Direct Soir n°59 21 nov 2006
Direct Soir n°59 21 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de 21 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Hamid Karzaï pour un Afghanistan en paix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mardi 21 novembre 2006 6 ACTU EN COUVERTURE HAMID KARZAÏ/Serein mais fragile Le président afghan essaie de sortir son pays de près de trente ans de conflits et d’intégrisme. Tony Blair est arrivé hier à Kaboul pour le soutenir. La visite rendue hier par Tony Blair à Hamid Karzaï en Afghanistan remet cette personnalité à la une de l’actualité. Qui est cet homme dont la position fragile préoccupe les Occidentaux ? Ce fils de bonne famille pashtoune naît le 24 décembre 1957. Après des études qui le conduiront du Pakistan à l’Inde, puis à Lille, il rentre en Afghanistan. En 1992, il est nommé vice-ministre des Affaires étrangères, notamment en sa qualité de membre d’un petit mouvement de résistance proroyaliste. Lucide sur l’impasse politique dans laquelle son pays se trouve, il essaie de convaincre le commandant Massoud de reprendre le pouvoir en main, mais celui-ci le soupçonne d’être un agent du Pakistan et l’emprisonne. La route vers la présidence commence le jour où une roquette détruit la prison où Massoud l’avait envoyé. Le fugitif s’allie avec les talibans, mais refuse le poste d’ambassadeur à l’ONU que lui propose le mollah Omar. L’assassinat de son père par ses anciens amis le pousse à choisir l’opposition. Quand, en 2001, l’administration Bush renverse le pouvoir islamiste, allié d’al-Qaida, Karzaï, repéré dès les années 1990, est envoyé pour rallier des seigneurs de guerre contre le pouvoir en place. Une démarche qui illustre le contraste entre sa renommée internationale et la faible légitimité qu’il a dans son pays (en dehors de la capitale). Grâce au soutien de Washington, il est mal- K. BROOKS/CORBIS Rencontre entre Hamid Karzaï, et un seigneur de guerre dans le Bamiyan, une province du centre de l’Afghanistan, à proximité du site où des bouddhas avaient été détruits par les talibans. Hamid Karzaï, un exilé face à la guerre L’école de l’exil Quand il doit quitter son pays devant l’invasion soviétique, Hamid Karzaï, issu d’une famille proche de la monarchie dans un clan particulièrement influant, se réfugie au Pakistan puis en Inde. Là, il suit un cursus supérieur en sciences politiques à l’université d’Himachal à Shimla, pendant quatre ans. Dans les années 80, il retourne au Pakistan où il travaille comme leveur de fonds pour la résistance afghane, mais aussi comme professeur. Autre particularité de cet homme : il sera dans les années 80 l’un des onze élèves choisis par l’Ecole supérieure de journalisme de Lille pour suivre une formation en audiovisuel dans la prestigieuse institution française. Marié en 1998 à une obstétricienne, il parle couramment six langues dont l’anglais, le perse et le français. F. LO PRESTI/AFP SAMUEL ROUSSEAU AP gré tout élu président le 9 octobre 2004, avec 55,5% des voix. Cette victoire a presque un goût de cendres pour ce missionnaire de la paix. Les talibans refusent leur défaite et font tout pour miner la légitimité du gouvernement central, comme l’illustrent les récentes menaces du mollah Omar à l’encontre des alliés et du gouvernement d’Hamid Karzaï. Sans doute est-ce pour cela que celui-ci cherche à l’étranger le soutien qui lui manque. Il renforce ses liens avec l’Inde toute proche, qui contribue financièrement à la reconstruction du pays. Signe des temps, alors que le pays est au plus mal depuis 2001, ce sont maintenant les chefs de gouvernements étrangers qui viennent, à Kaboul, afficher leur soutien à Hamid Karzaï. Ils montrent ainsi que dans un pays où tout est à faire, il faut d’abord restaurer le pouvoir de l’intérieur. L’homme de l’étranger Cette image, qui lui colle à la peau, est à la fois sa force et sa faiblesse. Les leaders occidentaux et indiens le plébiscitent pour asseoir sa légitimité. Après une tournée internationale cet été, qui l’a notamment conduit en France, il déclare devant l’Assemblée générale de l’ONU que l’Afghanistan est devenu « la pire victime du terrorisme ». La visite à Kaboul cette semaine du Premier ministre britannique, Tony Blair, est un signal clair de soutien au régime, en se « concentrant sur son engagement » dans le pays, malgré les risques six fois plus élevés qu’en Irak pour les soldats de l’Alliance. AFP C’estdit H. Karzaï à la remise du prix Indira Gandhi « Nous continuerons à nous battre pour reconstruire un Afghanistan, qui sera stable, prospère et fort, capable de contribuer à son tour à un monde meilleur et plus sûr. » Une guerre sans fin L’Afghanistan est en guerre depuis l’invasion soviétique en 1979. Mis en fuite par la campagne de l’Otan en 2001, les talibans et les alliés d’al-Qaida mènent une lutte sans merci contre les armées occidentales et le pouvoir en place, depuis les montagnes pakistanaises où ils se réfugient. Une guérilla qui empêche la reconstruction du pays. Hamid Karzaï rentre d’Inde où se tenait une conférence sur la reconstruction de l’Afghanistan. Il a exhorté 19 pays de la région à soutenir le pays, dont les 9% de croissance ne suffisent pas. Le pays souffre cruellement d’un fort chômage, de la pauvreté et d’un manque d’infrastructures. Au cours de ce déplacement, Hamid Karzaï a reçu le prix Indira Gandhi pour la paix, le désarmement et le développement.
