Direct Soir n°53 13 nov 2006
Direct Soir n°53 13 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°53 de 13 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : Marie-George Buffet face aux autres

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Lundi 13 novembre 2006 10 ACTU MONDE H. IBRAHIM/AFP LIBAN/L’impasse politique Le bras de fer entre la majorité antisyrienne et l’opposition se poursuit au Liban. Ce matin, un sixième ministre, proche du président Lahoud, a présenté sa démission. h A l’origine de la crise politique : une résolution de l’ONU, qui veut charger le Liban de mettre en place un tribunal international, destiné à juger les auteurs de l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri ; perpétré en AFGHANISTAN/La pauvreté, opium du pays h C’était il y a tout juste cinq ans. Kaboul, capitale de l’Afghanistan, était libérée du joug des talibans, par les forces afghanes alliées aux Américains. Une nouvelle page de l’histoire s’écrivait, du moins, les Afghans le croyaient. Cinq ans après, force est de constater que la violence reste quotidienne. Ces six derniers jours, une soixantaine de talibans présumés ont été tués lors d’une opération de l’Otan et de l'armée afghane, dans le Sud-est du pays. Pire, plus de 3 700 insurgés et civils ont été tués depuis le début de l'année 2006 dans des attaques ou des attentats, soit quatre fois plus qu'en 2005, selon un rapport officiel présenté hier à une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce rapport, très pessimiste sur la situation du pays, recense quelques « progrès limités » dans presque tous les domaines de la février 2005, dans lequel les Syriens et leurs alliés libanais sont pointés du doigt. Ce matin, un sixième ministre a démissionné, en s’alignant sur la position du président prosyrien Lahoud. Celui-ci a estimé hier que le Un rapport fait état de « progrès limités » menés dans le pays depuis la prise de Kaboul en 2001. ANNE DEVERRE Fouad Siniora, Premier ministre libanais (au centre), avec Saad Hariri et Walid Jumblatt. reconstruction du pays. L'intensification des violences, notamment dans le Sud et l'Est du pays, a eu, selon le rapport, un impact direct sur « le développement économique du pays, beaucoup plus lent et géographiquement limité » que prévu. Même si le taux de croissance devrait frôler les 9% cette année, il ne permettra pas de créer rapidement des emplois nécessaires afin de réduire la pauvreté. « La réalité est que seuls des progrès limités ont été réalisés pour rendre accessible l'électricité, relancer l'agriculture et l'économie rurale », note le texte. Mais seuls 10% des Afghans vivant dans les grands centres urbains ont l'électricité, un taux qui chute à 5% pour les ruraux. Autre signe inquiétant, la production d'opium a augmenté de 59% cette année, ce qui fait de l’Afghanistan le premier pays producteur au monde pour ce stupéfiant. gouvernement avait perdu sa légitimité constitutionnelle, après la démission samedi de cinq ministres chiites du Hezbollah et d’Amal. Ceux-ci réclamaient la formation d’un cabinet d’union nationale avec une minorité de blocage, critère indispensable pour qu’ils puissent empêcher la création de ce tribunal. Ces démissions ont toutes été rejetées par le Premier ministre antisyrien Fouad Siniora, qui, passant outre, a annoncé une réunion extraordinaire, aujourd’hui, du Conseil des ministres. Objectif : discuter du projet final de création de ce tribunal. En effet, ce projet de résolution doit d’abord être approuvé par le gouvernement libanais, avant d’être renvoyé pour adoption au Conseil de sécurité de l’ONU. Le président Lahoud a déjà fait part de son refus de participer à cette séance, réitérant que « toute réunion du cabinet est sans valeur. » Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire et fils de l’ex-Premier ministre, a estimé que « le projet de la Syrie et de l’Iran d’empêcher la création d’un tribunal international apparaît désormais au grand jour. » Il résume ainsi la pensée de l’ensemble des forces antisyriennes. Une famille afghane au sortir de la prière. Les forces de sécurité afghanes à Kaboul. Le choc des cultures à Kaboul. R. ABD/AP M. SADEQ/AP R. ABD/AP HOANG DINH NAM/AFP EN BREF VIETNAM : EXPULSION CONTRE COMMERCE Condamnée à quinze mois de prison pour avoir voulu perturber l’ordre au Vietnam, cette militante américaine a été expulsée quelques jours avant l’arrivée du président Bush à Hanoï, pour le Forum de coopération économique Asie-Pacifique. Le Vietnam espère se rapprocher d’un accord avec Washington. Le Congrès américain doit voter dans les prochains jours un statut fixant des relations commerciales normales avec Hanoï. NOUVEAUX CHEFS PALESTINIENS Les mouvements palestiniens Fatah et Hamas se sont entendus hier sur le nom du prochain Premier ministre qui prendra la tête d’un cabinet d’union nationale, attendu fin novembre. Il s’agit de Mohammad al-Chbeir, considéré comme un sympathisant du mouvement islamiste Hamas, même s’il n’a jamais appartenu à l’organisation. De son côté, le Conseil révolutionnaire du Fatah a élu, hier soir, Mahmoud Abbas commandant en chef de l’organisation palestinienne, à Ramallah, en Cisjordanie, au poste qu’occupait Yasser Arafat avant sa mort, en novembre 2004. Cette désignation, décidée par vote, vise à donner un nouvel élan au Fatah après sa défaite électorale face au Hamas en janvier. L’OSSÉTIE DU SUD VEUT SON INDÉPENDANCE L’Ossétie du Sud, une région séparatiste de la Géorgie soutenue par la Russie, a voté à 99% en faveur de son indépendance, lors du référendum d’hier. Même s’il ne sera pas reconnu à l’étranger, ce scrutin a aussi désigné un « président » pour cette république autoproclamée indépendante. Edouard Kokoïty, chef sortant de la communauté indépendantiste ossète, a été réélu avec 96% des voix. Cette double initiative n’est pas du goût des Occidentaux qui craignent une déstabilisation du Caucase. OLMERT : RETOUR À WASHINGTON Ils ne s’étaient pas revus depuis la fin de la guerre au Liban. Ehud Olmert devait rencontrer aujourd’hui le président des Etats-Unis, George Bush, à la Maison Blanche. Au menu des discussions, l’Irak, le Proche-Orient ainsi que le programme nucléaire iranien. Hier, le Premier ministre israélien a affirmé qu’il ne s’attendait pas à ce que le résultat des élections parlementaires américaines affecte la politique à l’égard d’Israël. Ces élections ont permis à l’opposition démocrate de remporter les deux Chambres. Cette visite a lieu au moment où se tient la conférence annuelle des communautés juives américaines.
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