin, Abbas Kiarostami. Niki Karimi, dans Shirin. ABBAS KIAROSTANI leur première rencontre. Vincent ne tarde pas à avouer à la jeune femme son véritable gagne-pain : la prostitution. A la manière de L’appât, de Bertrand Tavernier, Frédéric Mermoud nous fait suivre la plongée brusque de ce couple dans la délinquance, avant que le piège ne se referme sur eux. Loin de s’enliser dans le polar glauque, le réalisateur joue avec les parallèles grâce à la mise en miroir de l’histoire de ces jeunes gens et de celle du duo de policiers. A la romance de Rebecca et Vincent, qui se révèle malgré tout très pure et pleine d’insouciance dans un monde décomplexé, répond la relation bien plus nuancée des deux enquêteurs, chacun enfermé dans leur vie, relayant à l’autre ses frustrations et ses désirs refoulés. Au tragique de l’histoire passionnée des jeunes gens succède un quotidien mesuré, où l’on souhaite, sans trop y croire, la rencontre de ces deux solitudes. Si le duo Melki-Devos fonctionne à merveille, les jeunes Cyril Descours et Nina Meurisse crèvent l’écran. Complices, de Frédéric Mermoud, en salles demain. Sur le toit du monde Alex (Jacob Auzanneau) dans Ivul. ➔ Réalisateur anglais installé en France pour les besoins de son nouveau film, Andrew Kötting livre cette semaine le deuxième opus de sa trilogie sur la terre. Ivul raconte la vie d’Alex (Jacob Auzanneau) loin de sa famille. Banni par son père pour une faute qu’il n’a pas commise, le jeune homme trouve refuge dans les arbres et jure de ne jamais remettre un pied sur terre. Cet exil étrange nourrit une œuvre sensible et touchante. Ivul, d’Andrew Kötting, en salles demain. ED DISTRIBUTION CHRYSALIS FILM COMÉDIES DOCUMENTAIRE Directsoir N°682/Mardi 19 janvier 2010 Solidarité de survie ➔ A l’origine de Rien à perdre, documentaire réalisé par Jean- Henri Meunier, il y a Phil le Fakir, clown et SDF, en grève de la faim pour le combat quotidien des Enfants de Don Quichotte toulousains. Installé en 2007 sur les allées François-Verdier de la Ville rose, le collectif, aidé par les riverains, va bientôt être rejoint par des SDF venus en renforts, pour une expérience militante et collective que le documentaire présente sans voyeurisme ni commentaires. Ces « errants majestueux », selon le réalisateur, offrent une galerie de portraits attachants d’hommes et de femmes, tombés dans la rue et le dénuement par choix, hasard malheureux ou drame. Rien à perdre, de Jean-Henri Meunier, en salles demain. En bref Petits secrets, gros mensonges ➔ Gardien de prison, marié à une femme séduisante et père de deux enfants, Vince Rizzo (Andy Garcia) a la belle vie. Une existence tranquille jusqu’au jour où il découvre un prisonnier pas comme les autres. Le jeune homme derrière les barreaux s’avère être le fils qu’il a abandonné avant sa naissance. En acceptant de le prendre à sa charge pour la fin de sa peine, Vince ne sait pas qu’il va faire entrer le loup dans la bergerie. Chez lui, tout le monde mène un double jeu : une fille strip-teaseuse, un fils obsédé par les femmes obèses… Confessions et quiproquos s’enchaînent dans ce City Island, dont les six personnages ne sortiront pas indemnes. Un vaudeville bien rythmé, qui permet de retrouver un excellent Andy Garcia. City Island, de Raymond de Felitta, en salles demain. Vince Rizzo (Andy Garcia) dans City Island. Festival/Unique événement français qui ne couronne que des comédies, le Festival de l’Alpe d’Huez 2010 propose une sélection de courts et longs-métrages parmi lesquels Pièce montée de Denys Granier-Deferre et Le Mac de Pascal Bourdiaux, tous deux en compétition. Présidé par l’acteur Clovis Cornillac, le jury de cette 13 e édition est composé de Marie-Anne Chazel et Aure Atika, Tchéky Karyo, du réalisateur James Huth et du musicien Martin Solveig. En 2009, le festival a récompensé la première étoile. Festival de l’Alpe d’Huez 2010, jusqu’à dimanche (www.festivalalpedhuez.com) Ne rien faire, un art de vivre Nader Boussandel, Edouard Baer et Amelle Chahbi. ➔ Hassan et ses amis sont les rois du quartier, les seigneurs de la glande, des « barons ». Pourtant, Hassan en a assez de cette philosophie de gagne-petit. Lui, son rêve, c’est de devenir un comique, mais surtout de passer du temps avec Malika, la sœur intouchable de son meilleur ami. Comédie belge écrite et réalisée par Nabil Ben Yadir, Les barons donnent un aperçu de la vie quotidienne dans les quartiers populaires belges. Ici, le ton est plutôt goguenard, sans pour autant perdre de vue des sujets plus graves comme le chômage et la pauvreté ou le respect de la tradition. Les barons, de Nabil Ben Yadir, en salles demain.
