Direct Soir n°656 2 déc 2009
Direct Soir n°656 2 déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°656 de 2 déc 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Cinéma : Minimoys maxibuzz

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 COMÉDIE Dix ans après CULTURE Comédie légère teintée de réflexions sur une société patchwork, « La folle histoire d’amour de Simon Eskenazy » sonne les retrouvailles d’Antoine de Caunes et de Jean-Jacques Zilbermann. Dix ans après L’homme est une femme comme les autres, c’est avec plaisir et émotion que le public retrouvera le personnage de Simon Eskenazy, incarné avec sensibilité par Antoine de Caunes. Devenu grand interprète de musique klezmer, Simon vit seul à Paris. Entre sa mère qui débarque sans prévenir et dont il va devoir s’occuper, son aventure avec un prof de philo qui s’interroge sur sa sexualité, le retour à Paris de Elsa Zylberstein et Antoine de Caunes, dans la suite des aventures de Simon Eskenazy. son ex-femme (Elsa Zylberstein) avec son fils qu’il n’a jamais vu, la préparation d’une série de concerts qu’il doit donner à New York, Simon ne sait plus très bien où il en est. Paradoxalement, c’est l’arrivée de Naïm (Mehdi Dehbi), jeune travesti musulman, qui remettra de l’ordre dans sa vie. Comme dans L’homme est une femme comme les autres, le réalisateur Jean- Jacques Zilbermannévoque avec légèreté dans La folle histoire d’amour de Simon Eskenazy des sujets graves comme la religion, l’identité sexuelle et culturelle. Si on regrette parfois les ficelles un peu grosses de sa réalisation, on lui tire son chapeau pour avoir su dénicher Mehdi Dehbi, jeune acteur qui réussit à jouer avec élégance et sans aucune vulgarité un travesti, rôle souvent délicat. La folle histoire d’amour de Simon Eskenazy, de Jean-Jacques Zilbermann, en salles. DOCUMENTAIRE Nourriture : attention, danger ! Enquête sur les lobbies agroalimentaires. ➔ Qu’y a-t-il vraiment dans nos assiettes ? Pourquoi bien se nourrir coûte-t-il cher ? Qui tire les ficelles des lobbies agroalimentaires américains ? Telles sont les questions que s’est posées le réalisateur Robert Kenner et auxquelles il tente de répondre dans le documentaire Food, Inc. A l’aide de témoignages d’agriculteurs et d’éleveurs, d’études sur l’augmentation du diabète et autres maladies liées à l’alimentation, d’images volées dans les abattoirs, le réalisateur tisse un plaidoyer contre la malbouffe. Parfois un peu naïf, mais éminemment utile et citoyen, Food, Inc. aurait pu être signé Michael Moore tant on y retrouve une esthétique et une morale léchée, par trop étatsunienne. Food, Inc., de Robert Kenner, en salles. Directsoir N°656/Mercredi 2 décembre 2009 J. PREBOIS CTV INTERNATIONAL AVENTURE Le retour des vampires ➔ Quand Harry Potter rencontre Twilight, le cocktail s’appelle L’assistant du vampire. Ce long métrage de Paul Weitz est adapté des romans de Darren Shan. Encore inconnue en France, sa saga sur les vampires s’est écoulée à plus de 5 millions d’exemplaires outre-Manche. Fraîchement débarquée sur nos écrans, l’histoire de Darren, un jeune homme devenu vampire pour sauver son meilleur ami, devrait enthousiasmer les ados. L’assistant du vampire, de Paul Weitz, en salles. Le vampire (JohnC. Reilly) et son assistant (Chris Massoglia). CINÉMA L’enfer, c’est les autres ➔ Lauréat du prix Un certain regard au dernier festival de Cannes, Canine, de Yorgos Lanthimos, a permis au trop méconnu cinéma grec de se faire une petite place sur la scène internationale. Film à l’exigence formelle ambitieuse, il est néanmoins difficile de ne pas voir Canine comme une critique de notre société infantilisante, à travers l’étrange histoire de cette famille vivant en autarcie. Oscillant entre humour grinçant et situations ambiguës, ce long métrage est aussi une réflexion sur la liberté et la xénophobie. Canine, de Yorgos Lanthimos, en salles. Canine, l’histoire d’une famille vivant en autarcie.
