Direct Soir n°638 5 nov 2009
Direct Soir n°638 5 nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°638 de 5 nov 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : livre numérique... la révolution culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 PERFORMANCE CULTURE La bande dessinée, média transversal Non content de tirer la littérature vers le haut des ventes, le 9 e art échange avec le cinéma et côtoie la musique. Sous la houlette du groupe Sayag Jazz Machine, les bulles se mélangent à la projection, la musique et le théâtre. Les séances de ciné-BD se dévelop pent et les concerts dessinés fleurissent. Mais le projet [Re]garde-fous, initié par Christophe Vermand, le machiniste du groupe électro-jazz Sayag Jazz Machine, va encore plus loin. « On a toujours travaillé la vidéo sur nos lives, mais j’avais envie d’amener le média BD dans ce qu’on faisait, explique Christophe Vermand. C’est le seul média qui s’ouvre au grand public. On est envahi partout d’écrans de télé et de vidéos, j’ai voulu rendre hommage à cette image fixe qu’est la bande dessinée. » Deux ans après la découverte de Garde-fous, la bande dessinée de Bézian, relatant une chasse au serial killer en huis clos, Christian Vermand peut présenter son spectacle. Les lumières s’éteignent, les écrans s’allument et les musiciens s’installent. Le rythme du récit est différent de celui du livre, certains détails sont mis en valeur quand des passages plus importants sont minorés. L’histoire est complètement bouleversée, sans jamais être déséquilibrée. « Quand ils sont venus me parler du projet, se souvient Bézian, je leur ai donné ma BD, à condition qu’ils créent une œuvre à eux. Ils m’ont proposé quelque chose de différent, tout en réussissant à garder le message. » On plonge littéralement dans cette adaptation scénique et multimédia atypique, captivé du début à la fin, tour à tour curieux, anxieux ou soulagé. Le spectacle a déjà séduit plusieurs festivals de BD (Saint-Malo, Blois… bientôt Angoulême ?) et l’intérêt des salles de spectacles va grandissant pour cette expérience nouvelle et enrichissante. A découvrir absolument. www.regardefous.com DISCOGRAPH Sayag Jazz Machine a adapté la BD Garde-fous en support scénique et multimédia. COMPILATION Directsoir N°638/Jeudi 5 novembre 2009 L’inspiration Blaxploitation ➔ Shaft In Africa, Call Me Mister Tibbs, Super Fly, The Mack, Shaft, Foxy Brown, Coffy, Cleopatra Jones, Black Caesar… De quoi parle-t-on ? Des bandes originales des films Blaxploitation, ces longs métrages noirs américains des années 1970-1975, où pistolets et coups de poing étaient fréquents. Mais ils furent aussi et surtout une source d’inspiration pour les compositeurs de cette communauté, qui laissaient libre cours à leur imagination. Compilés par Soul Jazz, les meilleurs morceaux sont accompagnés d’un livret de 100 pages, de minicartes d’affiches de film et de stickers. Can You Dig It ?, 2 CD, Soul Jazz Records. Lio revient à ses premières amours CD ➔ « Libertine, cabotine, fleur bleue, à la masse » … C’est ainsi que se chante Lio sur son nouveau projet musical. Invitée par les deux membres cagoulés du groupe Phantom à poser sa voix sur leurs compositions trash, la chanteuse pop acidulée retrouve ses premières amours : le punk-rock. Riffs de guitares acérés, lourdes basses et lyrics mordants : les ingrédients de ce concept-album, mixé par Gilles Martin, complice notamment de groupes comme dEUS, Venus ou encore Dominique A, sont détonnants. Enregistrés en deux jours seulement en Belgique, les douze titres de ce nouvel opus, dont le premier single, Je ne veux que ton bien, a déjà été adopté par les ondes, éveillent en chacun de nous une facette underground. Phantom Feat. Lio, Discograph/Freaksville Record. Lio renoue avec le punk-rock.
