Direct Soir n°54 14 nov 2006
Direct Soir n°54 14 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de 14 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Brad Pitt « Babel » son film événement

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mardi 14 novembre 2006 10 ACTU MONDE L. DOWNING/REUTERS Ehud Olmert et George W. Bush unis face au danger nucléaire iranien. PÉTROLE/Varsovie prend les 25 en otage La Pologne menace de bloquer les discussions sur le nouvel accord entre l’Union européenne et la Russie sur l’énergie. h L’Europe continue de préparer les négociations en vue d’un accord qui doit assurer ses prochains approvisionnements en hydrocarbures. Mais Varsovie menace d’exercer son droit de veto. D’après Benita Ferrero- Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures, la Pologne « n’a pas levé ses réserves » pendant les discussions entre les ministres européens des Affaires étrangères hier à Bruxelles. Point de blocage : la charte européenne sur l’énergie que Moscou n’a toujours pas ratifiée. Les puissances historiques de l’Union, au premier rang desquelles la France et l’Allemagne, préféreraient que l’accord intègre directement la plupart des points de ladite charte : une approche plus souple mais tout aussi contraignante pour leur partenaire. Surtout que cette solution avait été adoptée en octobre SAMUEL ROUSSEAU,THOMAS LIARD lors du dernier sommet européen de Lahti en Finlande. L’ouverture des négociations est impossible pour le moment. Bruxelles espère pouvoir lancer les discussions au cours du prochain sommet avec Vladimir Poutine, le 24 novembre à Helsinki. L’Union européenne souhaite inscrire dans cet accord de partenariat les principes d’accès aux hydrocarbures et aux oléoducs russes, mais aussi la sécurité des investissements et enfin l’obligation de transparence du marché. Autre condition posée par l’ancien pays satellite de l’URSS, Varsovie exige que Moscou lève son embargo sur sa viande, qui pénalise, selon elle, ses éleveurs depuis un an. Une affaire bilatérale que Bruxelles ne veut pas reprendre à son compte. Un nouvel accord doit se substituer à celui en vigueur qui expire dans un an. BUSH-OLMERT/Sommet au creux de la vague Le président américain et le Premier ministre israélien se rencontrent à Washington alors que leurs légitimités sont fragilisées. h Non, l’alliance entre Washington et Jérusalem n’est pas menacée. Oui, les alliés sont, eux, menacés. La rencontre entre le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président américain George W. Bush ne pouvait tomber à un pire moment pour les deux hommes. L’Israélien, malmené par les conséquences de la guerre au Sud-Liban, cherche un nouveau souffle politique. Pour cela, il cherche l’appui de la Maison-Blanche à son opération d’élimination du Hamas. Mais pour la première fois, George W. Bush ne peut lui donner ce soutien sans réserve. La défaite de son parti aux élections de mi-mandat change la donne. Le Congrès, démocrate, ne souhaite pas se lancer dans une nouvelle guerre après l’Irak. La volonté commune des deux démocraties d’enrayer la course iranienne au nucléaire n’a à cet égard jamais été aussi mal assise. Au cours d’une déclaration commune, le président américain a dû se contenter de brandir la menace de sanctions économiques face à Téhéran. Jérusalem, de son côté, traverse une grande crise de confiance dans son armée qui, comme sa grande sœur américaine, misait beaucoup trop sur l’arme aérienne. Mahmoud Ahmadinejad a peu de raisons de s’inquiéter de la rencontre entre les deux convalescents. Mais il serait faux de croire que, confronté à la menace d’une bombe islamiste, un Congrès démocrate resterait passif. Une station de stockage pour le gaz naturel russe en Pologne. 20 octobre 2006 à Lahti (Finlande), sommet EU-Russie. Etal de viande à Varsovie. STRINGER/AP F. MORI/AP K. STOLTZ/REUTERS J. BARRAK/AFP EN BREF LIBAN : SINIORA NE CÉDERA PAS Le Liban qui se relève de sa guerre avec Israël doit affronter une nouvelle crise politique. Entre dimanche et lundi, six ministres liés au Hezbollah et à ses alliés du parti Amal ont présenté leurs démissions, que le Premier ministre Fouad Siniora a refusées. Depuis plusieurs semaines, la milice chiite réclame un remaniement ministériel afin d’obtenir un tiers des portefeuilles du gouvernement. Une telle situation lui donnerait un droit de veto sur les décisions du gouvernement Siniora. Celui-ci, soutenu par les Occidentaux, montre depuis longtemps ses réserves face aux politiques de l’Iran et surtout de la