Direct Soir n°639 6 nov 2009
Direct Soir n°639 6 nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°639 de 6 nov 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Michael Jackson « That was it »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 AUJOURD’HUI LE BILLET DE MICHÈLE COTTA Journaliste, essayiste Faits et certitudes Deux ans et demi, est-ce le désenchantement ? A mi-mandat, le Sarkozy de 2009 est-il le même président et le même homme que le jour de son élection, en 2007 ? Evidemment non. Qu’est-ce qui a changé, alors ? Ce n’est pas tant, malgré l’apparence, l’agitation interne à la majorité. Certes, tout est bon, taxe professionnelle, emprunt à venir, avantages fiscaux pour les sportifs, pour s’y chamailler. Mais cela, c’est le train-train quotidien de la vie d’un parti majoritaire qui, pour exister, cherche sa voie entre soumission et provocation. Non, ce qui a changé, en deux ans, ce sont sans doute les ambitions de Nicolas Sarkozy, même s’il affirme chaque jour ne pas changer de cap. Le candidat de 2007 était optimiste et volontariste, la rupture qu’il proposait devait alléger les pesanteurs de notre société, rétablir la confiance et la croissance. Mais la crise et le temps sont passés par là. Le temps a davantage marqué Nicolas Sarkozy qu’il ne le croit lui-même. L’exercice du pouvoir se paie par des critiques, des doutes, des échecs : chaque président de la V e République l’a appris à ses dépens. Dans le cas de Sarkozy, la crise s’est ajoutée au temps. La production a chuté, le chômage a bondi, les investissements ne se sont maintenus à un haut niveau que par l’intervention de l’Etat. Les orientations prises sont, ici et là, remises en cause. Pas de consensus, donc, à mi-mandat, sur l’action de Nicolas Sarkozy mais plutôt l’impression que les éléments déchaînés ont, au moins partiellement, eu raison de ses certitudes. Réagissez : redac@directsoir.net Le CHIFFRE du jour 22 MILLIONS D’EUROS, c’est le montant du budget de la future grande mosquée de Marseille, qui devrait être construite d’ici à 2011 dans le 15 e arrondissement de la cité phocéenne. Déposé en mai dernier, le permis de construire du lieu de culte devait être remis aujourd’hui par le maire UMP, Jean-Claude Gaudin, aux responsables de l’Association de la grande mosquée. Trois pays s’étaient engagés en juin à participer au financement du projet : l’Algérie, le Maroc et les Comores. BALTEL/SIPA Les PHOTOS du jour Le RDV du jour Antonio Ferrara aux assises ➔ Braqueur multirécidiviste, évadé de façon spectaculaire de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) en mars 2003… Antonio Ferrara, 36 ans, n’en est pas à son premier procès en cour d’assises. Sous le coup de plusieurs condamnations, il ne serait pas libérable avant 2035… Aujourd’hui, celui qu’on appelle « le roi de la belle » comparaît aux assises de Paris pour une attaque à l’arme de guerre d’un fourgon blindé en novembre 2001 à Toulouse. Le procès devrait se tenir jusqu’au 11 décembre sous haute surveillance. En décembre dernier, le braqueur a déjà écopé de 17 ans de réclusion pour son évasion de Fresnes. Antonio Ferrara a été en revanche acquitté en appel pour le braquage d’un fourgon de la Brink’s en 2000 à Gentilly (Valde-Marne). L’un de ses avocats espère ainsi que le procès qui s’ouvre aujourd’hui sera une « nouvelle occasion de démythifier l’image du Ferrara braqueur ». Car là encore, l’accusé nie toute implication dans l’affaire du braquage de Toulouse. B. PEYRUCQ/AFP Directsoir N°639/Vendredi 6 novembre 2009 INDE ➔ Dans la ville d’Amritsar, au nord du pays, des étudiants sikhs protestent contre le gouvernement à l’occasion du 25 e anniversaire des sanglantes émeutes anti-sikhs de 1984. Le FAIT du jour AF447 : hommage à Rio ➔ Le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, assistera demain, en compagnie de Jean-Claude Spinetta, président d’Air France, à une cérémonie d’hommage aux 228 