Direct Soir n°667 17 déc 2009
Direct Soir n°667 17 déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°667 de 17 déc 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (246 x 316) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Cirque : tous en piste !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Edouard Baer, auteur et comédien. CULTURE Après Looking for Mister Castang, Edouard Baer renoue avec le théâtre Marigny comme on retrouve un bon restaurant où l’on a ses habitudes. Il ne pouvait en être autrement pour ce trublion et sa nouvelle pièce, Miam Miam, une comédie loufoque où il incarne un chef de rang. Et pour cause, sur scène, Luigi et sa troupe de comédiens sont contraints par la crise de métamorphoser une salle de théâtre, désertée par le public, en restaurant. Dès lors, dans une ambiance conviviale, Edouard Baer concocte un menu extravagant. Une entrée THÉÂTRE Édouard Baer se met à table Le trublion Edouard Baer remonte sur scène avec « Miam Miam ». Une pièce savoureusement loufoque aux airs de cuisine moderne dirigée par un chef qui croque la vie à pleines dents. classique puisqu’il s’agit d’un simulacre de vaudeville réjouissant, avant de glisser vers un univers absurde, un grand n’importe quoi des plus grisants. Car, faute de Philippe Duquesne et Jean-Michel Lahmi, dans Miam Miam. public, la troupe sous-loue le théâtre pour arrondir ses fins de mois. Mais que faire quand un caïd exigeant croit avoir réservé dans un restaurant à la mode déjà loué pour une soirée tajine ? Mêlant film noir américain, ambiance music-hall et spots de pub décalés, cette comédie réserve son lot de rencontres incongrues. Entre un pilier de bar, un technicien serveur ou le président d’une association devenu pour un soir cuisinier, chacun s’en donne à cœur joie. De quoi mettre en appétit ! Miam Miam, Théâtre Marigny, Carré Marigny, Paris 8 e (082 222 333). DR ALBUM Groove funk et klezmer ➔ Quand le clarinettiste et ambassadeur mondial de la musique klezmer, David Krakauer, le tromboniste Fred Wesley (collaborateur de James Brown, Bootsy Collins ou du groupe Parliament-Funkadelic) et le rappeur et musicien SoCalled s’associent sous la bannière Abraham Inc., cela donne Tweet Tweet. Une musique très festive, dans la tradition musicale juive ashkénaze, mêlée de grooves funk, jazz, hip-hop et soul jusqu’à la transe extatique… Tweet Tweet, Abraham Inc., Label Bleu. Le groupe Abraham Inc. Directsoir N°667/Jeudi 17 décembre 2009 WASSERMAN EXPOSITION Et l’homme dans tout ça ? ➔ Marc-Olivier Wahler, directeur du Palais de Tokyo, poursuit, avec Chasing Napoléon, sa quête de représentation du monde. Cette exposition, qui propose les œuvres de dix-huit artistes, s’attaque à la figure de l’homme contemporain. Retournant à l’état sauvage chez Robert Kusmirowski ou mû par des expériences mystiques chez Paul Laffoley, l’être humain devient le symbole d’une quête du et des sens. Chasing Napoléon, jusqu’au 17 janvier, Palais de Tokyo, 13, av. du Président-Wilson, Paris 16 e (0147235401). Unacabine, de Robert Kusmirowski (2008). OPÉRA Badinage royal ➔ Dans le splendide cadre de l’Opéra royal de Versailles, rouvert cette saison après trois ans de travaux, la trilogie Da Ponte de Mozart – Cosi Fan Tutte, Don Giovanni et Les noces de Figaro – a trouvé un écrin idéal, tout en bois et dorures. C’est Cosi Fan Tutte qui ouvre le bal, interprété par l’Ensemble Philidor, dans une formation d’opéra de chambre, utilisée par Mozart dans sa Gran Partita. Souvent considérée comme le maillon faible de la trilogie, cette pièce, si légère en apparence, entre badinage et quiproquos, révèle pourtant la part sombre des motivations humaines, quand elles sont muées par le désir, l’amour ou la vengeance, avec, comme toujours chez Mozart, une ribambelle d’airs inoubliables. Cosi Fan Tutte, Mozart, par l’Ensemble Philibert. Direction musicale : François Bazola. Du 18 au 21 décembre, Opéra royal, château de Versailles (78) (0130837888).
www.directsoir.net SPECTACLE Le dernier rêve de James Thierrée Après quelques dates en province, « Raoul », le nouveau spectacle de James Thierrée, débarque au Théâtre de la Ville. Une expérience aussi poétique que spectaculaire. James Thierrée n’est ni un clown ni un mime, ni un danseur ni un acteur. Le petit-fils de Charlie Chaplin est beaucoup plus que tout cela. Disons que c’est un touche-à-tout virtuose. Après La symphonie du hanneton (quatre molières en 2006), La veillée des abysses et Au revoir parapluie (molière du théâtre en région), James Thierrée se lance dans un solo nommé Raoul. Difficile d’évoquer l’histoire de ce nouveau spectacle. Quiconque a déjà vu Thierrée sur scène sait que ses créations se vivent plus qu’elles ne se racontent. « Je reste dans l’évocation, dans les codes mystérieux du langage, de l’inconscient. Je préfère rester flou sur la narration », expliquait James Thierrée lors d’une de ses très rares interviews en avril dernier. Raoul, c’est un peu l’histoire d’un homme qui s’est enfermé dans une tour et qui, soudainement, se libère. C’est aussi le songe effrayant d’un schizophrène visité par son double et hanté par des créatures étranges. « Raoul est le seul de son espèce, mais il est entouré de poissons, méduses, fossiles d’oiseaux et autres pachydermes créés par ma mère », ajoute James Thierrée. En effet, Victoria Chaplin est une fois de plus la fée qui officie en coulisses. Dans son propre cirque, comme dans les créations de ses enfants, la fille de Charlot fait des miracles. Deux parapluies font un escargot et une robe le corps d’un cheval. Un univers à visiter absolument. Raoul, de et avec James Thierrée, du 19 décembre au 5 janvier, Théâtre de la Ville, place du Châtelet, Paris 4 e (0142742277). James Thierrée, génial touche-à-tout des arts de la scène. CULTURE 11



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