Direct Soir n°62 24 nov 2006
Direct Soir n°62 24 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°62 de 24 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Philippe Noiret, adieu monsieur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 24 novembre 2006 10 ACTU MONDE LIBAN/Sauver l’héritage Au lendemain des obsèques de Pierre Gemayel, le Liban veut préserver l’esprit des années de reconstruction face au retour de la violence. h Beyrouth vit des heures incertaines. Au lendemain des obsèques de Pierre Gemayel, le ministre de l’Industrie chrétien assassiné mardi, le pays craint de nouvelles manifestations de masse. Pour enrayer le chaos, les associations économiques libanaises ont appelé hier à une grève générale de deux jours, commençant aujourd’hui. L’objectif : dénoncer les assassinats politiques, sans laisser aux tribuns de tout bord l’espace pour galvaniser la foule. L’annonce, faite par le biais de l’Agence nationale de l’information libanaise, appelle également les ministres du Hezbollah qui avaient démissionné il y a deux semaines à réintégrer le gouvernement. Les acteurs économiques demandent de leur côté le règlement des différends au sein des institutions du pays. Demain, un Conseil des ministres extraordinaire devrait se tenir CORNE DE L’AFRIQUE/Point de rupture h La crise qui déchire la Corne de l’Afrique s’est encore aggravée. Depuis plusieurs mois, le gouvernement éthiopien accuse le régime des tribunaux islamiques (proches d’Al-Qaida) au pouvoir en Somalie de s’être livré à des attaques directes contre son pays. Meles Zenawi, le Premier ministre éthiopien, a prévenu les fondamentalistes que la prochaine fois que l’option pacifique échouera, sur la base du droit international, il « prendra les mesures adéquates ». Il a affirmé que ses forces armées avaient terminé leur préparation en vu d’un conflit ouvert. Les islamistes accusent Addis-Abeba d’entretenir des troupes sur le sol somalien. L’Ethiopie n’a jamais caché son soutien au gouvernement de transition somalien instauré en 2004. De leur côté, les tribunaux ont lancé plusieurs appels au Jihad contre l’Etat voisin, réfutant les intentions pacifiques de M. Zenawi. pour entériner la création d’un tribunal international pour juger les meurtriers de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri. Le Hezbollah et la Syrie, considérés par les observateurs internationaux comme responsables de ces assassinats politiques, s’opposent L’Ethiopie se dit prête à la guerre avec son voisin somalien. La situation humanitaire dans la région est catastrophique. Samuel Rousseau, Julie Murat La Somalie constitue l’un des fronts les plus actifs de la cause extrémiste. Pour aider le gouvernement de transition, Addis-Abeba reconnaît avoir envoyé plusieurs instructeurs militaires en Somalie. Depuis 1991, ce pays est la proie de la guerre civile et de nombreuses famines. Aujourd’hui, toute la région est menacée par les conséquences de l’intensification de ces affrontements. La situation humanitaire, déjà précaire, s’est brusquement dégradée mercredi, quand d’importantes inondations ont submergé le pays. 300 000 personnes sont directement menacées par cette catastrophe qui intervient quelques mois après la pire sécheresse que la région ait connue depuis 10 ans. Pour faire face à cette nouvelle crise sanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé le lancement d’un nouveau plan d’urgence. Hier, grande manifestation anti-syrienne à Beyrouth. vigoureusement à la création d’une telle cour de justice. Encore sous le choc, le Liban craint que l’esprit de reconstruction qui avait dominé, soit entravé par les violences civiles, après quinze ans de guerre civile et un mois de guerre avec Israël. Addis-Abeba, octobre 2006 : capitale ravagée par la guerre. Mogadiscio, octobre 2006 : milices islamistes omniprésentes. Nairobi, 13 août 1998 : attentat contre l’ambassade US. H. MALLA/AP A. HEAVENS/REUTERS REUTERS J. MCCONNIC/AP A. QURESHI/AFP EN BREF PROCHE-ORIENT : A QUAND LE CESSEZ-LE-FEU ? Israël a refusé ce matin la proposition des factions palestiniennes de cessezle-feu partiel. Celles-ci seraient prêtes à arrêter les tirs de roquettes sur le territoire de l’Etat hébreu en échange d’une fin des incursions en Cisjordanie et à Gaza, qui ont considérablement entamé les capacités du Hamas et du Djihad islamique, mais ont aussi causé de nombreuses victimes civiles et ravagé la Bande de Gaza. Jérusalem s’est dit prête à interrompre