Direct Soir n°67 1er déc 2006
Direct Soir n°67 1er déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de 1er déc 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Condoleezza Rice combat pour la paix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 1 er décembre 2006 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW SHEILA « Je m’amuse toujours » Sortie en décembre d’un coffret avec l’intégrale (18 CD) : « Juste comme ça ». L’ex-idole des jeunes revient sur la scène, sans couettes et sans paillettes. Plus de quarante ans de carrière et très peu de scène. Pourtant, à la fin de l’année, vous serez où on ne vous attend pas, au Cabaret Sauvage, une salle intimiste. Pendant des années, quand on écoutait Sheila, on planquait le disque. Aujourd’hui, ce n’est plus honteux. Je n’ai plus rien à prouver. Ni à moi, ni aux autres. Ça va être du « Sheila unplugged ». Je serai accompagnée par trois musiciens. Que du Sheila ! Il y a les incontournables et les coups de cœur. Des titres que je n’ai jamais chantés depuis leur enregistrement. J’ai hâte de voir comment le public va réagir. Je vais essayer de les faire pleurer, mais avant tout je vais essayer de ne pas pleurer moi-même. Le public vous connaît en showgirl. Appréhendez-vous de monter sur scène sans plumes ni paillettes ? J’aime bien me mettre en danger. Vous savez, le Cabaret Sauvage est une salle où on ne peut pas faire semblant. On ne peut que se livrer, les yeux dans les yeux. Quelle que soit la scène, il y a toujours un enjeu. Au fur et à mesure que la journée avance, je réagis et bouge différemment. Le rideau se lève et c’est parti pour deux heures. Va-t-on vous revoir avec des couettes dans les cheveux ? Ma carrière ne s’arrête pas aux couettes et à Ma première surprise-partie. On m’en parle toujours. Je les ai portées seulement deux ans ! A l’âge que j’ai, vous me voyez chanter L’école est finie telle quelle ? La malheureuse ! J’aurais honte, je ne le ferai pas. La dernière fois que je suis montée sur scène, il y a quatre ans, L’école est finie est devenue un folk, Les rois mages une salsa. Attendez-vous à des surprises. Au fil des années, on vous a attribué de nombreuses étiquettes : « petite fille de Français moyen », « reine du disco », « icône gay » … Qui est votre public en 2006 ? Je ne fais pas de distinguo. Mais c’est vrai, il y a les puristes, à la limite du militantisme. Quand j’ai fait mes adieux à l’Olympia en décembre 2002, ça m’a fait peur de voir mes fans en Nous sommes entrés dans la tête des gens, on a grandi avec eux Repères P.FOURNIER/SYGMA/CORBIS J. ANDANSON/L. DE RAEMY/SYGMA/CORBIS G. GAFFIOT/VISUAL PRESS AGENCY pleurs. C’est déstabilisant. La façon dont ils me touchent le visage, dont ils me tiennent les mains. C’est aussi dangereux. Pour eux, mais encore plus pour moi. J’ai la chance d’avoir une vie très équilibrée. Je vais à la campagne, je fais du sport. Le public, c’est ma sève, je lui dois ma vie. Le public d’aujourd’hui est-il toujours aussi fidèle aux artistes ? J’ai fait partie de ceux qu’on appelait les « idoles ». On est quatre ou cinq survivants de cette époque. Chez les gamins, il y avait des clans Sylvie, Johnny, François, Sheila… Ils attendaient ton disque et n’en achetaient aucun autre. A l’époque, les gens ne zappaient pas. Il n’y avait qu’une ou deux chaînes, parfois une seule télé dans l’immeuble. On ne pouvait pas M. JEANNEAU-EF/ABACAPRESS nous rater. Nous sommes entrés dans la tête des gens, on a grandi avec eux. Aujourd’hui, les artistes sont devenus de simples Kleenex. Ce qui est difficile, ce n’est pas de savoir chanter, mais de durer. Dans la nouvelle génération, j’aime bien Nâdiya. Elle est tout en énergie. Elle chante bien. Amel Bent aussi. Je trouve que les filles