Direct Soir n°650 24 nov 2009
Direct Soir n°650 24 nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°650 de 24 nov 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : « Le symbole perdu » un mystère signé Dan Brown

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE DAN BROWN LE MAÎTRE DU COMPLOT Après « Da Vinci Code » et « Anges et démons », le plus grand auteur de best-sellers vivant revient avec « Le symbole perdu ». Le succès, gigantesque, est déjà au rendez-vous outre-Atlantique. Décryptage du code Brown. Sa mère était musicienne et jouait de l’orgue à l’église épiscopalienne. Son père était un grand mathématicien enseignant à l’académie Phillips Exeter (New Hampshire). S’il n’a pas hérité de leurs dons, Dan Brown aura sans doute reçu de ses parents les rudiments de ce qui allait devenir la matière des romans qui le propulseront en tête du box-office littéraire : la fascination pour la chose religieuse et le goût du code scientifique. Né en 1964, Dan Brown, après avoir suivi des études moyennes dans le collège paternel, sort en 1986 de l’université privée d’Amherst College (Massachusetts) avec un diplôme d’anglais et d’espagnol en poche. A cette époque, le jeune homme ne se rêve pas encore en romancier. Il préfère s’essayer à la musique, sur synthétiseur. Il en sortira plusieurs disques, dont un pour les enfants, mais le succès n’est pas alors au rendez-vous. LA VOIE DU ROMAN C’est une femme, dit-on, qui sera l’élément déclencheur de sa vocation. Il rencontre à Los Angeles, au début des années 1990, Blythe Newlon, de douze ans son aînée, qui deviendra en 1997 son épouse. Elle le poussera dans le roman et coécrira avec lui deux livres. Devenu professeur d’anglais à l’université Phillips Exeter, Dan Brown aurait pu y couler les jours heureux d’un enseignant honnête. Mais le démon de LA TRILOGIE DR « Anges et démons » ➔ Anges et démons paraît sous le titre original Angels and Demons en 2000 aux Etats-Unis. Dan Brown n’est encore qu’un inconnu vaguement romancier. Dans ce premier volet de la trilogie, Robert Langdon développe la menace des Illuminati, une secte luttant contre l’obscurantisme, incarné ici par le Vatican. Il paraîtra en 2005 en France, après le succès de Da Vinci Code. On lui reprochera sa vision l’écriture qui l’avait saisi ne comptait pas le lâcher de sitôt. Ce ne sont pas les fans de Robert Langdon qui s’en plaindront. La légende raconte qu’alors qu’il était en vacances à Tahiti en 1994, Dan Brown, lisant un roman de Sidney Sheldon, The Doomsday Conspiracy, décida qu’il pouvait faire mieux. Il s’attelle alors à Forteresse digitale, qui paraîtra en 1998, sans grand écho. Il s’agit pourtant déjà de la mise en scène des obsessions du romancier, à travers l’histoire d’un super-ordinateur confronté à un code incassable. La fin du livre contient un message codé que le lecteur peut résoudre grâce à des indices disséminés dans l’ouvrage et qui révèle la phrase « Vous êtes observés », référence flagrante au « Big Brother is watching you » de 1984 de George Orwell. UNE QUÊTE Le miracle survient au bout du quatrième roman, le fameux Da Vinci Code, publié en 2003, qui reste en haut de la liste des bestsellers aux Etats-Unis pendant des semaines. Aujourd’hui, on le considère comme l’un des livres les plus populaires de toute l’histoire de l’humanité, avec plus de 60 millions d’exemplaires vendus dans le monde entier. Dan Brown entre bientôt dans la liste très fermée des 100 personnages les plus influents du magazine Time. Ce gigantesque succès simplette de l’Eglise catholique. DR le fait traduire en pas moins de quarante langues, et le livre débarque en France, chez l’heureux éditeur Jean-Claude Lattès, en 2005. Aussitôt on se l’arrache. Phé - nomène rarement enregistré, les lieux qui servent