Direct Soir n°57 17 nov 2006
Direct Soir n°57 17 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°57 de 17 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Royal, impériale

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 17 novembre 2006 8 ACTU FRANCE EN BREF L’ETA en procès v Les activistes présumés de l’ETA, jugés depuis ce matin à Paris, ont refusé de participer au procès qu’ils ont qualifié de « mascarade judiciaire ». Avant le début de l’audience, ils ont revendiqué leur appartenance à l’organisation terroriste basque. Parmi eux figure Asier Oyarzabal Chapartegui, considéré comme le chef de l’appareil logistique de l’ETA au moment de son arrestation en France, en septembre 2001. Georges Frêche dans la tourmente v Le président de la région Languedoc-Roussillon, regrettant la proportion anormale à ses yeux de joueurs noirs dans l’équipe de France de football, a provoqué un tollé au PS. Jack Lang a affirmé ce matin sur RTL qu’il « n’était pas digne d’être aujourd’hui membre du parti socialiste ». Georges Frêche a déclaré de son côté qu’il n’avait pas à s’excuser : « Là, il s’agit d’interprétations qui sont totalement étrangères à leur signification exacte et à l’évidence (des propos) mal exprimés. » Les CMU pas bienvenus v Un « testing » mené dans six villes du Val-de-Marne a récemment révélé que 4,8% des généralistes et 41% des spécialistes refusaient de recevoir des patients en CMU. Réaction laconique du Conseil national de l’ordre des médecins : « Refuser de soigner un patient au seul motif qu’il est bénéficiaire de la Couverture médicale universelle (CMU) est contraire à l’éthique médicale et à la déontologie professionnelle ». C-mon cœur qui choisit v C’est le message de la campagne qui a démarré hier soir dans 17 villes de Seine-Saint-Denis, pour contribuer à « renforcer la prise de conscience du droit des femmes à l’autonomie ». Selon une estimation du Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (Gams), la population menacée par un mariage forcé concernerait 70000 femmes en France. INVESTITURE SOCIALISTE/Royal a fait le plein Hier, Ségolène Royal a surclassé ses concurrents au premier tour de l’investiture socialiste. Mais en fonction des fédérations, la Ségomania n’a pas eu la même force. Son meilleur score, la candidate l’obtient en Lozère, une fédération minuscule avec ses 270 adhérents, mais convaincue à 83,77% qu’elle est la plus à même de mener la bataille face à la droite en 2007. D’autres départements ont accordé un soutien massif à Ségolène Royal. En Corrèze, la fédération de son compagnon François Hollande, plus de 81% des 1058 adhérents ont décidé de lui faire confiance. Succès aussi dans son fief de Poitou-Charentes : 78% des militants ont fait le choix Royal. Plus surprenant, la candidate socialiste a su convaincre en terrain hostile. Dans le Val-d’Oise, fief de Dominique Strauss-Kahn,elle réussit le tour de force de le battre d’une courte tête, avec 45,13% contre 42,98% des voix. Même phénomène dans les Landes, terre d’Henri Emmanuelli, qui n’avait pas pris position.Elle y remporte la primaire avec 58,38% des suffrages. Une sentence identique a été prononcée dans les départements ouvriers du Nord et du Pas-de-Calais. Dans chacune des deux fédérations, Ségolène Royal rassemble 61% des suffrages. Laurent Fabius pourra se consoler:il remporte la primaire socialiste en Seine-Maritime, son pré carré, avec 62% des voix. Maigre consolation, puisque des fédérations qui lui semblaient acquises lui échappent. La Gironde et l’Aude, notamment, ont voté pour Ségolène Royal à 70% et 69,5%.Même l’Aisne,où le non à la Constitution européenne l’avait emporté en 2005,a décidé de la soutenir à 63%. LILLE/Le Losc aura son stade h Lille, quatrième ville de France, aura-t-elle enfin un stadeà sa hauteur ? Son plan de financement est soumis aujourd’hui au vote du Conseil de communauté. D’une capacité de 50000 places, le futur stade devrait être construit d’ici à 2010 sur les sites de la Borne de l’Espoir à Villeneuve-d’Ascq et de Lezennes. Le coût du projet est pour l’instant estimé à 230 millions d’euros. Pour le Losc (football, Ligue 1), futur résident du stade, le temps presse. A cause d’un stade