Direct Soir n°681 15 jan 2010
Direct Soir n°681 15 jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°681 de 15 jan 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Golden Globes 2010 stars et strass

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 INTERVIEW CULTURE Raphael, chanteur « Un morceau sur deux de ma tournée sera inédit » Huit mois avant la sortie de son nouvel album, Raphael entame dès aujourd’hui une tournée acoustique intitulée « Funambule ». A cette occasion, l’auteur de « Caravane » s’est prêté au jeu de l’interview. Raphael prend le départ de sa tournée solo. Vous avez baptisé votre tournée Funambule. Pourquoi ? Raphael : D’une part parce que c’est le titre d’une de mes chansons et d’autre part parce qu’être seul sur scène avec seulement ma voix et ma guitare, c’est un peu funambulesque. Je suis sans filet, exposé… Pourquoi cette envie d’une tournée solo acoustique ? Raphael : Lors de ma dernière tournée, nous étions quarante-cinq sur la route. Un vrai plaisir, mais cela manquait de légèreté, de souplesse. J’ai voulu prendre le contre-pied. Et puis j’ai vu mon copain Jean-Louis Aubert faire sa tournée solo, il avait trouvé ça très agréable. Stephan Eicher a fait la même chose, tout seul avec son ordinateur. Je me suis dit qu’à mon tour, je pouvais le faire. Où en êtes-vous de votre cinquième album studio, prévu cette année ? Raphael : J’ai déjà enregistré dix-sept titres. L’album est en mixage, la sortie est prévue pour septembre. Comptez-vous écrire durant les quatre mois de votre tournée ? Raphael : Pour tous mes albums, j’écris jusqu’à la dernière minute. Cet opus a-t-il déjà un titre ? Raphael : Un titre me plaît particulièrement en ce moment. Mais comme je vais encore changer d’avis de nombreuses fois, ça reste secret. Allez-vous interpréter sur scène les chansons de ce futur album ? Raphael : Près d’un morceau sur deux que j’interpréterai sera inédit. Une façon pour moi de tester ces chansons auprès du public et surtout de voir quel lien nous lie, elles et moi. Raphael, en tournée jusqu’au 2 avril. Demain au Casino de Paris. Toutes les dates sur www.raphael.fm. BANDE DESSINÉE Au nom du père ➔ Chef-d’œuvre de la bande dessinée, Storeyville, de Frank Santoro, voit enfin le jour en France et dans son grand format original, sous lequel il était paru aux Etats- Unis, en 1995. On y suit les pérégrinations d’un hobo, Will Good, à la recherche de son père spirituel dans une Amérique inhospitalière, qui est aussi celle de la Grande Dépression. Le dessin de Santoro, comme « jeté » dans ces cases de petite dimension, proche parfois de l’abstraction et loué par le grand Chris Ware (Jimmy Corrigan), remet en cause toute certitude en matière de BD. Un choc visuel. Storeyville, Frank Santoro, Çà et là, 23 €. BARCELO PHOTOGRAPHIE Une histoire de l’image ➔ Le musée d’Art moderne de Strasbourg (67) a extrait de sa riche collection une sélection de 200 clichés retraçant une certaine histoire de la photographie. Des premiers daguerréotypes des années 1840 aux récentes images de Richard Avedon ou de Michael Kenna, ce nouvel accrochage rend hommage par thèmes aux grands photographes de ces 150 dernières années. D’un regard à l’autre, jusqu’au 25 avril, musée d’Art moderne et contemporain, 1, place Hans-Arp, Strasbourg (03 88 23 31 31). Admiration !, d’Olympe Aguado (vers 1860). EXPOSITION La naissance de Barceló ➔ Artiste majeur de la movida (mouvement artistique apparu en Espagne à la fin du franquisme), Barceló fait l’objet d’une exposition aux Abattoirs, à Toulouse. C’est la production de ce peintre espagnol avant son éclosion sur la place internationale, en 1982, qui est mise à l’honneur. Le visiteur pourra découvrir la démarche protéiforme de l’artiste, qui utilise aussi bien la peinture, le dessin que l’installation spectaculaire. Barceló avant Barceló (1973-1982), jusqu’au 28 février, Les Abattoirs, 76, allées Charles-de-Fitte, Toulouse (www.lesabattoirs.org). Elefant dret, Barcelò (2007). Directsoir N°681/Vendredi 15 janvier 2010 MUSÉES DE LA VILLE DE STRASBOURG Incursion dans la petite-bourgeoisie russe. THÉÂTRE Turbulences estivales ➔ Grand spécialiste du théâtre de Tchekhov, le metteur en scène Eric Lacascade s’attaque à la pièce chorale Les estivants, de Maxime Gorki, pour le Théâtre national de Bretagne, à Rennes. Comme chaque été, Bassov et sa femme Barbara retrouvent leurs amis dans leur datcha. Mais l’arrivée de l’écrivain Chalimov va faire ressurgir les déceptions et la vacuité de leur quotidien, ainsi que les vieilles histoires d’amour. Dans cette subtile chronique des états d’âme de la petite-bourgeoisie russe, Gorki met en lumière l’opposition entre les idéaux généreux de tout un chacun et les renonciations qui suivent. Les estivants, jusqu’au 23 janvier, Théâtre national de Bretagne, 1, rue Saint-Hélier, Rennes (02 99 31 12 31). ALBUM JEUNESSE Trois fois plus de plaisir ➔ Victorie Music a la bonne idée de rééditer trois albums de SteveWaring. Que de souvenirs à l’écoute de ses chansons ! Indémodable, le conteur n’en finit pas de séduire des générations depuis plus de trente ans. Toujours à la recherche de sonorités insolites, le chanteur pour enfants fait notre admiration. Pour preuve, ses reprises de Woody Guthrie ou ses interprétations des classiques de la chanson traditionnelle. Il était une chanson, Les vacances de Woody et SteveWaring en concert, Victorie Music.