son intrigue, dont beaucoup sont à Paris, sont immédiatement l’objet des assauts des touristes et autres fanatiques de l’ouvrage qui tentent « Da Vinci Code » ➔ The Da Vinci Code est écrit par Dan Brown en 2003, date à laquelle il paraît aux Etats-Unis. Ce deuxième volet connaîtra un succès immédiat et vertigineux, créant le mythe Dan Brown. Ici, c’est l’Opus Dei et l’histoire de Marie-Madeleine qui font l’objet des interprétations fantaisistes du romancier. Il paraît en France en 2004 et sera adapté au cinéma en 2006 par Ron Howard, avec Tom Hanks dans le rôle principal. Directsoir N°650/Mardi 24 novembre 2009 Le nouveau roman de Dan Brown a déjà créé l’événement outre-Atlantique. « L’UN DES LIVRES LES PLUS POPULAIRES DE L’HISTOIRE » DR d’y retrouver les clefs du complot que Brown décrit. L’intrigue qu’il met en scène, purement romanesque, va cependant déchaîner les passions. Reposant sur l’éternelle recherche du Graal que Dan Brown identifie comme le fruit des amours de Jésus et Marie-Madeleine, cette histoire rocambolesque, dans laquelle le professeur Langdon est embarqué malgré lui, est truffée de détails symboliques, de codes étranges, d’ésotérisme que de nombreux lecteurs prendront au pied de la lettre. La rumeur grondant et s’amplifiant, l’Eglise catholique sera obligée de répondre point par point au récit « brownien », qui accuse notamment l’Opus Dei d’être un genre de société secrète dont les membres se mortifient. Finalement, au bout de quelques années, les passions s’apaisent et Da Vinci code peut prendre sa juste place de grand roman populaire. Six ans après sa parution, Dan Brown revient aujourd’hui avec Le symbole perdu où le même Langdon poursuit, bien malgré lui, sa quête des ombres qui hantent notre monde trop rationnel. « Le symbole perdu » ➔ Attendu depuis six ans par les fanatiques américains du maître, The Lost Symbol a été décrit comme en gestation pendant plusieurs années. Initialement prévue pour 2006, la date de publication a été repoussée à plusieurs reprises. Tiré à cinq millions d’exemplaires pour le monde anglophone, il est distribué depuis le 15 septembre aux Etats-Unis et au Royaume- Uni. Il arrive maintenant en France.
www.directsoir.net « Le symbole perdu » Dans l’univers de la franc-maçonnerie ➔ Un peu plus sombre et violent, mais d’une facture très proche de Da Vinci Code, Le symbole perdu, qui paraît cette semaine aux éditions J.-C. Lattès, témoigne de la maestria de Dan Brown et de ses obsessions. Le désormais célèbre professeur Robert Langdon, tel un Indiana Jones contemporain, après avoir retrouvé malgré lui le Graal, est maintenant confronté à un secret plus grand encore : celui des mystères anciens qui doivent changer la face du monde et dont les hauts dignitaires maçonniques connaissent seuls l’accès. Mais face à lui, un horrible méchant qui tient le rôle des sbires de l’Opus Dei dans Da Vinci Code, cherche aussi à s’en emparer pour empêcher l’humanité de pénétrer dans cette nouvelle ère illuminée. Heureusement, Robert Langdon et ses nouveaux amis « fils de la veuve » ont plus d’un tour dans leur sac. De Washington qui est le décor de leurs aventures, le lecteur découvrira qu’il ignorait beaucoup de choses et que (presque) tout y est d’origine maçonnique. Un bémol cependant : Dan Brown ne manque guère une occasion d’égratigner la religion chrétienne, avec un systématisme qui peut décrédibiliser son ingénieuse construction romanesque. CHIFFRES CLÉS 7,5 millions d’exemplaires : c’est le tirage initial du Symbole perdu aux Etats-Unis. L’éditeur conserve en mémoire le tirage total du Da Vinci Code : 60 millions d’exemplaires. Romancier, Frédérick Tristan a reçu le prix Goncourt pour Les égarés et a beaucoup écrit sur la franc-maçonnerie. Il est membre de la Grande Loge de