ses opérations militaires à condition qu’il soit mis fin à toutes formes d’actions contre son pays. ACCORD CHINE/PAKISTAN Islamabad et Pékin ont conclu ce matin un accord visant à multiplier leurs échanges commerciaux par trois. Le président Pervez Musharraf et son homologue chinois, Hu Jintao (photo), en visite au Pakistan, ont fixé un objectif de 15 milliards de dollars d’ici 5 ans. La signature de cet accord est accompagnée par une vingtaine d’autres textes portant sur différents domaines de coopération ainsi qu’un plan quinquennal de développement. SUISSE : PLUS PRÈS DU SOLEIL La Suisse va construire la centrale solaire la plus haute du monde. Elle devrait se situer sur le Jungfraujoch, un sommet qui atteint 3 500 mètres dans le canton de Berne. La société FMB Energie SA va conduire une étude de faisablilité. Cette société avait déjà réalisé le système de panneaux solaires du stade de Suisse. Grâce au meilleur ensoleillement et au froid qu’offre l’altitude, l’entreprise projette un rendement jusqu’à 70% supérieur à ce qui se fait aujourd’hui. ATTENTATS EN IRAK : LE BILAN LE PLUS LOURD Le bilan des attentats à la voiture piégée commis jeudi dans le quartier chiite de Bagdad, Sadr City, ne cesse de s’alourdir. Ce matin, la police irakienne a réévalué le nombre de victimes à 202 morts et 250 blessés. De sources médicales, le bilan pourrait s’aggraver car de nombreuses victimes risquent de ne pas survivre à leurs blessures. Ces attentats sont les plus sanglants jamais commis depuis le début de la campagne alliée en mars 2003.
www.directsoir.net LONDRES/Mort de l’ancien espion russe A Londres, Litvinenko n’a pas survécu à l’empoisonnement dont il a été victime. Alexandre Litvinenko sur son lit d’hôpital à Londres. AFP h « Litvinenko est mort à 21h21 à l’University College de Londres ». Agé de 43 ans, Alexandre Litvinenko avait été hospitalisé le 1 er novembre suite à un empoisonnement. Ancien agent du KGB, puis colonel dans les services secrets russes (le FSB), l’espion avait – de son propre aveu – démissionné pour ne pas participer à des assassinats politiques. Opposant déclaré au président Vladimir Poutine, il menait une enquête sur l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, spécialiste de la Tchétchénie, abattue le 7 octobre dernier à Moscou. Lui-même accuse les services secrets russes d’avoir organisé des attentats à la bombe à Moscou en 1999 pour favoriser le déclenchement de la deuxième campagne de Tchétchénie. Si la thèse de l’ex-agent « liquidé » se confirmait, il s’agirait de la première action connue de ce genre depuis la fin de la guerre froide par les anciens services de l’Est dans un pays occidental. On ne connaît toujours pas la nature du poison qui a emporté le colonel. L’hôpital a exclu l’empoisonnement au thallium ou par radiations. Par ailleurs, The Times rapporte que les derniers mots de Litivnenko, avant qu’il ne perde conscience, auraient été : « Les salauds m’ont eu. Mais ils n’auront pas tout le monde. » L’enquête ouverte par la section antiterroriste de Scotland Yard se concentre toujours sur la traque du mystérieux Vladimir avec qui le Russe aurait déjeuné juste avant de se sentir mal. MONDE ÉNERGIE/La Pologne embarrasse l’Union h Aujourd’hui se tient le sommet UE-Russie, en Finlande. Une rencontre qui s’annonce difficile puisque les ambassadeurs des 24 n’ont pas su convaincre leur homologue polonais de lever son veto sur les négociations pour un partenariat économique et énergétique entre les deux puissances. « Les tractations se sont terminées sans solution », a déclaré le porte-parole de la présidence finlandaise, Mikko Norros. La Pologne fait obstruction aux accords avec la Fédération en raison de l’embargo russe sur sa viande et ses légumes, Moscou jugeant les garanties sanitaires insuffisantes sur ces produits. Hier, le président Poutine a appelé à résoudre rapidement ces différends. Des désaccords qui embarrassent les Européens, de plus en plus inquiets de leur dépendance croissante aux hydrocarbures russes, et pour qui un accord est de la plus haute importance stratégique. Si les discussions sur le renforcement de la coopération russo-européenne sont lancées aujourd’hui, le programme sera chargé : il faudra convaincre la Russie de lever l’embargo sur la Pologne, mais aussi négocier les principes de transparence du marché russe, pour sécuriser les approvisionnements européens.



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