Direct Soir n°6 13 jun 2006
Direct Soir n°6 13 jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de 13 jun 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : Franck Ribéry le bleu des Bleus

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mardi 13 juin 2006 8 L’ACTU FRANCE E. ROBERT/CORBIS Vite dit Serge July sorti de « Libé » v Le pdg de Libération, Serge July, a annoncé son départ « forcé et contraint » du journal lors d’une réunion du comité de rédaction, selon François Wenz-Dumas, délégué du syndicat SNJ et présent lors de la réunion. La galère des papy-boomers v Quel est le lien entre le papyboom et les archives de l’armée à Pau ? La retraite, bien sûr ! Ceci n’est pas une blague surréaliste mais la réalité à laquelle l’armée est confrontée. Elle va devoir numériser les imposantes archives qu’elle détient à Pau pour faire face à une explosion de demandes d’attestation des hommes nés après la guerre en vue de leur prochaine retraite. Euthanasie : renvoi aux assises v « Empoisonnement » et « complicité d’empoisonnement », voilà les charges retenues à l’encontre de Chantal Chanel et Laurence Tramois. Ayant administré une piqûre mortelle de potassium à une femme de 65 ans en phase terminale d’un cancer, l’infirmière et le médecin sont accusés de lui avoir donné la mort et risquent jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle. Cette affaire s’inscrit dans la continuité du procès Humbert : une mère avait été condamnée pour avoir aidé son enfant tétraplégique à mourir. Pas de Kärcher pour la délinquance v Malgré le tollé suscité par ses aspirations de « karchérisation », Nicolas Sarkozy n’aura pas tenu sa promesse : les chiffres de la délinquance poursuivent leur ascension. Le ministre de l’Intérieur revendique pourtant ses résultats : « l'activité renforcée a permis de relever 18,43% de faits de plus que sur la même période de 2005 », notamment en matière de stupéfiants. Quant au nombre d’affaires élucidées, il aurait augmenté de 29,89%. L Clélie Mathias, Bérengère de Termont, Samantha Szwec SOCIÉTÉ/Le Petit Robert est devenu grand e Petit Robert de la langue française a vu le jour en 1967. Quatre décennies plus tard, la quarantième édition du célèbrissime dictionnaire paraît en librairie : amateurs de lettres,férus de citations et chercheurs de petites bêtes, vous serez comblés dès le 15 juin, moyennant 58 euros. La cuvée 2007 du Petit Robert est différente des éditions précédentes, tant dans la forme que dans le contenu. « C’est la deuxième fois seulement depuis 1967 qu’il y a eu refonte totale », explique Alain Rey. Le rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert,déjà présent pour la parution du tout premier volume, insiste sur les ajouts et sur la mise à jour du contenu « pour coller à la société qui est la nôtre et qui a beaucoup bougé en 40 ans ».Pour preuve, parmi les 1 500 nouvelles citations de l’opus 2007, et en marge des extraits de littérature dite « classique » (comprendre de l’Académie française), il sera désormais courant de tomber sur des phrases d’auteurs contemporains, à l’instar d’Amélie Nothomb, pour refléter l’usage actuel des mots de façon optimale. « Les citations justifient l’emploi. Les écrivains sont le tribunal de l’usage. » Autre touche « petitroberesque »,la régionalisation. Si auparavant des termes restaient confinés dans leurs régions, l’influence et le patrimoine culturel ont permis une évolution de la langue. « Les mots employés dans plus d’un cinquième de la France doivent figurer dans le dictionnaire général, qui n’est pas uniquement celui PIECES JAUNES/Feu vert pour de nouveaux projets 4,3 millions d’euros. C’est la somme collectée par l’opération pièces jaunes 2006, organisée par la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France présidée par Bernadette Chirac. Une opération rendue célèbre par ses petites boîtes qui recueillent les fonds de poche. Elle vise à améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. En 17 ans, elle a permis de réaliser plus de 5 000 projets : maisons des parents, aires de jeux... Les fonds collectés cette année seront consacrés à 475 projets. Seul bémol : les Français se sont montrés moins généreux qu’en 