victimes de l’accident du vol AF447, à Rio de Janeiro (Brésil). Les deux hommes accueilleront ce soir les familles européennes des victimes, qui ont fait le voyage à bord d’un avion affrété par Air France. On compte sur la présence de 500 proches. Alain Joyandet doit délivrer un message de soutien aux familles, réunies demain matin autour d’une stèle érigée en souvenir des disparus. Samedi après-midi, des gerbes seront jetées dans l’océan Atlantique. L’Airbus A330 d’Air France s’est abîmé en mer dans la nuit du 31 mai au 1 er juin avec 216 passagers et 12 membres d’équipage. Les boîtes noires n’ont pas été retrouvées et l’accident reste inexpliqué. Le Bureau d’enquête et d’analyses (BEA) publiera un rapport d’étape « courant décembre ». Il a déjà indiqué que les mesures de vitesse incohérentes fournies par les sondes Pitot de l’appareil avaient pu jouer un rôle dans la catastrophe, sans en être la cause. L’association de proches des disparus, Entraide et Solidarité AF447, s’est plainte du refus des pouvoirs publics de l’associer à la préparation de la troisième phase de recherches, qui sera lancée en février. Le 9 juin dernier, la marine brésilienne repêchait la dérive de l’Airbus A330 d’Air France.
www.directsoir.net L’HOMME du jour L’ancien président de la République revient sur le devant de la scène médiatique. Pleins feux sur Jacques Chirac ➔ Pour le retraité le plus célèbre de France, les derniers jours auront été mouvementés. Il y a eu d’abord un coup de tonnerre : l’ordonnance de renvoi en correctionnelle pour « détournement de fonds publics et abus de confiance » dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, publiée vendredi dernier par la juge d’instruction Xavière Simeoni. Contre toute attente, le procureur de la République ayant requis, fin septembre, un nonlieu général dans cette affaire, celui qui fut maire de Paris de 1977 à 1995 est rattrapé par son passé. Mais, premier président de la République à être traduit en justice dans l’histoire de la V e, Jacques Chirac est aussi « l’homme politique préféré des Français ». Bien décidé à jouer de cette nouvelle aura, le vieux lion publiait hier le premier tome très attendu de ses mémoires, où un homme dont le goût du secret est proverbial se livre quelque peu, notamment dans ses rapports avec Valéry Giscard d’Estaing qui étaient, comme on le pressentait, détestables. On y découvre aussi son admiration pour François Mitterrand, son mépris à l’encontre d’Edouard Balladur et ses jugements plutôt indulgents sur Nicolas Sarkozy. Un Nicolas Sarkozy qu’il devait retrouver aujourd’hui à la Sorbonne, à la cérémonie de remise du prix de sa Fondation pour la prévention des conflits, qui doit aller à deux Nigérians. Le premier tome des mémoires n’allant pas plus loin que 1995, on ne connaît pas avec précision l’envers des relations entre Jacques Chirac et son successeur qui lui subtilisa son parti pour se faire élire. On attend avec impatience la suite des confessions d’un homme à la vieillesse active. Chaque pas doit être un but, Jacques Chirac, Nil, 21 €. L’ancien président publie le premier tome de ses mémoires. AUJOURD’HUI 5 L. BONAVENTURE/AFP Le TOP du jour LA CUISINE EST UN ART ➔ Sous le parrainage de Guy Savoy, la photographie culinaire est célébrée à Bercy Village et à l’espace Mobalpa. Les clichés exposés sont si beaux qu’on a envie de les croquer. Festival international de la photographie culinaire. Jusqu’au 15 novembre. Bercy Village, Cour Saint-Emilion et Espace Mobalpa, 15, bd Diderot (Paris 12 e). LA NUIT DU BARON ➔ Considéré comme l’une des boîtes les plus « hype » de la capitale, Le Baron fête ce soir ses cinq ans au Virgin Megastore –avec le DJ résidant Greg Boust – et la sortie pour l’occasion d’une compilation. Virgin Megastore, 52-60, avenue des Champs Elysées, Paris 8e. La compilation du Baron, 2 CD, Hamburger Records/Universal.



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