Direct Soir n°614 1er oct 2009
Direct Soir n°614 1er oct 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°614 de 1er oct 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : JO 2016... suspense maximal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 EN COUVERTURE JEUX OLYMPIQUES 2016 L’HEURE DU CHOIX Après Londres en 2012, quelle ville accueillera les JO d’été en 2016 ? Le CIO, réuni à Copenhague, au Danemark, donnera sa réponse demain. Pour Chicago, Tokyo, Madrid ou Rio de Janeiro, les quatre candidates, les enjeux économiques comme politiques sont de taille. Le président américain, Barack Obama, le roi d’Espagne, Juan Carlos, le président brésilien, Lula, et le Premier ministre japonais,Yukio Hatoyama : ils seront tous à Copenhague pour défendre leur ville. Si les Jeux olympiques constituent le premier événement sportif dans le monde, ils sont avant tout le théâtre d’enjeux politiques nationaux ou internationaux. La présence des chefs d’Etat n’est donc pas anodine. Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a d’ailleurs admis qu’elle pouvait être décisive en cas de vote serré. LUTTE SERRÉE La candidature de Chicago devait être, dans un premier temps, appuyée par la présence de Michelle Obama ; mais son président de mari, sans doute conscient des enjeux, a finalement décidé de se rendre à Copenhague. Pour Frédéric Bolotny, économiste du sport au Centre de droit et d’économie du sport (CDES), « le vote du CIO se fait en grande partie en fonction du ZOOM HAMILTON/REA Une longue procédure pour désigner la ville hôte ➔ La route est longue avant d’être choisie pour accueillir les JO. Neuf ans avant le début de la compétition, le compte à rebours est enclenché. Chaque ville doit tout d’abord être désignée par son Comité national olympique (CNO). Ensuite, les CNO proposent leur candidat au CIO qui, dans une première phase baptisée lobbying, d’intérêts politiques et d’alliances ». Avec une issue de scrutin qui semble très indécise, le lobbying politique devrait donc battre son plein jusqu’à la dernière minute. Avant le combat sportif, c’est donc un combat politique qui est mené depuis plus d’un an. Depuis l’annonce des villes candidates en juin 2008, chacun mène sa campagne. Les présidents américain et brésilien ont engagé une lutte sans merci pour l’attribution de la ville hôte des Jeux olympiques d’été de 2016. Lors du G20 à Pittsburgh, le président Lula a déclaré aux journalistes : « Obama m’a dit que maintenant que j’ai opté pour des avions français (le Brésil envisage de choisir le Rafale français aux dépens de Boeing pour l’achat d’avions de chasse,ndlr), il fera une campagne très dure en faveur de Chicago. Je lui ai répondu que ça pourrait être sa deuxième défaite ». Au terme des négociations sur une éventuelle vente de Rafale, la France a même assuré le Brésil de son soutien pour la procédure d’acceptation candidature de Rio de Janeiro aux Jeux olympiques de 2016 et a, en échange, demandé l’appui du Brésil pour les Jeux d’hiver 2018 en France. UNE FORMIDABLE VITRINE Si Tokyo mise sur une candidature respectueuse de l’environnement, les Américains croient, eux, en l’effet Obama. Pour le Brésil, c’est l’argument social qui prévaut. Le président Lula n’a eu de cesse de répéter qu’il était temps de démocratiser les Jeux : « Les pays en voie de développement ont le droit « LE LOBBYING POLITIQUE DEVRAIT BATTRE SON PLEIN » d’accueillir les Jeux. L’Amérique du Sud a droit aux Jeux ». Car la politique n’est pas le seul enjeu. Les JO sont aussi une affaire de gros sous. « Le CIO en finance une partie, explique Fréderic Bolotny. Il s’agit du budget au sens strict, c’est-à-dire le coût de l’organisation, la sécurité et quelques équipements. En revanche, toutes les infrastructures sportives sont à la charge des candidatures, examine minutieusement l’aptitude de chaque ville à organiser les Jeux olympiques. Tout au long de cette période, qui dure environ dix mois, les villes en lice sont considérées comme « requérantes ». Une fois cette phase achevée, la commission exécutive du CIO choisit les villes qui deviendront « candidates » et accéderont ainsi à la phase2 du processus, baptisée procédure de candidature. Les villes désignées sont invitées à soumettre leur dossier, qui sera analysé en détail par la commission d’évaluation du CIO, laquelle visitera également les villes candidates avant de publier son rapport, un mois avant l’élection. La décision finale est ensuite prise, sept ans avant les Jeux, par l’ensemble des membres du CIO. CALENDRIER Directsoir N°614/Jeudi 1er octobre 2009 de la ville organisatrice. » Pour certains pays, l’accueil des Jeux n’est donc pas envisageable ; pour d’autres, il peut être une source d’endettement. Montréal a ainsi fini de rembourser ses Jeux de 1976 il y a seulement trois ans. Alors, gouffre financier ou tremplin économique ? Pour Frédéric Bolotny, tout est une question de gestion. « Avant de construire les infrastructures sportives, il faut penser à leur reconversion. Les causes d’endettement peuvent aussi provenir de l’accélération trop importante des investissements dans les infrastructures globales. » Pour Barcelone, ce fut en revanche un formidable outil d’aménagement du territoire. « Les Jeux ont été un vrai booster économique, car ce fut l’occasion de faire des grands travaux dont la ville avait besoin. Les JO doivent arriver au bon moment et être bien conduits. » Vitrine économique et politique, les JO sont l’occasion pour un pays de montrer son rayonnement. Une image à peaufiner qui peut donc rapporter gros, ou coûter très cher. ➔ Phase 1• 13 septembre 2007 : les CNO soumettent au CIO le nom d’une ville requérante ; • 14 janvier 2008 : remise du dossier de candidature et des lettres de garanties au CIO ; • Janvier-juin 2008 : phase d’examen par le CIO ; • Juin 2008 : choix des villes candidates par la commission exécutive du CIO. ➔ Phase 2• 12 février 2009 : remise du dossier de candidature au CIO ; • 2 septembre 2009 : rapport de la commission d’évaluation du CIO ; • 2 octobre 2009 : élection de la ville hôte des Jeux olympiques de 2016 durant la 121 e session du CIO, à Copenhague.