www.directsoir.net CULTURE 11 ALBUM Le bossu devenu cambrioleur Un an et demi après « Piece Of My Soul », un album en anglais, Garou revisite quelques grandes chansons de notre répertoire dans « Gentleman cambrioleur ». Un disque de reprises orchestré par Philippe Paradis. « C’est le plus grand des voleurs, oui mais c’est un gentleman », chantait Jacques Dutronc en 1972. A la manière d’Arsène Lupin, Garou détrousse avec finesse les répertoires français et anglophone. Il utilise sa voix de crooner pour ramener à la vie Gentleman cambrioleur de Jacques Dutronc, Les dessous chic de Jane Birkin ou Les Champs-Elysées de Joe Dassin… « Après Notre-Dame, j’ai fait des concerts pendant trois ans sans album, donc je ne chantais que des reprises. Travailler sur de l’existant permet de créer un laboratoire. On cherche d’autres sons, de nouvelles façons de chanter », explique Garou au sujet de cet album « 100% récup ». CD Un pari qui n’obtiendra pas l’approbation de tous. Mais le chanteur en est conscient. « On est obligé de faire abstraction de la peur de décevoir, sinon on ne fait rien. Ma fille déteste ma reprise du Sorry de Madonna », confie-t-il avec humour. N’en déplaise à la petite Emelie, Garou réussit à donner un coup de jeune à ces standards sans les dénaturer. « J’ai voulu moderniser tout en gardant l’organique. Pour ça, je me suis entouré de jeunes mecs à la cool. » Avec ses musiciens, Garou a laissé une grande place à l’instrumental et l’impro. Les dessous chic ont par exemple été enregistrés en une prise alors qu’il ne connaissait pas la chanson, et son I love Paris fleure bon le L’hommage de Monsieur Eddy ➔ On connaît l’amour d’Eddy Mitchell pour le septième art américain. Dans Grand écran, son dernier album, il rend hommage à des films légendaires comme Butch Cassidy et le Kid, Le magicien d’Oz, Le train sifflera trois fois... en reprenant leurs bandes originales en français ou en anglais. C’est ainsi qu’on croise des standards de Johnny Cash, Bob Dylan ou Dionne Warwick dans cet opus, où la voix de velours du crooner fait toujours merveille. Grand écran, Eddy Mitchell, Polydor/Universal Music. COLUMBIA/DR FAYARD Dans Gentleman cambrioleur, Garou reprend des standards. bœuf de fin de soirée. Tout cela laisse présager du meilleur pour la tournée 2010. Au menu, un peu du Gentleman cambrioleur et peut-être des reprises de Garou, par Garou ! Selon la rumeur, le chanteur Garou reprendrait son rôle de Quasimodo dans la comédie musicale Notre Dame de Paris, courant 2010. Gentleman cambrioleur, Garou, Columbia, disponible le 4 décembre. En concert à l’Olympia les 14 et 15 mai, et en tournée dans toute la France. ROMAN Ennemi des dictatures ➔ L’écrivain Ismail Kadaré est l’une des grandes figures de la lutte contre le totalitarisme. Dans Le dîner de trop, un médecin est obligé de recevoir à dîner un colonel de l’armée nazie, qui vient d’envahir son pays, l’Albanie. Les deux hommes se connaissent déjà, puisqu’ils ont partagé les bancs de l’école. Jouant sur leur ancienne amitié, le médecin va réussir à faire libérer des otages juifs. Quelques années plus tard, ce héros est accusé de traîtrise par le régime communiste. Une plume virtuose pour un récit glaçant. Le dîner de trop, Ismail Kadaré, Fayard, 17,90 €.



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