non homologué pour la Ligue des champions, l’équipe de Claude Puel est contrainte depuis juillet 2004 de jouer ses matchs à domicile au stade Bollaert de Lens ou au Stade de France. Pour les supporters lillois qui rêvent d’encourager leurs joueurs dans leur ville, ce projet a de quoi raviver leur enthousiasme. L’ancien stade Jooris sera quant à lui détruit. Ainsi en a décidé le maire de Lille, Martine Aubry. THOMAS LIARD,NICOLAS CAILLEAUD,XAVIER FORNEROD,ELISE BAUDOUIN,CHARLOTTE MARSAL Le vote des militants niçois hier. Enfin, à Paris, la plus importante fédération du pays (18 000 adhérents), la candidate n’a convaincu qu’à moitié. Elle n’y obtient que 47% des suffrages. La faute peut-être aux nouveaux adhérents du PS, très nombreux dans la capitale, qui ont sans doute moins que les autres, succombé à l’effet Royal. FESTIVALS/La cigale ayant chanté tout l’été h Les festivals français de musique et de danse sont « plutôt pessimistes » sur leur situation économique et budgétaire. C’est ce que révèle le récent rapport confié au chercheur Emmanuel Négrier (CNRS) par France festivals, fédération française des festivals internationaux de musique. Cette étude, présentée lors d’un colloque organisé au Mans hier et aujourd’hui, dresse un état des lieux de ce secteur, en fonction des informations recueillies par le chercheur auprès de plus de 80 festivals. Leur budget moyen : 570 000 euros, pour une fréquentation qui évolue de façon « modérément positive dans l’ensemble ». Le couac : les coûts techniques et artistiques ne cessent d’augmenter, et rendent de plus en plus délicate la question du financement. Et le regain des subventions publiques ne semble pas changer la donne, du moins pour les responsables de festivals. Explication : selon l’étude, « les effets de la décentralisation (…) sont perçus comme défavorables LITJES BERTHOLD/CORBIS Asavoir Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen (PSE), estime que la candidature de Ségolène Royal est « une chance pour la France », mais aussi « pour l’Europe. » à la culture en général ». Quoi qu’il en soit, 26% des 35 millions d’euros de partenariat obtenus viennent des conseils généraux, qui se placent ainsi en tête des soutiens financiers de ces festivals. En dépit de sa versatilité et d’une participation encore faible dans ce total (15%), le mécénat reste, de son côté, « l’horizon le plus souvent mentionné » pour assurer la pérennité des festivals. Mais la manne des subventions est, quant à elle, en constante diminution. E. GAILLARD/REUTERS
www.directsoir.net SPORT/La science au secours des sportifs Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Jean-François Lamour, a inauguré cette semaine à l’Hôtel-Dieu, le Centre d’investigation en médecine du sport. Un outil qui devrait permettre de dresser un état de santé des sportifs de haut niveau en France. La science au secours des athlètes seraitelle la solution miracle pour améliorer les performances et éviter les blessures, ou une nouvelle boîte de Pandore issue de la professionnalisation du sport ? C’est la question que se posent depuis hier les chercheurs du Centre d’investigations en médecine du sport de l’Assistance publique de Paris (CIMS), réunis à l’Hôtel-Dieu à Paris. La France, dans ce secteur, ne figure pas parmi les nations les plus en pointe. La situation est pourtant critique et les sportifs de très haut niveau apparaîssent parfois comme de grands malades en perpétuelle convalescence. Le rugbyman Frédéric Michalak retourne à l’infirmerie trois mois après son retour sur les terrains, le joueur de tennis Richard Gasquet s’avère incapable d’aller au bout de ses tournois pour cause de physique trop fragile... La liste des athlètes qui ne font qu’une demi-saison est longue. Cadences infernales ou calendriers surchargés, les maux sont connus. A partir de janvier 2007, le CIMS permettra de « proposer des consultations et explorations fonctionnelles spécialisées dans les domaines des pathologies cardiovasculaires, respiratoires, gynéco-endocriniennes, de la nutrition et du sommeil », précise l’un des responsables du centre, le Dr Jean- François Toussaint. « C’est le haut niveau médical dans le cadre de l’Assistance