Direct Soir n°59 21 nov 2006
Direct Soir n°59 21 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de 21 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Hamid Karzaï pour un Afghanistan en paix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mardi 21 novembre 2006 8 ACTU FRANCE EN BREF Recherche : Iter est lancé v Après plusieurs années d’âpres négociations, le traité Iter a été signé ce matin à Paris entre les sept partenaires internationaux (Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, Inde, Japon, Russie, Union européenne). Cet accord de plus de 10 milliards d’euros porte sur la construction à Cadarache d’un projet de réacteur expérimental de fusion thermonucléaire qui vise à fournir, à partir de 2018, une énergie propre et illimitée. CMU : sanction si refus de soin v Il veut des « mesures plus énergiques » face à un comportement « inacceptable ». Le ministre de la Santé et des Solidarité, Xavier Bertrand, a écrit hier à l’ordre des médecins pour sanctionner les praticiens qui refusent de soigner des patients bénéficiaires de la CMU. Une étude récente avait révélé que 4,8% des généralistes et 41% des spécialistes testés n’avaient pas voulu recevoir des patients titulaires de la CMU, prétextant la plupart du temps un carnet de rendez-vous déjà plein. PIB : 0% de croissance v Le produit intérieur brut (PIB) de la France n’a pas bougé au 3 trimestre par rapport au précédent. Si les dépenses de consommation des ménages ont progressé, la croissance a été freinée par la mauvaise performance du commerce extérieur et les variations de stocks. Les économistes tablaient pourtant sur une progression de 0,5%. Sympathisants UMP : Sarkozy plébiscité v Si les électeurs proches de la majorité pouvaient participer à des élections primaires pour désigner le candidat de l’UMP, 77% voteraient pour Nicolas Sarkozy, selon un sondage Ifop pour Le Point. Michèle Alliot-Marie progresse avec 17% des voix (+ 6). En revanche, 77% des sondés, toutes tendances confondues, s’opposent à une nouvelle candidature de Jacques Chirac. ÎLE DE FRANCE/Péage urbain : le débat s’amorce Le modèle du péage urbain, déjà présent à Londres, Stockholm et Singapour, peut-il s’exporter à Paris ? Depuis que Dominique de Villepin a annoncé, le 13 novembre dernier,la mise à l’étude de ce dispositif,le péage urbain provoque discussions et mérite explications. Le péage urbain est une sorte de cordon délimitant une zone accessible par une contribution financière. Testé durant six mois, le péage suédois a finalement été adopté en septembre dernier par référendum consultatif.Les automobilistes payaient 1 à 2 euros entre 6h30 à 18h29 afin d’entrer ou de sortir de Stockholm.Les tarifs londoniens sont, en revanche, plus élevés : de 12 à 38 euros. Les détenteurs de véhicules émettant plus de 225 g de CO 2/km, notamment les voitures de type 4x4, doivent s’acquitter des tarifs les plus élevés. Quant aux véhicules dits « propres » (hybrides, électriques…), ils sont exemptés de tout péage.Une grille tarifaire récemment rehaussée par le maire de la ville, Ken Livingstone, trois ans après la création de cette structure. En France, le péage ne fait pas du tout l’unanimité. Car, si d’un côté la taxe incite les automobilistes à ne plus utiliser leur véhicule, réduisant ainsi les émissions de dioxyde de carbone, de l’autre le système du péage est accusé de discriminer les résidents de banlieue au profit des habitants du centre-ville. Des effets très discutés cette semaine dans le milieu politique. « Nos voisins de droite comme de gauche ne seraient pas contents du tout », a estimé Bertrand Delanoë, le maire PS de Paris. Peut-être faut-il ANTILIBÉRAUX/À gauche, toute ! h Les antilibéraux sont satisfaits du choix de Ségolène Royal par le PS pour la présidentielle. En s’affichant comme la « vraie gauche », ils espèrent ravir les voix des déçus du PS. Jean-Luc Mélenchon (PS), figure de proue de la campagne du « non » au référendum, leur a déjà apporté son soutien. « La victoire de Ségolène Royal est la traduction du déplacement vers la droite du centre de gravité du PS », a affirmé hier Claude Debons, coordinateur du Collectif national antilibéral. De son côté, le PCF, qui réunissait hier son conseil national, a vu dans la victoire de Royal « l’aggravation d’une orientation politique préoccupante du PS ». La gauche de la gauche entrevoit son champ d’action élargi, mais pourrait pâtir des dissensions autour de