www.directsoir.net Moduler la prime de garantie des zones à risque : un projet à l’étude. DOPAGE/Lamour veille au grain h Seul candidat en lice après le retrait du Russe Fetisov, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Jean-François Lamour, a été élu, hier à Montréal, vice-président de l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour 2007. Désigné par l’Europe comme candidat à ce poste, l’ancien double médaillé d’or olympique au sabre a promis de travailler au « renforcement de l’AMA ». Celui qui a toujours montré un vif intérêt dans la lutte antidopage remplace ainsi le Danois Brian Mikkelsen, dont le second mandat s’achève en fin d’année. Jean-François Lamour. TRAMWAY/Répétition générale h Hier a débuté la période d’essai du tramway parisien, afin de voir si la ligne est bien sur les rails. Cette « marche à blanc » dans des conditions d’utilisation quasi réelles va durer quelques semaines. C’est la dernière ligne droite avant son inauguration et son ouverture au public le 16 décembre. De Pont de Garigliano à Porte d’Ivry, dix à quinze rames circuleront entre 5h et 1h du matin : attention aux nouveaux panneaux de signalisation. F. FIFE/AFP P.SITTLER/REA CATASTROPHES NATURELLES/Les zones à risque pourraient payer plus cher h Payer plus cher quand on habite une zone plus exposée à un risque de catastrophe naturelle, c’est l’une des nouveautés de l’avant-projet de loi du ministère de l’Economie et des Finances. Les assureurs pourraient moduler la prime de garantie payée par les assurés. Elle est actuellement unique, à 12%, dans les contrats d’assurances des biens immobiliers. Selon Bercy, ce nouveau système « peut inciter à des comportements de prévention ». L’autre changement majeur du projet : la suppression des arrêtés par commune publiés au Journal officiel. Un processus lourd que Thierry Breton jugeait « arbitraire » hier sur Europe1 : « Si jamais il y avait une catastrophe et qu’on se retrouvait derrière la frontière du département, on n’était pas indemnisé. » La simplification du système a aussi vocation à accélérer le remboursement en cas de catastrophe naturelle. Les indemnités pourraient être perçues « dès le lendemain, dès lors que tel ou tel seuil (pluviométrie, vitesse du vent…) aura été dépassé », précise-t-on au ministère. Mais les principaux intéressés sont réticents envers ce projet qu’ils trouvent « précipité ». « C’est un régime qui a plus de vingt ans et a prouvé son efficacité jusqu’à la récente sécheresse (2003) », affirme Gérard de la Martinière, président de la Fédération française des sociétés d’assurance. Le projet est encore à l’étude, il n’est pour l’instant pas question de le présenter au Parlement. TOURISME/Un marché en plein baby-boom h D’après une étude de l’Insee, un quinquagénaire sur deux pense d’abord aux voyages. Comme un Français sur trois est âgé de plus de 50 ans, les professionnels du tourisme y voient une manne potentielle… Les agences de voyages ont donc élaboré des formules spéciales. Les villages de vacances, comme VVF Vacances ou Renouveau Vacances, offrent des prestations appréciées comme des tournois de bridge, de tarot, d’échecs ou de Scrabble. Certaines chaînes, comme Vacanciel, proposent même des formules « Grands-parents et petits-enfants », avec des offres adaptées à chacun. Vacances Bleues, elle, s’adresse ouvertement aux baby-boomers. LES SITES À CONSULTER ★★ ★★★★ ★ ★★★ C.PARIS/REA 22 millions de seniors en France www.notretemps.com www.seniorscopie.com www.lemarchedesseniors.com www.vacancesbleues.fr FRANCE ATTENTION, LA GRIPPE ARRIVE 1 Chaque année, la grippe touche entre 1 et 7 millions de Français. A l’occasion du lancement de sa campagne, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a rappelé hier les gestes d’hygiène élémentaires. 2 Ces réflexes sont simples : se laver les mains au savon plusieurs fois par jour, se couvrir la bouche lorsque l’on tousse ou éternue, utiliser des mouchoirs jetables et les jeter dans une poubelle… Car si on ne veut pas être contaminé, autant éviter de contaminer les autres. 3 Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à adopter des comportements qui évitent la transmission des virus. Ainsi, elles sont 53% à se laver les mains après s’être mouchées ou avoir pris les transports en commun, contre respectivement 34% et 39% pour les hommes. 4 Pour se rappeler ses gestes, l’Inpes diffuse depuis hier trois spots télévisés destinés à « visualiser » la facilité et la rapidité avec lesquelles se propagent les microbes. L’enjeu de la campagne est de « modifier durablement les comportements des Français » en matière d’hygiène. ANNE DEVERRE,ALEXANDRE GIRAUD,SOPHIE NORMAND,JULIE MURAT S. ORTOLA/REA Directsoir t Mardi 21 novembre 2006 7



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