Direct Soir n°633 28 oct 2009
Direct Soir n°633 28 oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°633 de 28 oct 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Bruce Willis retour vers le futur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 SPÉCIAL ÉPOUVANTE Des bruits étranges distillent une peur panique dans la vie d’un jeune couple. CINÉMA L’incroyable destin de « Paranormal Activity » Cauchemar des amateurs de frissons, ce film à très petit budget est devenu un conte de fées financier. « Paranormal Activity » devrait terroriser la France à partir du 2 décembre. Décryptage en avant-première. Et dire que le film a bien failli rester dans les cartons ! Paranormal Activity, petit film d’horreur d’une heure et vingt-six minutes réalisé par le parfait inconnu et ancien concepteur de jeux vidéo Oren Peli, est la surprise cinématographique de l’année. Les chiffres sont éloquents : tourné avec un microbudget de 11 000 dollars (moins de 10 000 euros !) dans la maison du réalisateur, le film a déjà rapporté plus de 62 millions de dollars de recettes à ce jour, et la fête d’Halloween devrait amplifier ce succès. Surtout, avec 22 millions de recettes supplémentaires ce week-end, il a pris la tête du box-office nord-américain, devançant sur le même créneau de l’épouvante le film Saw VI, pourtant dupliqué en 3 000 copies, alors que son rival débutait avec moins de 200 bobines. Acquis d’abord par Spielberg via son studio DreamWorks, oublié dans un placard puis passé ensuite dans les mains de la Paramount, le scénario n’a pourtant rien d’original, mais fait appel à la peur ancestrale du monde de la nuit, lorsque le sommeil vous prend et annihile votre vigilance. Un jeune couple américain, effrayé par les bruits dans leur maison, décide de faire tourner une caméra pour savoir si une « activité paranormale » serait à l’origine du vacarme nocturne qui les perturbe. Steven Spielberg, qui avait acquis les droits du scénario, a avoué avoir jeté la bobine du film après l’avoir visionné, terrorisé par ce qu’il venait de voir. SUR LES TRACES DU « PROJET BLAIR WITCH » La question est de savoir jusqu’où le phénomène va séduire les spectateurs, mais la trajectoire pourrait bien être identique à celle du Projet Blair Witch, film d’horreur sylvestre sorti en 1999 qui avait battu tous les records (240 millions de dollars de recette dans le monde). La méthode est connue pour ces films low cost et suivie à la lettre dans Paranormal Activity : une bande-annonce mystérieuse, quelques projections tests dans les festivals et un bouche-à-oreille dithyrambique, entretenu et amplifié sur le Net et ses réseaux sociaux, Facebook, MySpace et Twitter en tête.Alors que les séances nocturnes ne désemplissent pas, le distributeur se met à rêver d’une couverture nationale. « Nous avions décidé que si nous obtenions un million de demandes, nous sortirions le film dans tout le pays », confie M me Powell, directrice marketing de Paramount.Au bout de quatre jours, la barre du million est dépassée et Paramount enclenche la machine, profitant du « buzz » grandissant pour le vendre à l’étranger : cinquante-deux pays l’ont acheté en à peine 48 h ! Les spectateurs français, eux, devront patienter un peu avant de faire des cauchemars. Initialement prévue en janvier 2010, la sortie du film a été avancée au 2 décembre, succès oblige. PROD DB SHAMLEY PRODUCTIONS/DR PROD DB WARNER BROS/HAWK FILM/DR Directsoir N°633/Mercredi 28 octobre 2009 Documentaire horrifique : l’eldorado du film d’horreur ? ➔ Le principe du documentaire horrifique est d’une grande simplicité : en limitant au maximum la débauche de moyens et d’artifices – comme dans Paranormal Activity – l’objectif est d’intégrer le spectateur au cœur de l’angoisse en lui projetant des images familières de son quotidien, mais scénarisées suivant les règles traditionnelles de l’horreur. Dans cette optique, les acteurs sont bien souvent méconnus et le recours à la caméra subjective fréquent. Les personnages principaux sont régulièrement des journalistes, des cameramen ou des étudiants en journalisme. The Blair Witch Project (1999) reste à bien des égards le film qui a fait connaître ce genre très particulier au public, même si les puristes voient la naissance du genre dans l’atroce Cannibal Holocaust (1980). Vu l’incroyable succès de la franchise Blair Witch, le filon a été immédiatement (sur)exploité dans le monde entier pour déboucher cependant sur quelques pépites comme l’épouvantable Noroi « Psychose » ➔ Alfred Hitchcock reste le maître du suspense. Il se surpasse en 1960 avec Psychose. La scène du meurtre dans la douche – l’une des plus célèbres de l’histoire du cinéma – a exigé sept jours de tournage et soixante-dix prises, pour 45 secondes conservées au montage. du Japonais Shiraishi Kôji (2005), le saisissant Diary of the Dead (2008) de l’Américain George Romero ou encore le récent REC (prix du jury et du public au festival de Gérardmer 2008) des Espagnols Paco Plaza et Jaume Balaguero. Le genre du documentaire a donc plus que jamais le vent en poupe, même s’il est parfois devenu le prétexte à des films qui ne sont que de simples séquences de torture filmées. Une dérive regrettable qui n’a plus rien à voir avec le filon originel. LES QUATRE FILMS LES PLUS EFFRAYANTS DE L’HISTOIRE « Shining » ➔ Stanley Kubrick (qui avait été approché pour réaliser L’exorciste) monte le scénario à partir du roman de Stephen King. Servi par la prestation incroyable de Jack Nicholson, Shining (1980) s’appuie sur le concept très efficace de la maison hantée. PROD DB WARNER BROS/DR INTERFOTO USA/SIPA REC de Jaume Balaguero et Paco Plaza. « L’exorciste » ➔ Sorti sur grand écran en 1973, ce film de William Friedkin a enregistré des recettes records et a été récompensé par deux oscars. Cette histoire d’une fillette possédée par un démon s’inspire d’un cas authentique, constaté en 1949 dans le Maryland. « The Blair Witch Project » ➔ Sorti en 1999, ce film révolutionne le genre. Caméra à l’épaule, acteurs inconnus, scénario simplissime, sans trucages… Tous les ingrédients de l’échec semblent réunis. Et pourtant la critique fut unanime : le film provoque une angoisse parfois insoutenable.
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