Direct Soir n°667 17 déc 2009
Direct Soir n°667 17 déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°667 de 17 déc 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (246 x 316) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Cirque : tous en piste !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR CULTURE INTERVIEW Eliette Abécassis, écrivain « Il faut essayer de retrouver notre intuition » Comment est né ce livre ? Eliette Abécassis : Alors que j’étais très rationaliste, j’ai rencontré il y a dix ans le voyant Anaël Dellière avec qui je travaille régulièrement depuis. J’écris à travers ses visions, son regard. J’avais envie d’écrire sur la voyance, car elle possède beaucoup de similitudes avec l’écriture : l’un comme l’autre relèvent de la poésie, du symbolisme. Quel message porte ce livre ? E.A. : Il est universel : à travers cette aventure avec Anaël, je raconte qu’il est possible de se reconnecter à une forme de vie intérieure que nous avons perdue. Il faut essayer de retrouver notre intuition que le rationalisme de nos sociétés étouffe. L’attente du messie ou du prophète dans les traditions religieuses renferme en fait une recherche de l’invisible que l’on peut trouver en chacun de nous. Je pense que tout le monde est voyant. Vous êtes croyante et pratiquante. N’est-ce pas paradoxal de se tourner vers la voyance ? E.A. : La voyance ne s’oppose pas à la religion, mais se place en prolongement de cette dernière. Le poète Novalis disait : « Le voyant est l’être pleinement conscient. » La religion est une forme de voyance. Vous démontez avec ce livre tous les préjugés autour des voyants. E.A. : J’avais aussi beaucoup d’a priori avant de rencontrer Anaël. Certains charlatans ont discrédité la voyance. Selon Anaël, la véritable voyance est en soi, et non dans les boules de cristal. Eliette Abécassis publie « Le messager », voyage initiatique, résultat de sa rencontre avec un voyant. « Direct Soir » a rencontré l’auteur de « Qumran » et de cet envoûtant récit. BAKERSTEREET Un livre poétique et symbolique, entre la fable et le conte. Pourquoi la voyance fascine-t-elle tant ? E.A. : Elle est très présente dans notre société, mais elle reste taboue. Tous les hommes politiques en font usage. Je pense que cet intérêt pour la voyance relève de plusieurs paramètres : la mauvaise image des religions (avec le retour au fanatisme), une certaine recherche du sens de la vie, de guides spirituels et une peur naturelle de se tromper dans ses prises de décisions. Ce livre est très poétique. Quelles sont vos influences ? E.A. : J’ai pensé au Petit Prince de Saint- Exupéry, au Prophète de Khalil Gibran, mais aussi à Rimbaud, qui voyait un rapport certain entre poésie et voyance. Comme dans Le petit prince, votre texte est illustré. E.A. : Les dessins de Mark Crick, avec qui j’avais déjà travaillé, tirent aussi ce texte vers un univers poétique, la fable ou le conte, très symbolique. Depuis le début de votre carrière littéraire, vous ne cessez de jongler entre les genres… E.A. : J’aime explorer les différents territoires de la littérature, j’évite d’écrire des livres qui se ressemblent. D’autre part, ce que j’écris relève d’une volonté de transmettre, donc je recherche de nouvelles idées, des formes narratives différentes, pour provoquer des sensations nouvelles, voyager et faire voyager vers différents paysages littéraires. Le messager, Eliette Abécassis, Mark Crick, BakerStreet, 16 €.
la collection de référence en 2009 MK2 S.A * pour le Ruban blanc



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