la désignation de son candidat. Le PCF ne veut pas de José Bové, alors que la plupart des mouvements antilibéraux rejette la candidature de Marie-George Buffet. ANNE DEVERRE,CAROLE TOLILA,XAVIER FORNEROD,ALEXANDRE GIRAUD,JULIE MURAT N. TAVERNIER/REA demander aux Franciliens de donner leur opinion ? C’est ce que préconise Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, qui préfère un « éventuel péage interne dans les quartiers centraux », « après consultation des Parisiens ». Pour Pierre Lellouche, député UMP de Paris, un référendum local serait nécessaire. Totalement opposé, Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ilede-France et président du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), considère ce projet comme une « échappatoire de l’Etat » et un « aveu d’impuissance » face au financement des transports en commun. PS/Ségolène Royal : premières directives h Ségolène Royal était hier soir l’invitée du journal de 20h de TF1, quatre jours après sa victoire à l’investiture PS pour la présidentielle. Une attente volontairement longue pour un premier rendez-vous avec l’opinion. Jusqu’à présent, elle avait fait la sourde oreille aux appels de ses deux adversaires perdants de la primaire, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Elle a précisé qu’elle rappellerait dès ce matin tous ceux qui lui ont laissé un message après sa victoire, pour que « tout le monde soit traité sur un pied d’égalité », note son entourage. Après la phase « silence radio », que la candidate s’est imposée pour réfléchir à sa victoire, Ségolène Royal a repris, hier, le chemin des médias. Au cours de son intervention, la candidate a d’abord souhaité que le candidat de l’UMP qu’elle devra affronter en avril « ait la même légitimité », qu’elle. Autrement dit, que la droite organise une primaire comme au PS. Mais l’objectif de la candidate, pour Le péage urbain, une solution à l’engorgement des centres-ville ? Àsavoir Hier, une étude de la direction régionale de l’Equipement d’Ile-de-France (Dreif), publiée dans Libération, a révélé que l’exploitation d’un péage urbain à Paris pourrait favoriser l’utilisation des transports collectifs. Il fournirait le financement nécessaire au développement de ces services. le moment, reste de ne pas laisser retomber l’enthousiasme des militants, suscité par leur vote massif en sa faveur. La première étape de sa campagne sera donc une phase d’« écoute » des « idées neuves » des Français. « Un leader doit considérer qu’il ne sait pas tout, tout seul », a-t-elle avoué, avant de lancer quatre vastes pistes de réflexion : économie, éducation et environnement et sécurité. « Aux Français de me dire ce qu’ils entendent par ordre juste. » La deuxième étape de sa campagne sera la phase de la décision politique. Ségolène Royal, hier sur TF1. E. FEFERBERG/AFP
X. MOUTHON/GLOBEPIX www.directsoir.net DÉLINQUANCE/Une loi à risques Après son adoption en première lecture par le Sénat le 21 septembre dernier, le projet de loi Sarkozy sur la délinquance arrive aujourd’hui devant les députés. Un texte qui suscite la polémique. Contrairement aux cinq précédentes réformes du code pénal déjà effectuées depuis quatre ans, le projet de loi sur la prévention de la délinquance, dite loi Sarkozy, vise cette fois-ci à réorganiser en profondeur la réglementation des mineurs. Le texte prévoit un durcissement des sanctions contre les mineurs délinquants, la sanction revêtant un caractère dissuasif, comme l’indique le chapitre 7 de la loi : « La sanction, pour mineurs comme pour adultes, revêt une dimension éducative et dissuasive forte ». Il instaure une « présentation immédiate » en justice des jeunes délinquants et permet leur placement en « centres éducatifs fermés ». Mais la grande innovation de ce texte tient surtout au rôle central qui est dévolu au maire dans la prévention de la délinquance. L’élu local voit ses pouvoirs largement renforcés. Le maire pourrait présider un « Conseil pour les droits et devoirs des familles » qui doit être mis en place dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants. Il aurait le pouvoir de faire des « rappels à l’ordre » officiels devant toute perturbation de l’ordre public et d’imposer « l’accompagnement parental » aux parents qu’il juge « manquer » à leur devoir. Un autre volet de ce chantier, qui provoque une levée de boucliers de la part de l’opposition, concerne l’extension au niveau national du fichier