www.directsoir.net CHICAGO ÉTATS-UNIS• Population : 2,8 millions (8,7 millions pour l’aire urbaine).• Budget candidature : 3,3 milliards d’euros• Principaux soutiens de la candidature : le couple présidentiel Barack et Michelle Obama, Tyson Gay (sprinteur), Oprah Winfrey (animatrice et productrice). POINTS FORTS DE LA CANDIDATURE : Présence de nombreux sites préexistants (15 sur 31), une zone géographique compacte pour le déroulement des épreuves RIO DE JANEIRO BRÉSIL• Population : 6,1 millions (11,3 millions pour l’aire urbaine).• Candidate recalée pour 2012.• Budget candidature : 9,53 milliards d’euros.• Principaux soutiens de la candidature : le président Lula, Pelé (ancien footballeur), Marta (meilleure joueuse FIFA 2008), la France. POINTS FORTS DE LA CANDIDATURE : Un fort engouement populaire (85% de la population est favorable aux JO), un atout charme indéniable, l’organisation de la Coupe du monde de football deux ans auparavant (Mondial 2014). (20 sites sur 31 se trouvent dans un rayon de 10 km du village olympique), la règle de l’alternance des continents. POINTS FAIBLES DE LA CANDIDATURE : Manque de garanties financières des autorités publiques (Chicago doit s’en remettre exclusivement au mécénat), trop de sites temporaires, des transports publics insuffisants. Patrick Ryan, président du comité Chicago 2016. F. FIFE/AFP POINTS FAIBLES DE LA CANDIDATURE : Problèmes de transport, en raison de l’éclatement des installations sur quatre sites, les statistiques de l’insécurité dans l’Etat de Rio (5700 homicides en 2008). Pelé, soutien de poids pour Rio. A. DEBEL HANSEN/SCANPIX/AFP DAI KUROKAWA/EPA/SIPA TOKYO JAPON EN COUVERTURE 5• Population : 12,9 millions (35,6 millions pour l’aire urbaine).• Budget candidature : 4,07 milliards d’euros.• Principaux soutiens de la candidature : le Premier ministre japonais, Yukio Hatoyama, et Jacques Chirac. Shintaro Ishihara, gouverneur de la capitale japonaise. ESPAGNE MADRID• Population : 3,2 millions. (6,2 millions avec sa proche banlieue).• Candidate recalée pour 2012.• Budget candidature : 4,18 milliards d’euros.• Principaux soutiens de la candidature : le roi d’Espagne, Juan Antonio Samaranch (ancien président espagnol du Comité international olympique), le Real Madrid. POINTS FORTS DE LA CANDIDATURE : Un fort soutien populaire (85% des Madrilènes et 86% des Espagnols), présence de Juan Antonio Samaranch à Copenhague, des investissements moins élevés puisque 75% des sites sont existants ou en construction. POINTS FORTS DE LA CANDIDATURE : La puissance financière de la mégalopole (budget de 130 milliards de dollars), 17 des 34 sites proposés existent déjà, l’héritage des Jeux d’été que Tokyo avait accueillis en 1964, un plan environnemental conséquent. POINTS FAIBLES DE LA CANDIDATURE : Un soutien populaire limité (55,5% des habitants de Tokyo favorables et 54,5% dans l’Archipel), le récent changement de majorité au pouvoir, la règle de l’alternance (Pékin et l’Asie ont accueilli les Olympiades d’été en 2008). Mosaïque humaine, à Madrid, pour soutenir la candidature de la ville. POINTS FAIBLES DE LA CANDIDATURE : Une présentation très critiquée par le CIO lors de la publication du rapport d’évaluation, un organigramme de la candidature flou, des lois antidopage tout juste mises aux normes des règles internationales (AMA), la règle de l’alternance (l’Europe et Londres organisent les JO 2012).



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