www.directsoir.net ÉVÉNEMENT Vie et mort monumentales Après Anselm Kiefer et Richard Serra, Christian Boltanski est le troisième artiste invité pour « Monumenta ». Son installation est à découvrir pendant cinq semaines sous la nef du Grand Palais. C’est un froid mordant, des battements de cœurs irréguliers et un amoncellement de vêtements posés à même le sol qui attendent les visiteurs sous la nef du Grand Palais. Cette ambiance glaciale fait partie intégrante de l’œuvre que Christian Boltanski a conçue pour Monumenta. Le plasticien français a réfléchi pendant deux ans avant de présenter Personnes, une installation visuelle et sonore particulièrement originale. « Cette œuvre est éphémère. Elle n’est pas à vendre et elle disparaîtra à la fin de l’exposition », note Catherine Grenier, commissaire de cette troisième édition. Ce n’est donc pas à une exposition, mais bien à une expérience que Boltanski convie son public, qu’il souhaite le plus large possible. « Il ne veut pas que les gens regardent son œuvre SPECTACLE MUSICAL Vive la reine ! Retour à Paris du spectacle de Kamel Ouali, « Cléopâtre, la dernière reine d’Egypte ». Le destin exceptionnel de cette femme éprise de pouvoir et de liberté est retracé dans une mise en scène somptueuse. ➔ Tout comme Joséphine Baker avait deux amours – son pays et Paris – Kamel Ouali a dès son plus jeune âge été fasciné par deux figures historiques, celles de Louis XIV et de Cléopâtre. C’est donc tout naturellement qu’après avoir triomphé avec son précédent spectacle Le Roi Soleil, le danseur et chorégraphe a donné vie à une nouvelle comédie musicale prenant pour héroïne la reine d’Egypte. Présentée la saison dernière pendant trois mois au Palais des Sports, et partie en tournée dans toute la France de mai à décembre, ravissant ainsi le cœur de plus de 600 000 spectateurs, Cléopâtre, la dernière reine d’Egypte est de retour à Paris. Avec plus de quarante interprètes, danseurs, chanteurs, comédiens et artistes de cirque, cette œuvre nous plonge dans l’histoire et les amours tumultueuses de celle qui fut mais qu’ils soient à l’intérieur. Elle a besoin d’être habitée », précise la commissaire. Et nul besoin d’être un spécialiste de l’art contemporain pour apprécier cette création. « Son œuvre pose des questions existentielles qui touchent tout le monde. Elle interroge le temps, le hasard, la mémoire et la mort. C’est en quelque sorte une interprétation contemporaine du Jugement dernier. » Pas de cartel, donc, pour expliquer cette œuvre singulière, mais des médiateurs formés pour répondre aux éventuelles questions des visiteurs. Inutile de travailler C’est le sculpteur angloindien Anish Kapoor qui pour comprendre, les curieux n’ont besoin que « d’une bonne écharpe et d’une grosse succédera l’an prochain à paire de chaussettes ! », conclut avec Christian Boltanski. Il sera humour Catherine Grenier. l’invité de la quatrième Personnes, jusqu’au 21 février, Grand édition de Monumenta. Palais, Paris 8 e, www.monumenta.com Personnes, de Christian Boltanski, sous la nef du Grand Palais. Sofia Essaïdi, dans le rôle de Cléopâtre. l’amante de Jules César. La bande originale et le DVD du spectacle sont disponibles chez Mercury/Universal. Cléopâtre, la dernière reine d’Egypte, jusqu’au 31 janvier, Palais des Sports, 1, Porte de Versailles, Paris 15 e (0 825 03 80 39 ou www.palaisdessports.com). A. GUIZARD/AGENCE ANGELI/CLN LA CINQUIÈME COUCHE BANDE DESSINÉE Esquisses de vie ➔ Autobiographique, 1h25 ne relève pourtant pas réellement du genre. En plus de 300 pages, Judith Forest restitue les feuilles d’un carnet tenu pendant près de deux ans. Entre adolescence et âge adulte, on entr’aperçoit le quotidien de cette jeune étudiante aux Beaux-Arts, ses rapports au corps, aux hommes, aux addictions. Dans une bichromie maîtrisée (ce n’est pas vraiment un noir et blanc), la jeune femme a dessiné, ou seulement esquissé, ces quelques moments de vie, d’amitié ou de solitude. Parfois maladroite, parfois brutale, elle avoue avoir peur de confondre mise à nu et déballage. Mais la dessinatrice parvient à contourner avec sensibilité cet écueil en égratignant au passage les milieux artistiques de la capitale pour livrer de touchantes réflexions sur l’écriture et le dessin. Une œuvre sincère et pleine de promesses. 1h25, Judith Forest, La cinquième couche, 16 €. DVD Pacte avec le diable ➔ En acceptant de défendre un vieil ami accusé du meurtre de sa femme, la redoutable avocate Patty Hewes reprend du service. Doit-elle croire ses aveux ou faire cavalier seul dans cette histoire qui menace aussi une grande compagnie d’énergie ? De son côté, Ellen Parsons, tapie dans l’ombre et bien décidée à se venger, enquête sur sa patronne pour le compte du FBI, qui la soupçonne d’employer des méthodes illégales. Un bras de fer s’engage, où il n’y a plus aucune limite. Damages, Saison 2, Columbia Tristar, 34,99 €. CULTURE 7 COLUMBIA



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