2005 (5,2 millions récoltés). DENIS/REA SAMSON THOMAS/GAMMA de l’Ile-de-France », affirme Alain Rey. Même la francophonie a sa part du gâteau : les jargons belge, suisse et canadien figurent dans les pages du Petit Robert. Côté esthétique, l’ouvrage s’est refait une jeunesse : nouvelle typographie, des pages plus aérées, tout un panel pour octroyer un meilleur confort de lecture et permettre à tout un chacun de gagner du temps. Aux dires d’Alain Rey, la nouvelle maquette est dévolue au contenu : « Avant, les colonnes grises étaient difficiles à dépiauter ! Dans cette édition, c’est mâché, on va directement à la partie qui nous intéresse. » SOCIAL/Que sont devenus les « Samaritains » ? h C’était il y a un an. Les 725 employés de La Samaritaine étaient contraints de quitter le grand magasin parisien du Pont-Neuf pour raisons de sécurité. Demain, ils se réuniront pour fêter ce triste anniversaire, rue de l’Arbre-sec, juste derrière la « Samar ». Il est probable qu’ils seront nombreux, puisque près de la moitié d’entre eux n’a toujours pas de travail. Le 10 mars dernier, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été signé par LVMH – propriétaire du magasin depuis 2001 – Le Petit Robert, c’est 40 ans d’ouvrages papier, mais également 10 ans de version numérique ! Aussi, le nouveau CD-ROM sera disponible le 14 août, nanti de compléments éditoriaux. La version 2007 du dictionnaire est donc un petit bijou pour tous ceux qui veulent maîtriser la langue française de A à Z. et les syndicats. Il prévoit l’obligation pour le groupe de continuer à verser le même salaire à ses ex-employés jusqu’à ce que « deux offres d’emploi valables » leur aient été proposées, au sein de LVMH comme en externe. Il donne aussi l’opportunité à 181 volontaires de partir en retraite anticipée. « Notre inquiétude, c’est que les choses n’avancent pas vite », explique Mathé Podevin. Après 34 ans de service à La Samaritaine, cette militante à la CGT part à la retraite en janvier 2006. A l’annonce de la fermeture, elle monte cependant au créneau. Aujourd’hui, elle dénonce le manque de propositions d’emplois et « les pressions » exercées sur les employés, à qui l’on essaie de donner des postes d’intérimaires. Seules dix-sept personnes ont été reclassées en interne et 352 anciens « Samaritains » demeurent sans emploi. Mais tout de même payés. D.R.
www.directsoir.net CULTURE/L’Académie se met à la photo Grande première : après plus de dix ans de discussions, la photographie entre enfin dans la vénérable institution avec deux heureux élus : YannArthus-Bertrand et Lucien Clergue. Elle était attendue depuis au moins onze ans déjà et vient enfin d’être créee. Depuis le mercredi 31 mai 2006, il existe enfin une section dédiée à la photographie à l’Académie des beauxarts. Cela porte donc l’effectif de cette académie à 51 membres et 16 associés étrangers. Il a fallu beaucoup de persévérance et de patience au secrétaire perpétuel Arnaud d’Hauterives pour en faire accepter l’idée. Certains membres conservateurs de l’institution jugeaient cette discipline « trop récente ». YannArthus-Bertrand et Lucien Clergue en sont les deux membres fondateurs. Parmi les sept candidats qui avaient postulé, ce sont eux qui ont été élus. Parmi les « perdants », la photographe de mode Dominique Issermannet le cinéaste-photographe Raymond Depardon qui avaient déposé leur candidature spontanément. Le choix est, malgré tout, constesté. YannArthus-Bertrand et Lucien Clergue sont deux grandes figures de la photographie, très populaires mais leur œuvre partage le milieu de la photo. Raymond Depardon a du mal à cacher sa colère et sa déception, lui qui avait longtemps été donné favori : « J’avais postulé après avoir été encouragé par le secrétaire perpétuel, Arnaud d’Hauterives. Pas pour le décorum ! Je pensais que je pourrais défendre la photo documentaire et aider financièrement de jeunes photographes. Mais les académiciens en sont restés au Moyen-Age ! ». Avec Lucien Clergue et YannArthus-Bertrand, c’est une vision plus « traditionnelle » de la photographie qui a été récompensée : de belles images, des photos qui ressemblent à des tableaux, des couleurs fortes… Lucien Clergue, 71 