recensant les personnes hospitalisées d’office en psychiatrie, fichier consultable par le maire, la police et la justice, en cas d’adoption de la loi. Le maire pourrait aussi avoir accès au fichier base-élèves (sur tous les enfants scolarisés dans sa commune) et complété par un signalement des absences et des avertissements reçus par les mineurs en classe. Des propositions déjà défendues avec succès au Sénat par le ministre de l’Intérieur, qui seront vivement combattues à l’Assemblée par le parti socialiste, renforcé après le succès des primaires présidentielles. Lors de son audition en commission des lois de l’Assemblée, Nicolas Sarkozy a expliqué que « la lutte contre la délinquance doit prendre une nouvelle dimension, le pays étant confronté à une violence gratuite, inouïe ». « Davantage de fermeté est nécessaire car, si l’on excuse la violence, il ne faudra pas s’étonner C’estdit « La sanction est le premier outil de prévention. » Nicolas Sarkozy « Depuis de Gaulle, tous les candidats qui ont démarré trop tôt la campagne électorale ont perdu. Poher, Chaban-Delmas, Barre, Balladur et moi-même avons été ciblés par les médias et considérés comme candidats plus de deux ans avant les élections et nous avons tous été battus en fin de compte. » Michel Rocard (Les Echos) Nouvelles propositions pour lutter contre la violence gratuite. de découvrir la barbarie », a-t-il ajouté, affirmant que « la sanction est le premier outil de prévention ». Les violences à l’encontre des forces de l’ordre, qui se sont multipliées ces dernières semaines, vont être l’occasion de modifier le texte par un amendement créant de nouveaux délits : le guet-apens et l’embuscade contre les forces de l’ordre. L’ampleur de la réforme correspond à l’ampleur des réactions : des manifestations se sont déroulées ce week-end dans plusieurs villes de France. Quelques milliers de personnes ont défilé samedi après-midi à Paris pour réclamer le retrait du projet de loi à l’appel d’un collectif national unitaire (CGT, FSU, Ligue des droits de l’homme…). « Cette loi est d’abord une loi de répression et un contresens à l’idée de prévention », a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l’Education. Hélène Franco, vice-présidente du Syndicat de la magistrature, souligne de son côté que les propositions d’amendements de son organisation sur la criminalité économique et financière n’ont jamais été reprises. « Certaines entreprises ont mis en place la sieste de quinze minutes au travail. J’ai commandé une étude sur son utilité. Si elle est concluante, je n’hésiterai pas à promouvoir ce concept. » Xavier Bertrand, ministre de la Santé (Le Parisien/Aujourd’hui en France) « On ne s’est jamais sentis aussi près des huitièmes de finale que cette année. On joue à domicile, contre une équipe qui est dans nos cordes et on est dans une bonne période. » Grégory Tafforeau, défenseur de Lille, qui affronte Anderlecht ce soir (L’Equipe) J.-F. DEROUBAIX/GAMMA FRANCE COMMERCE/Fourrures de chiens et chats : vente interdite h Hier, la Commission européenne a donné satisfaction aux consommateurs, en interdisant l’importation, l’exportation et la vente de fourrures de chiens et de chats dans l’Union européenne. Si bon nombre d’Etats ont adopté une législation spécifique pour interdire ces fourrures, ces mesures n’étaient pas uniformes et la proposition de la Commission vise à les harmoniser. « Le message transmis par les consommateurs est on ne peut plus clair. Ils estiment qu’il est inacceptable d’élever des chats et des chiens pour leur fourrure, et ces produits ne seront plus vendus nulle part dans l’UE », a déclaré Markos Kyprianou, commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs. La Fondation Brigitte Bardot s’est battue pour ce projet. Selon le groupe australien de protection des animaux HSI (Humane Society International), deux millions de chats et de chiens seraient enfermés dans des cages, puis massacrés chaque année. HSI a constaté que des fourrures de chats et chiens étaient produites en République tchèque et dans d’autres pays de l’est européen. Un avenir plus sûr pour les chiens et chats de l’UE. Dans les KIOSQUES Gad Elmaleh et Audrey Tautou partenaires dans Hors de prix posent pour Première. De nombreuses confessions dans ce numéro : huit comédiennes racontent les aléas de leur carrière. 2 €. G. WOOD/AFP Directsoir t Mardi 21 novembre 2006 9



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