Syrie qui a longtemps occupé le pays du Cèdre. Hier, le président libanais, Emile Lahoud, proche de Damas, a jugé que le gouvernement n’a plus de légitimité sans les ministres chiites et pro-syriens, amplifiant encore la crise. Une aggravation qui devrait se poursuivre. Lundi après-midi, le gouvernement a décidé de mettre en place un tribunal international pour juger les responsables de l’assassinat de Rafic Hariri, l’ancien Premier ministre assassiné le 14 février 2005, et dont le meurtre serait le fait de conjurés libanais et syriens, d’après un rapport de l’ONU rendu samedi à Fouad Siniora. INDE-PAKISTAN : REPRISE DU DIALOGUE L’Inde et le Pakistan devaient reprendre aujourd’hui à New Delhi leurs pourparlers de paix, avec les secrétaires des ministères des Affaires étrangères, les deux diplomates de rang le plus élevé de ces pays après leurs ministres de tutelle. Depuis juillet 2006, après les attentats de Bombay (186 morts), les relations entre les deux rivaux détenteurs de l’arme nucléaire s’étaient refroidies. L’Inde avait en outre accusé les services secrets pakistanais d’avoir orchestré les attaques meurtrières. BLAIR VEUT ÉVOLUER SUR L’IRAK Tony Blair a appelé hier à une évolution de la politique en Irak, mais estimé que cela ne pourrait se faire que dans le cadre d’une « stratégie globale au Proche- Orient ». Alors qu’on attendait du Premier ministre britannique, principal allié du président américain George W. Bush en Irak, qu’il tente d’impliquer la Syrie ou l’Iran dans la recherche d’une solution, il a omis d’évoquer la première, et adopté un ton extrêmement dur à l’encontre de l’Iran, soupçonné de financer le terrorisme dans la région.
www.directsoir.net RDC/En attendant Kabila Peu de doutes planent sur le nom du vainqueur de l’élection présidentielle. Mais les tensions dans le pays ne faiblissent pas. Forces de l’ONU et soldats congolais dans les rues de Kinshasa, hier. h La République démocratique du Congo ne connaît toujours pas de façon officielle le nom de son président. Mais les Congolais ne se font guère d’illusions. La commission électorale indépendante a dépouillé près de 90% des bulletins. Les derniers résultats partiels, publiés hier, donnent Joseph Kabila, le président sortant, vainqueur avec près de 60% des suffrages. Les rues de Kinshasa n’ont pas attendu cette confirmation pour s’enflammer. Depuis quelques jours, les incidents graves sont presque quotidiens. Dernier en date : samedi, quatre personnes ont été tuées – dont trois par des balles perdues – L. HEALING/AFP dans des tirs autour de la résidence officielle de Jean-Pierre Bemba, le principal opposant. Malgré les résultats partiels, l’adversaire de Joseph Kabila ne baisse pas les armes. « Nous sommes sereins, nous sommes confiants dans le résultat de ces élections », a-t-il martelé hier. Pour éviter de nouveaux heurts, les autorités ont interdit tout rassemblement dans la capitale jusqu’à nouvel ordre. Peine perdue : un millier d’hommes en armes, affectés à la sécurité de Joseph Kabila, patrouillent toujours en plein centre de la ville. Des discussions sont en cours pour trouver une solution au problème. En attendant, afin d’éviter tout nouveau débordement, la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) et la force européenne Eufor ont renforcé leurs patrouilles. MONDE INDONÉSIE/L’orang-outang en danger h Alors que les incendies font rage en Indonésie, l’orang-outang risque de disparaître. En quelques mois à peine, au moins mille d’entre eux sont morts dans les feux criminels qui ravagent le pays. Selon plusieurs organisations de défense de l’environnement, les responsables seraient les planteurs de palmiers à huile. Ils allumeraient des feux afin de préparer des terrains pour leurs cultures. Le problème est particulièrement aigu à Sumatra et Bornéo. Sur ces deux îles, le primate vit en liberté dans la forêt tropicale. A Bornéo, l’ONG BOS a trouvé des dizaines de cadavres de singes morts dans les flammes. « Nous nous dirigeons vraiment vers une grosse catastrophe, vu la chute du nombre d’orangs-outangs », a déclaré un de ses membres. Selon les experts, leur nombre est passé de 200 000 à 50 000 en une décennie à Bornéo. Ils ne seraient plus que 3 500 sur l’île de Sumatra. Une inquiétude supplémentaire : malgré l’arrivée de la saison humide, des centaines de milliers d’hectares sont toujours recouvertes par les fumées. Et le gouvernement indonésien ne dispose que de moyens dérisoires pour continuer la lutte.



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