France. Comment jugez-vous Le symbole perdu ? Dan Brown est un romancier talentueux qui manipule toujours des symboles pour produire une littérature populaire. Ici, d’après ce que j’ai compris, il fait croire au lecteur que les Etats-Unis grouillent de sectes secrètes, dont des maçonnes. Bien entendu, tout romancier a le droit de puiser la matière qu’il veut. Et lui-même parvient à conduire avec talent son lecteur où il a décidé de le conduire. Cependant, je tiens à préciser que la franc-maçonnerie, que je connais relativement bien, en Europe, en Amérique et en Asie, n’est pas une société secrète qui détiendrait je ne sais quel pouvoir. Frédérick Tristan est membre de la Grande Loge de France. Dans sa nouvelle enquête, Robert Langdon emmènera le lecteur au Capitole, à Washington, siège du pouvoir législatif. 100000 exemplaires du Symbole perdu ont été vendus en version eBook aux Etats-Unis dès la première semaine suivant la publication. Un succès inespéré. Pourtant, il y a bien une initiation dans la franc-maçonnerie ? Il y a une initiation : on passe de grade en grade, « de degré en degré » comme nous disons, mais c’est un chemin qui mène vers le seul secret qui vaille, celui du cœur EN COUVERTURE 5 600000 exemplaires : le premier tirage pour l’édition française. La maison J.-C. Lattès a mis au point un marketing offensif sur www.lesymboleperdu-danbrown.com INTERVIEW FRÉDÉRICK TRISTAN, ROMANCIER « Le secret est dans le cœur de l’homme » ANDERSEN/SIPA de l’homme. Chaque homme est un secret pour lui-même, c’est ce que nous croyons, et la maçonnerie est le lent apprentissage de ce secret. J’en suis désolé pour le grand public qui aime voir des conspirations partout, mais nous ne possédons pas de code ou de secret caché. On lui reproche pourtant beaucoup de choses… Je sais qu’en France, au XVIII e siècle, et même jusqu’au début du XX e siècle, certains frères ont trempé dans des affaires politiques peu glorieuses, comme l’« affaire de fiches » – en 1904, le ministre de la Guerre demande au Grand Orient de France de rédiger des fiches sur les opinions religieuses – ou en Italie, où la fameuse Loge P2 fut impliquée dans une entreprise de mafia financière. Mais ce ne sont, me semble-t-il, que des dégâts propres à toute entreprise humaine. HAMILTON/REA Les symboles décryptés M. LE MOINE/SIPA FOCUS ➔ De nombreux symboles francs-maçons font référence à Hiram, l’architecte du temple de Salomon à Jérusalem, et à l’art des bâtisseurs des cathédrales au Moyen Age. Le maillet et le ciseau Ces outils imposent à la pierre la volonté de l’ouvrier, qui crée ainsi une forme à la ressemblance de celle qu’il imagine. Pour tailler la pierre, le ciseau ou le maillet seuls sont inefficaces, et la complémentarité de l’actif et du passif est évidente dans le symbolisme. M. LE MOINE/SIPA Le compas, la règle et l’équerre sont les trois instruments essentiels du tracé géométrique, qui était considéré comme l’un des grands arts libéraux au Moyen Age. Ils désignent la volonté des frères maçons de rechercher en tout les moyens de se bâtir une vie juste et mesurée. La Pierre. La « pierre brute » symbolise l’impétrant avant son initiation, que seul le travail pourra dégrossir. La « pierre cubique », en tant que solide le plus parfait, est « la pierre angulaire du Temple immatériel élevé à la Philosophie ». La Pyramide. C’est en fait la « pierre cubique à pointe », qui symbolise le Maître, qui a réussi à créer sa philosophie originale à partir des matériaux de la morale de base. On la trouve explicitement sur le Grand Sceau des Etats-Unis. DR Le crâne, que l’on retrouve chez Dan Brown, évoque la mort physique : c’est le symbole de la mort du profane qui renaît à la vraie vie par l’Initiation.



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