publique », précise-t-il. « Et cela permettra aussi de donner une photographie de l’état de santé des sportifs de haut niveau. » Mais au-delà de l’intégrité physique, la recherche scientifique devrait aussi permettre d’améliorer les performances,un domaine où, là encore, la France aurait beaucoup de retard à combler. L’exemple le plus frappant reste la rencontre de rugby de la semaine dernière entre la France et la Nouvelle-Zélande.Deux équipes de niveau international,mais des All-blacks largement audessus en ce qui concerne la préparation. Le CIMS se veut une plate-forme complémentaire du département médical de l’Institut National du Sport et de l’Education Physique (INSEP), où sont formés les sportifs de haut niveau en France. « L’augmentation de la performance ne peut plus être attendue d’une augmentation de C’estdit « Gallimard avait constaté, depuis plusieurs années, une demande pour des gros livres, plus romanesques, très construits. Il faudra en tout cas du temps et du recul pour expliquer ce succès. » Jonathan Littell, prix Goncourt 2007, à propos de son livre Les Bienveillantes (Le Monde) « L’augmentation de la performance ne peut plus être attendue d'une augmentation de la charge d'entraînement » Introduire plus de science dans le sport pour accompagner les athlètes. la charge d’entraînement », souligne Chantalle Mathieu, chef du département des sciences du sport à l’Institut national du sport et de l’éducation physique (Insep). « Il faut désormais jouer sur le qualitatif » ajoute-t-elle. Cette démarche ne recueille pas les suffrages de tous les acteurs du monde sportif. Le spectre du dopage reste présent dans de nombreuses fédérations, comme dans le cyclisme, où les condamnations de médecins jouant aux apprentis sorciers se sont multipliées ces dernières années. En dépit de ces réticences persistantes, « notre objectif est d’intégrer la science des sports dans la pratique du sport de haut niveau », réaffirme Chantalle Mathieu, soulignant le retard à combler. « En Allemagne, l’organisme de recherche qui nous correspond a dix fois plus de chercheurs.Au Japon, ils viennent de créer un institut des sports, d’une toute autre dimension par rapport à la nôtre. En Australie, le sport est systématiquement organisé en intégrant la science », soupire Mme Mathieu. « Si elle n’est pas une inconditionnelle de son mari, qui le sera ? » Nicolas Sarkozy au conseil national de l’UMP, hier, à propos de Bernadette Chirac « Il faudra être agressif sans dépasser les bornes. Je ne vois pas pourquoi on ne gagnerait pas. » Rémy Martin, 3 e ligne des Bleus, à propos du match de demain contre les All Blacks (Le Parisien) P.LAURENSON/FLASHPRESS ROYALTY-FREE/CORBIS FRANCE BIG BANG/L’énergie noire au berceau de l’univers h Si l’âge de l’univers est estimé à environ 13,5 milliards d’années, la mystérieuse « énergie du vide », cette force répulsive qui fait que l’expansion de l’univers continue et s’accélère, serait apparue seulement quatre milliards d’années plus tard. Durant cette période d’expansion cosmique intense, la Terre n’existait pas. Mais cette matière noire, qui composerait plus de 70% de notre univers, était bien présente peu après le Big Bang. Cette découverte, annoncée hier par des astrophysiciens américains, a été rendue possible grâce à l’observation des supernovae pour calculer l’expansion de l’univers depuis sa création. Ces explosions d’étoiles massives, à côté desquelles notre soleil reste un nain, servent de marqueurs dans l’univers. Etudiées, elles permettent de mieux comprendre notre espace-temps. Il y a un siècle, Albert Einstein avait déjà avancé l’hypothèse d’une « force répulsive de l’espace ». Selon lui, sans une force contraire à la gravité, l’univers imploserait. La thèse, essentielle à sa théorie de la fameuse « constante de l’univers », trouve aujourd’hui une amorce de réponse. Dans les KIOSQUES Bien dans ma vie, bien dans mon corps. Ce mois-ci, le magazine féminin propose, outre de nombreux conseils beauté et santé, une remise en forme d’un nouveau genre pour mieux atteindre le nirvana. NASA/HUBBLE HERITAGE TEAM Directsoir t Vendredi 17 novembre 2006 9



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