Direct Soir n°50 8 nov 2006
Direct Soir n°50 8 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de 8 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : USA : victoire démocrate Nancy Pelosi à la tête du Congrès

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mercredi 8 novembre 2006 10 ACTU MONDE George W. et Laura Bush descendent du Air Force One, hier à Washington. ÉLECTIONS/Le Sénat introuvable Les résultats de l’élection à la Chambre haute entérinent les évolutions de la vie politique américaine depuis 6 ans. h La seule chose certaine, ce matin, est que la majorité sénatoriale sera au mieux faible, probablement introuvable. Il y a cent sièges au Sénat américain. 47 sont acquis aux démocrates, 49 aux républicains. Les tendances sur le décompte des voix pour les deux derniers postes à pourvoir sont en faveur des démocrates. Cela donnerait une chambre (49-49) parfaitement équilibrée où, deux sénateurs indépendants seront les arbitres. Le premier, Bernie Sanders, élu du Vermont, est pro démocrate. Le second, Joe Lieberman, est un ancien sénateur démocrate, déchu lors des primaires du parti, ancien candidat à la vice-présidence du pays aux côtés d’Al Gore en 2000 et qui incarnait la frange conservatrice des démocrates. Aujourd’hui, il pourrait bien rallier le camp des républicains. S’il fait ce choix, il rend la majorité sénatoriale SAMUEL ROUSSEAU,JEAN-BAPTISTE WERNER J. REED/REUTERS introuvable. Mais il pourrait bien négocier un retour en force au sein de son ancien parti, en briguant notamment une nouvelle candidature à la vice-présidence des Etats-Unis. Avec un taux de participation record de 60% (contre 40% lors des précédentes consultations) pour des élections de mi-mandat, ce scrutin illustre la force du malaise des Américains. En refusant le contrôle total de la première branche du gouvernement aux démocrates, les électeurs désavouent Bush sans vraiment souhaiter l’alternance. Cette nouvelle chambre introuvable est, avant tout, un appel à une conduite moins solitaire des affaires de la nation. Les Etats-Unis se réveillent aujourd’hui avec un président averti, un Congrès fort, mais pas toutpuissant, confié à l’opposition, et sans aucun indice sur la couleur politique du futur successeur de George W. Bush. ÉLECTIONS/Bush ébranlé La sanction des urnes est tombée : la Chambre des représentants est désormais démocrate. L’administration Bush devra donc composer pour gouverner. h Après cinq jours de tournée dans tout le pays pour convaincre les électeurs, George W. Bush est rentré hier soir à la Maison-Blanche pour attendre. Mais ce ne fut pas long, car avant même l’annonce des résultats officiels, la présidence l’a reconnu : républicaine depuis 1994, la Chambre des Représentants a basculé dans le camp démocrate. C’est en faisant de ce scrutin un véritable vote sanction que les libéraux ont assis leur victoire. Pour seulement un tiers des électeurs, les sujets locaux étaient au centre du vote. En tête de leurs préoccupations, la corruption, l’économie, le terrorisme et la guerre en Irak. Plus qu’un plébiscite des idées libérales, c’est donc un désaveu de George W. Bush et de son administration qui est sorti des urnes. Une sanction lourde portée par une participation record. L’administration Bush devra composer avec une majorité démocrate, emmenée par une opposante farouche : Nancy Pelosi. A 66 ans, cette élue de Californie devrait prendre la présidence de la Chambre, devenant le numéro 3 de l’Etat, derrière George Bush et Dick Cheney. Pendant les deux ans de présidence qui lui restent, George W. Bush devra apprendre à composer avec son Congrès. (lire l’analyse de Philippe Labro en page 6) Bill Clinton lors d’un meeting démocrate dans le Michigan, samedi. Au Capitole, la Chambre basse devient démocrate. Keith Ellison, premier candidat noir et musulman en lice. C. OSORIO/AP W. MCNAMEE/GETTY IMAGES/AFP E. MILLER/REUTERS TURQUIE/L’Europe : une longue route Bruxelles dévoile aujourd’hui son bilan de la première année du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE. h La Commission européenne rend aujourd’hui son rapport sur les avancées de la Turquie sur le chemin de la pleine adhésion à l’Union européenne. D’ores et déjà on sait que le bilan sera décevant. Les 25 dénoncent deux blocages principaux. Tout d’abord la question des droits de l’homme et des minorités. Le gouvernement Erdogan a essayé de gagner du temps en annonçant vendredi dernier une énième réforme du code pénal. Mais plus concrètement, un problème urgent se pose avec les rapports entre la Turquie, candidat à l’adhésion, et Chypre qui est déjà membre de l’UE