Direct Soir n°51 9 nov 2006
Direct Soir n°51 9 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°51 de 9 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Jacques Chirac, va-t-il se représenter ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Jeudi 9 novembre 2006 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW PATRICK TIMSIT Un sympathique emmerdeur Patrick Timsit est à l’affiche de L’emmerdeur. Dans cette pièce de Francis Veber, inspirée du film d’Edouard Molinaro, il est François Pignon, un « boulet » qui bouleverse les plans d’un tueur à gages. Il paraît que vous faites un emmerdeur idéal. J’en suis très content et c’est Francis Veber qui le dit. Reprendre cette pièce après le film ne pouvait d’ailleurs se faire qu’avec le papa de L’emmerdeur. Ce rôle, c’est avant tout une rencontre humaine avec Francis. Et aussi avec Richard Berry, avec qui vous travaillez depuis déjà longtemps. Mes premières expériences de la scène ont eu lieu au théâtre, dans des rôles certes confidentiels, mais c’est essentiellement avec mes oneman shows que j’ai investi les planches. Pour un retour au théâtre, il me fallait vraiment retrouver quelqu’un que j’apprécie, un grand acteur comme Richard. Les rôles que vous aviez dans L’Emmerdeur, dans La crise ou même dans Paparazzi se ressemblent. Vous n’avez pas envie de quelque chose de complètement nouveau ? Quand vous citez ces films-là,effectivement je ne peux pas vous contredire,je suis un boulet,un pot L’exclusion me bouleverse énormément Repères ENGUERANCE de colle,celui par qui les emmerdes arrivent.C’est un de mes emplois.Mais je ne crois pas au contreemploi. Lorsqu’on m’a choisi pour des rôles plus sérieux, c’était aussi parce que j’étais pleinemploi, même s’il s’agissait d’un registre différent. Un peu à l’image de Fanny Ardant dans Pédale douce. Dans Le cousin, dans Passage à l’acte, dans Landru, je n’ai pas cet emploi de boulet. En même temps, je n’accepte pas ces rôles pour lutter contre une étiquette. Vos comédies traitent de sujets plus graves, comme le rejet de l’autre. C’était notamment le cas dans Quasimodo d’El Paris, que vous avez réalisé. Clown gai ou clown triste ? C’est le point de rencontre,ce qui me donne envie de faire un projet. J’aime quand il y a un fond social. L’exclusion me bouleverse énormément, elle est toujours présente, que ce soit dans Quasimodo ou même dans Un Indien dans la ville. On se souvient de votre écart sur scène concernant les trisomiques. Que vous reste-t-il de cet incident ? Je n’ai jamais considéré cela comme un écart. Ce n’est pas vraiment aux comiques de répondre à la question « de quoi peut-on rire ? ». Les personnes qui ont voulu m’attaquer se sont rendu compte que j’étais déjà impliqué dans le J.M.LEROY/CORBIS SYGMA A.DE RUSSE/ABAPRESS milieu associatif. Nous avons donc monté une association ensemble. Mon métier n’est pas de faire souffrir. A ce point, la souffrance empêche toute écoute, il faut donc arrêter et agir. Richard Berry dit de vous que vous êtes « naturellement angoissé ». La scène est-elle une thérapie ? Je ne veux absolument pas mêler les gens à mes angoisses. J’ai horreur des problèmes d’acteur. Sur scène, je ne les partage pas, je les exploite pour faire rire. Sinon le public serait à son tour angoissé ! Il faut les exploiter pour déclencher une autre émotion, celle du rire. C’est dans la sincérité et dans l’émotion que se déclenche le rire. C’est pour ça qu’on se trouve sur la même longueur d’ondes, avec Richard Berry et Francis Veber. D.KOSKAS/AFP PHOTO La scène est-elle un endroit de confidence ? Oui, car on choisit ce qu’on livre au spectateur. Il y a toujours une part d’improvisation mais le reste relève du choix. C’est un endroit merveilleux pour livrer et confier. Sans pour autant faire payer au public ses états d’âme et ses angoisses. Vous avez commencé votre carrière professionnelle dans l’import-export de ratatouille. A quand un film ? (Rires) C’était le rêve américain ! Chaque année, on revenait avec mon pote Fabrice Nataf, l’actuel président d’EMI, avec des idées. L’une d’elles était de vendre du français en exportant la ratatouille. On voyait à travers les Etats-Unis le côté spectacle, divertissement, fast-food et grosse voiture. Etes-vous fier de vos origines algériennes ? Il faut faire attention au mot « fier ». Si la fierté amène au conflit, au mépris ou à la supériorité de l’un sur l’autre, je ne pourrais pas avoir ce mot en bouche. Mais revendiquer mes origines et revendiquer ce que je suis, et le vivre très bien, alors oui ! Humoriste Acteur Réalisateur Il se lance dans le théâtre comique en 1984 avec Les femmes et les enfants à mort au festival d’Avignon. Sa carrière de one-man show décolle vraiment en 1987 avec Patrick Timsit lâche le morceau, puis Timsit vite ! en 1994. PROPOS RECUEILLIS PAR BORIS EHRGOTT ET CAROLINE ITHURBIDE AVEC XAVIER PLASSON PROFIL Patrick Timsit est né à Alger en 1969. Il débarque jeune à Paris où il est un élève moyen. Il est doué pour la tchatche. Sa gouaille le dirige vers le commerce. Son bac en poche, il monte une société d’import-export de ratatouille. Après un passage réussi dans l’immobilier à la tête de sa propre agence, il intègre une troupe de théâtre avant d’être repéré par Gérard Jugnot. Après Une époque formidable de Gérard Jugnot, il incarne Michou, un alcoolique envahissant au côté de Vincent Lindon dans La crise (1992). Acteur comique populaire dans Pédale douce et Un Indien dans la ville, il se dévoile dans Le cousin d’Alain Corneau. Timsit passe derrière la caméra en 1998 avec Quasimodo d’El Paris, une fable moderne, décalée et rock’n roll s’appuyant sur le personnage de Victor Hugo. Il réitère l’expérience en 2002 avec Quelqu’un de bien, suivi de L’Américain.
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