ans, est provençal et le revendique dans son travail. Il met en majesté la nature camarguaise, la tauromachie, le sable des plages de la région. Il affectionne également les nus féminins. En 1970, il crée, avec l’aide de Michel Tournier, les rencontres internationales de la photographie. Sa notoriété a traversé l’Atlantique et il est très réputé aux Etats-Unis. Lucien Clergue, élu dès le premier tour, se C’estdit « Il est inévitable que celui qui sera désigné prenne dans ce programme tout ce qui semblera bon, fasse le tri de ce qu’il veut et de ce qu’il ne veut pas. » Dominique Strauss-Kahn, député du Val-d’Oise, à propos du programme socialiste pour la présidentielle Clélie Mathias, Capucine de la Brosse, Bérengère de Termont « Je voulais être le premier photographe à l’Académie des beaux-arts et j’ai réussi ! » Lucien Clergue réjouit : « Je voulais être le premier photographe à l’Académie des beaux-arts et j’ai réussi ! » YannArthus-Bertrand, 60 ans, a été révélé au grand public avec son livre La Terre vue du ciel, un best-seller mondial, vendu à près de trois millions d’exemplaires. Au delà des photographies aériennes, il travaille sur un inventaire des espèces animales d’élevage et domestiques. Il est connu dans le monde entier. La section photographie prévoit d’encourager la création Avant de siéger, les deux nouveaux académiciens devront être intronisés par la cérémonie d’installation, prévue dans quelques mois. Puis, ils s’attèleront à leur lourde tâche : encourager la création en distribuant bourses et prix. Plus de 700 000 euros sont attribués, chaque année, aux artistes prometteurs. « Il y a tout à faire ! », affirme Lucien Clergue. Les deux photographes souhaiteraient bien créer une collection de photos contemporaines. La modernité pourrait bien avoir sa place sous la Coupole plus vite qu’on ne le pense. « Nationalisation, généralisation sdes 35 heures, on arrête la réforme des retraites, mais quel est ce programme ! » Thierry Breton, ministre de l’Economie, à propos du programme socialiste pour la présidentielle « Franck Ribéry ne quittera pas l’OM cette saison. » Pape Diouf, président de l’Olympique de Marseille VEYSEY JAMES/CAMERA PRESS TSCHAEN/SIPA WITT/SIPA WITT/SIPA FRANCE SOCIAL/Chérèque, entre autocritique et autopromo h Le 46 e congrès de la CFDT se tient actuellement à Grenoble. L’occasion pour son secrétaire général, François Chérèque, de dresser le bilan de quatre années d’action à la tête du syndicat. Quatre années qu’il décrit comme « denses, intenses, parfois douloureuses ». François Chérèque est longuement revenu sur la crise interne provoquée par le soutien de la direction de la Confédération à la réforme des retraites, en 2003. Cet épisode a entraîné une baisse de 10% du nombre de syndiqués entre fin 2002 et fin 2005. Le secrétaire général a aussi évoqué le conflit des intermittents du spectacle en 2003 et des « recalculés » de l’assurance-chômage en 2004. La 2 e partie du congrès portera sur les orientations futures de la CFDT et sur la question des jeunes dans ce syndicat. Seul candidat à sa succession, François Chérèque devrait être réélu vendredi, en fin de congrès. PARIS/Panafieu s’en va en guerre h Le Plan local d’urbanisme (PLU) a été adopté hier soir par le Conseil de Paris. Seuls l’UMP et deux élus UDF ont voté contre ce texte qui va dessiner le Paris des vingt prochaines années. Selon Françoise de Panafieu, députéemaire du 17 e arrondissement, opposée au PLU, « le projet qui nous est soumis est le résultat d’un marchandage à courte vue entre le maire de Paris et les exigences contradictoires de ses alliés verts et communistes ». Pour la candidate UMP à la mairie de Paris en 2008, les objectifs annoncés « ne sont pas à la hauteur des enjeux ». « Nous devenons la ville des plus aisés et des plus aidés. Le PLU entérine cette évolution désastreuse pour les années à venir ». Françoise de Panafieu ne manque pas non plus de critiquer l’abstention de l’UDF. « Le Conseil de Paris est pour l’UDF une caisse de résonance de ses positions nationales. Le choix de l’UDF vient de sauver Bertrand Delanoë ! » Directsoir t Mardi 13 juin 2006 9



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