depuis 2004. Le gouvernement d’Ankara refuse toujours d’ouvrir ses ports et aéroports à Chypre dont elle ne reconnaît pas de facto la souveraineté. Pour les commissaires, il s’agit là d’un véritable manquement au protocole d’Ankara sur l’union douanière avec l’UE. Les Chypriotes grecs menacent ainsi régulièrement de poser leur veto à l’adhésion turque. Une menace d’autant plus crédible que le rapporteur pour le dossier turc au Parlement européen a prévenu que si le candidat ne respecte pas ses engagements, cela pourrait entraîner un gel des négociations. Or, à l’heure actuelle, 70% des Turcs disent toujours préférer renoncer à l’adhésion qu’à leur occupation du nord de Chypre. Pour le moment, Bruxelles devrait cependant se contenter d’un carton jaune et ne pas suspendre le processus. Dans ce cas, la responsabilité de couper court ou non au rapprochement avec Ankara reviendra aux 25 chefs d’Etat et de gouvernement qui se réuniront en Finlande pour un sommet européen, à la fin du mois. C. TURKEL/AFP
www.directsoir.net MONDE NICARAGUA/Un air de déjà-vu Daniel Ortega, le leader de la guérilla marxiste, revient au pouvoir, seize ans après l’avoir quitté. h Déjà malmené par les élections mid-terms sur son propre sol, George W. Bush subit un autre revers à l’étranger. Le candidat sandiniste, et ancien chef de la guérilla marxiste, Daniel Ortega, a remporté, dès le premier tour, l’élection présidentielle au Nicaragua. Un affront personnel pour le président américain, car le guérillero avait été combattu par Washington durant la fin de la guerre froide. D’autre part, l’administration de George Bush père avait largement financé la victoire des adversaires d’Ortega lors de l’élection présidentielle de 1990. Mais cette fois-ci, avec 38% des votes, le candidat de gauche s‘est aisément défait de ses poursuivants de droite trop divisés. Pour ce faire, son parti, le Frente sandinista de liberación nacional a promis prospérité et développement. Un programme vague et sensé rassurer les plus pauvres comme les riches. Le futur président a également fait alliance avec l’Eglise de son pays. Une position GAZA/Israël poursuit son opération sans retenue h Tsahal, l’armée israélienne, a poursuivi cette nuit son opération dans la bande de Gaza. 24 heures après le retrait de Beït Hanoun, la ville a connu sa nuit la plus sanglante. De sources palestiniennes, des bombardements ont fait dix-huit morts parmi lesquels des femmes et des enfants. La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a immédiatement « déploré la tragédie ». En Cisjordanie, quatre activistes palestiniens des brigades des martyrs Al-Aqsa, proches du Fatah et un civil auraient été tués près de Djénine, selon les autorités palestiniennes. La réponse du Hamas ne s’est pas fait attendre : l’organisation islamiste a appelé ses forces à reprendre Des supporters de Daniel Ortega à Managua, lundi dernier. opportune pour un Daniel Ortega qui a décrié la religion quand il se présentait, fusil au poing, comme l’un des champions du marxisme en Amérique latine. Avant même l’annonce définitive du succès des sandinistes, les leaders de l’extrême gauche au pouvoir en Bolivie, à Cuba et au Venezuela (respectivement Evo Morales, Fidel Castro et Hugo Chavez) se sont félicités des résultats du scrutin. Hugo Chavez a déjà promis de fournir du pétrole à un tarif préférentiel à son « ami » afin de mettre fin aux coupures d’électricité qui secouent le Nicaragua, et rêve déjà d’une grande alliance de la gauche populiste contre Washington. Mais la baisse du cours du pétrole, la défaite des poulains de Chavez au Mexique, au Pérou et en Equateur, ainsi que les succès de l’autre gauche latine de Lula au Brésil et Michelle Bachelet au Chili devrait inspirer la prudence à Chavez. Comme Bush, il sera bientôt confronté aux urnes, mais contrairement à son ennemi juré, c’est sa propre réélection qui sera en jeu. immédiatement les attentats suicides sur le territoire israélien. Un appel d’autant plus inquiétant qu’un porteparole du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, a lancé un appel similaire. La situation est de plus en plus tendue alors que la communauté internationale refuse toujours de reprendre le même niveau d’aide aux Palestiniens tant que le Hamas n’aura pas accepté de reconnaître les accords signés entre Israël et l’OLP dans les années 1990. Par ailleurs, le Premier ministre palestinien, issu du mouvement islamiste, a annoncé une suspension des discussions sur un gouvernement d’union nationale, en réaction aux attaques de cette nuit. Y. CORTEZ/AFP



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