www.directsoir.net COMÉDIES Plus dure sera la chute Toujours aussi caustiques, les frères Coen sont de retour sur les écrans. « A Serious Man » décrypte la descente aux enfers d’un homme ordinaire dans l’Amérique des années 1960. On avait laissé les frères Coen les yeux encore emplis d’étoi - les et de larmes de rire à Washington, avec leur comédie burlesque Burn After Reading. On les retrouve à une autre époque et dans un autre lieu pour un de leurs films les plus personnels. 1967, Larry Gopnik est un universitaire vivant au sein d’une communauté juive d’une banlieue indéterminée du Middle West. Le jour où sa femme Judith lui annonce qu’elle demande le divorce, les mauvaises nouvelles et autres catastrophes se mettent à pleuvoir : son frère Arthur, inadapté socialement, ne veut plus quitter sa maison, et ses enfants semblent mettre un point d’honneur à remporter la palme de la progéniture la plus égoïste au monde. C’est alors que Larry, au bout du rouleau, se met en quête de Le bonheur est dans le pré La première comédie romantique de l’année est signée Marc Lawrence. Au casting : Sarah Jessica Parker et Hugh Grant. ➔ Fini les soirées huppées qui faisaient son bonheur dans Sex And The City, Sarah Jessica Parker se met au vert. Dans Où sont passés les Morgan ? – la nouvelle comédie de Marc Lawrence (L’amour sans préavis, Le come-back) – elle incarne Meryl, la femme du très séduisant Paul (Hugh Grant). Alors qu’ils s’offrent un dernier tête-à-tête pour sauver leur couple, Paul et Meryl sont témoins d’un meurtre. Pour les protéger, la police les envoie incognito au fin fond de l’Amérique. Sans accès à Internet, délestés de leurs téléphones portables et de leurs précieux assistants, le couple Morgan se retrouve face à lui-même. Même si l’intrigue et les rebondissements sont cousus de fil blanc, ce petit film sans prétentions ne manquera pas de distraire son réponses auprès des chefs spirituels de sa communauté. Cumulant comme à leur habitude les casquettes de réalisateurs, producteurs et scénaristes, les frères Coen délivrent avec A Serious Man une comédie noire dans la veine de Fargo. On y retrouve en effet l’identique ironie mordante et la même direction d’acteurs (la plupart sont quasi inconnus du grand public) époustouflante. Mais c’est surtout dans l’acharnement de ces démiurges à amasser les malheurs sur les épaules de leur héros que le spectateur se régale. Reste le rendu incroyable d’une époque, l’aube des swinging sixties avec sa mode et sa musique planante des Jefferson Airplane. A Serious Man, de Joel et Ethan Coen, avec Michael Stuhlbarg, Richard Kind et Fred Melamed, en salles demain. Hugh Grant et Sarah Jessica Parker. auditoire. Hystérique et amoureuse, Sarah Jessica Parker n’est pas très loin du personnage de Carrie Bradshaw. Quand à Hugh Grant, ce sont ses répliques et son cynisme qui font tout le sel de cette comédie. Où sont passés les Morgan ?, de Marc Lawrence, en salles demain. 2009 SONY PICTURES RELEASING FRANCE COLUMBIA CINÉMA 9 Les frères Coen ont grandi dans une banlieue et à une époque similaire à celle dépeinte dans « A Serious Man ». Dans A Serious Man, Larry Gopnik (Michael Stuhlbarg) cherche un sens à sa vie. DVD Allégorie de l’apartheid ➔ Alors que l’accession au pouvoir de Nelson Mandela est au cœur du dernier film de Clint Eastwood, Invictus, le réalisateur sud-africain Neill Blomkamp offrait l’année dernière sa vision personnelle et pertinente de l’apartheid dans District 9. Ce film de science-fiction, tourné sous la forme d’un documentaire fictif, décrit l’arrivée puis le placement dans des camps, identiques aux townships de Soweto, d’une colonie de réfugiés extraterrestres (surnommés « crevettes »), et la ségrégation dont ils vont être victimes. District 9, DVD, Blu-ray, Metropolitan édition. DVD Les recettes du succès ➔ Pour occuper ses journées d’expatriée, Julia Child (Meryl Streep) décide d’écrire le livre de recettes qu’elle ne parvient pas à trouver. Cinquante ans plus tard, l’histoire se poursuit avec Julie Powell (Amy Adams) et son blog culinaire autour des 524 recettes concoctées par son aînée. Deux destins, deux époques, mis en parallèle par Nora Ephron, qui réalise ici une comédie savoureuse. Julie et Julia, de Nora Ephron, Sony Pictures, 19,99 €.



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