d’aujourd’hui chantent beaucoup mieux que nous à l’époque. En plein boom de la musique téléchargeable, vous sortez votre intégrale en coffret 18 CD. C’est un peu dommage de ne plus avoir de disques.Vous verrez que dans vingt ans, les jeunes d’aujourd’hui n’auront plus de traces, plus de souvenirs. C’est très important de retrouver des objets qui ont marqué une époque de sa vie. Sheila version 2006 est-elle toujours aussi passionnée ? Je reste celle que je suis, c’est-à-dire quelqu’un qui a « un petit peu de tempérament ». Je m’amuse toujours. Je suis une instinctive, une besogneuse. La vie, ce sont des rêves, des projets. Il faut en avoir beaucoup pour en réaliser quelques-uns. Les couettes Annie, Ringo et Ludo Le virage « Spacer » Annie Chancel, tient son nom de scène du titre de son premier 45 tours, sorti en 1962 : Sheila. C’est en 1963 qu’elle connaît son premier grand succès avec L’école est finie, qu’elle interprète coiffé comme une écolière. Sa carrière est lancée. PROPOS RECUEILLIS PAR ALLAN VAN DARC ET EMMANUEL PONTNEAU PROFIL 1962. Henri Leproux, directeur du Golf-Drouot, repère Annie Chancel avec son groupe Les Guitars Brothers. Elle prend le nom de Sheila, titre de son premier album (1962). 1963-L’école est finie• 1971-Les Rois mages• 1977-Love me baby• 1979-Spacer• 1989-Premiers adieux à l’Olympia• 2002-Concert pour ses 40 ans de carrière, à l’Olympia• 2006-Sortie de l’intégrale en 18 CD et nouveau spectacle au Cabaret Sauvage, à Paris, du 19 au 30 décembre. Le 13 février 1973 à 13h13 dans la mairie du 13 e arrondissement de Paris, Sheila se marie avec le chanteur français Ringo, avec qui elle interprète, la même année, Les gondoles à Venise. De leur union naît Ludovic en 1975. A la surprise générale, Sheila enregistre, en 1979, Spacer, un titre disco en anglais qui devient rapidement un succès mondial. La petite Française issue d’un milieu modeste, se lance alors dans une carrière internationale.
- Marie Thirion - Auralab Il vous reste 5 jours pour devenir actionnaire de Natixis La banque dans laquelle vous pouvez investir Les raisons pour lesquelles vous pouvez investir Derrière Natixis, il y a bien sûr des chiffres flatteurs. Il y a un profil d’activité diversifié, soutenu par les deux réseaux Caisse d’Epargne et Banque Populaire. Il y a un objectif de 10% de croissance annuelle moyenne du Produit Net Bancaire sur la période 2005-2010 et une capitalisation boursière potentielle de plus de 20 milliards d’euros dès sa création. Il y a enfin un objectif de distribution de dividende de 50% du résultat net consolidé de l’exercice 2006. Derrière Natixis, il y a donc l’opportunité de devenir aujourd’hui actionnaire de la nouvelle banque d’investissements et de projets. Jusqu’au 5 décembre, devenez actionnaire de Natixis. Contactez votre intermédiaire financier. Si vous êtes sociétaire du Groupe Caisse d’Epargne ou du Groupe Banque Populaire, des conditions préférentielles vous sont réservées. Adressez-vous à votre Caisse d’Epargne ou à votre Banque Populaire. Les éléments ci-dessus sont donnés à titre indicatif. Reportez-vous au prospectus visé par l'AMF sous le n°06-411 en date du 17 novembre 2006, disponible sans frais au siège social de Natixis (45, rue Saint-Dominique 75007 Paris) et sur les sites Internet de Natixis (natixis.fr) et de l'AMF (amf-france.org). L'attention des investisseurs est attirée sur les facteurs de risques figurant dans le prospectus. * Données cumulées au 31/12/2005. ** Objectif au titre de l’exercice 2006. milliards d’euros d’actifs sous gestion * collaborateurs et implantations dans le monde% du résultat distribué aux actionnaires ** www.natixis.fr LA BANQUE D’INVESTISSEMENTS ET DE PROJETS



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