www.directsoir.net INTERVIEW Nicolas et Guy Bedos, metteur en scène et comédien « On est responsable pour deux » Nicolas Bedos signe et met en scène, au Théâtre de la Madeleine, « Le voyage de Victor », une pièce qu’il a écrite pour son père Guy, que l’on retrouve au côté de Macha Méril. Rencontre avec un tandem des plus complices. Guy Bedos, Nicolas Bedos et Macha Méril. Comment est né Le voyage de Victor ? Nicolas Bedos : A l’origine, il y a deux anecdotes. Une personnelle d’abord. Après une rupture, j’ai joué le temps d’un dîner à oublier cette personne. Ce qui était intéressant, c’était le déni. Et puis, j’avais lu une anecdote de Sainte-Beuve qui racontait que George Sand se serait un jour assise à côté de Musset dans un café et ce dernier lui aurait raconté leur histoire, sans même la reconnaître ou sans vouloir la reconnaître. La pièce tourne autour de cela. Est-ce que mon personnage veut oublier ou, suite à un accident, a-t-il vraiment perdu la mémoire ? Lors de l’écriture, souhaitiez-vous déjà attribuer ce rôle à votre père ? N. B. : Je ne voulais faire cette pièce que si c’était pour nous deux. C’est pour moi le rôle idéal pour mon père, tel que j’avais envie de le voir. Un homme tendre, naïf, mon père du matin. La filiation ajoute-t-elle de l’appréhension ? G. B. : Au départ, l’inquiétude est double. On a fatalement peur pour soi mais en plus on est responsable de deux pots. Ce n’est pas anodin de jouer la pièce de quelqu’un que l’on aime. Mais, attention, souvent on me demande si le fait qu’il soit mon fils… Rien ! S’il n’avait pas le talent qu’il a, jamais je ne le jouerais. Je ne suis pas Nicolas Sarkozy et il n’est pas Jean Sarkozy. Nicolas, vous mettez en scène votre père. Les rôles s’inversent-ils ? N. B. : C’est drôle et étrange. C’est contre nature. Cela a parfois été « borderline ». G. B. : Il est voué à la précaution de langage avec moi. Quelle est la place de Macha Méril entre vous deux ? G. B. : Elle existe ! Macha a une énergie extraordinaire. N. B. : Elle a quand même dû appréhender au début. G. B. : Oui, à la première lecture, elle a un peu flippé devant notre complicité. Comment définiriez-vous le duo Macha Méril-Guy Bedos ? G. B. : Je dirais que si nous sommes plus ou moins tous les deux dans ce qu’il est convenu d’appeler le troisième âge, cela donne du courage aux autres ! Le voyage de Victor, jusqu’au 15 novembre, Théâtre de la Madeleine, 19, rue de Surène, Paris 8 e (0142650709). VILLARD/SIPA KSTR BANDE DESSINÉE En bref CULTURE 11 Confidences sur l’oreiller ➔ Plus de doute. L’amour et la séduction sont les thèmes fétiches du jeune prodige de la BD, Bastien Vivès. Après l’excellent Goût du chlore et Dans tes yeux, voici Amitié étroite, ou le récit d’une amitié ambiguë entre deux adolescents. Francesca est volubile et sociable, alors que Bruno est solitaire et un peu coincé. Désir, complicité, jeux de séduction… Chacun va tester la complexité de l’amitié homme-femme. Si l’auteur peine quelque peu à développer sa veine scénaristique, son exploration de la subjectivité en BD, avec traits et cadrages multiples, vaut une fois de plus le détour. Amitié étroite, Bastien Vivès, Casterman, collection KSTR, 16 €. Quand les livres dialoguent avec les films/D’ordinaire en concurrence, les films et les romans qui les ont inspirés sont réunis grâce aux éditions Gallimard. Douze longs métrages, parmi lesquels Out of Africa (sept oscars en 1986), Belle de Jour (Lion d’or à Venise en 1967) Crash (Prix spécial du jury à Cannes en 1996), sortent ainsi dans un coffret contenant le film en DVD, le livre dans la collection de poche Folio et un livret pédagogique. Vendus moins de 15 euros, ces coffrets permettront aux cinéphiles d’en savoir un peu plus sur les scénarios qu’ils ont appréciés, et peut-être de redécouvrir le plaisir de lire.



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